Menhirs Jean et Jeanne de Kerledan
Les menhirs Jean et Jeanne de Kerledan sont deux menhirs situés à Sauzon, dans le Morbihan.
| Menhirs Jean et Jeanne de Kerledan | ||||
Menhir Jean. | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Type | Menhirs | |||
| Période | Néolithique | |||
| Protection | ||||
| Caractéristiques | ||||
| Dimensions | 3 m (Jean) 3,50 m (Jeanne) |
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| Géographie | ||||
| Coordonnées | 47° 20′ 33″ nord, 3° 13′ 17″ ouest | |||
| Pays | ||||
| Région | Bretagne | |||
| Département | Morbihan | |||
| Commune | Sauzon | |||
| Géolocalisation sur la carte : Belle-Île-en-Mer
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Géolocalisation sur la carte : France
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Localisation
modifierLes menhirs sont situés à l'est du hameau de Kerlédan, le long de la route départementale RD25. Jean est situé à environ 140 m au nord-est du hameau du Petit-Anvorte, et Jeanne est situé à environ 410 m du même hameau[1]. Ils sont eux-mêmes distants l'un de l'autre d'environ 340 m.

Historique
modifierSur la carte de Belle-Île dressée en 1761 par l'ingénieur hydrographe Jean Nicolas Bellin, figurent deux « pierres plantées que l'on croit vestiges d'anciens monuments des Celtes », pratiquement aux confins des trois communes de Bangor, Sauzon et Le Palais. En 1760, les Anglais détruisent en grande partie un tumulus au Runelo pour construire une tour de vigie. Deux menhirs sont alors signalés près de ce tumulus : un premier menhir dénommé « Jean » de 3,60 m de hauteur en schiste rouge et un second menhir dénommé « Jeanne » de 7,90 m de hauteur signalé comme étant constitué d'un bloc de roche qualifiée de « granite », car constituée de gros fragments de quartz et de feldspath, mais ne paraissant pas d'origine locale. En 1770, dans son Recueil d'antiquités dans les Gaules, Félix Le Royer de La Sauvagère représente un menhir du Runelo qui attire l'attention car on soupçonne le bloc qui le constitue de venir du continent. Le menhir se renverse après une fouille conduite à son pied qui l'a déstabilisé et il se brise en deux parties lors de sa chute. Vers 1840, les deux menhirs sont débités pour construire les murs d'une propriété voisine à Kersantel[2].
Les deux menhirs actuellement connus sous les noms de Jean et Jeanne correspondent donc à deux autres menhirs qui ont été ultérieurement baptisés ainsi par les cartographes. Ils sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 17 février 1943[3].
Description
modifierJean est un bloc de pierre mesurant environ 3 m de hauteur à section quadrangulaire et Jeanne est constitué d'un bloc d'environ 3,50 m de hauteur avec une face d‟arrachement bien visible[4].
Notes et références
modifier- ↑ Distances vérifiées sur Géoportail
- ↑ « Le déplacement des mégalithes extraordinaires sur le littoral morbihannais. Modèles d’embarcations et questions relatives à la navigation atlantique dès le Ve millénaire av. J.-C. », dans Serge Cassen, Cyrille Chaigneau, Laurent Lescop, Guirre Querré, Jean-Marc Rousset, Valentin Grimaud, Emmanuelle Vigier, La maritimisation du monde de la Préhistoire à nos jours, Paris, Presses de l'université Paris-Sorbonne, (ISBN 979-10-231-0552-0), p. 259-264
- ↑ « Menhirs Jean et Jeanne de Kerledan », notice no PA00091735, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Philippe Gouézin, Structures funéraires et pierres dressées : Analyses architecturales et spatiales, mégalithes du département du Morbihan (Thèse de doctorat), Rennes, , 1039 p., p. 822