Mersekhemrê Neferhotep

pharaon égyptien

Mersekhemrê Neferhotep II est un roi de la XIIIe dynastie. Le lien entre Mersekhemrê Ined et lui est inconnu. Peut-être sont-ils le même roi.

Mersekhemrê Neferhotep II
Image illustrative de l’article Mersekhemrê Neferhotep
Statue de Mersekhemrê Neferhotep II, Musée égyptien du Caire (CG 42024).
Période Deuxième Période intermédiaire
Dynastie XIIIe dynastie
Fonction principale roi
Prédécesseur peut-être Sânkhenrê Souadjetou
Successeur peut-être Souadjkarê Hori

Attestations

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Les seules attestations contemporaines du roi sont deux statues royales qui ont été découvertes par Georges Legrain en 1903 dans la Cachette de Karnak et se trouvent maintenant au Musée égyptien du Caire, CG 42023 et CG 42024[1],[2],[3],[4].

Statue de Mersekhemrê Neferhotep II, Musée égyptien du Caire (CG 42023).

Une statuette conservée à Los Angeles (CMA M.71.73.51) conserve le nom de Nesout-bity Mersekhemrê, mais il pourrait s'agir d'un faux moderne[4].

Enfin, trois objets datés de la XIIIe dynastie inscrits au nom de Neferhotep pourraient appartenir à ce roi tout comme à Khâsekhemrê Neferhotep[5],[4] :

Attestations ultérieures

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Un nom Mersekhemrê Ined est mentionné à la position 8.6 du Canon royal de Turin, qui le crédite d'un règne de « 3 ans, 1 à 4 mois et 1 jour » ; s'il s'agit du même roi que Mersekhemrê Neferhotep, alors ce document fait de lui le successeur de Sânkhenrê Souadjetou et le prédécesseur de Souadjkarê Hori[6],[7].

Un nom Mersekhemrê figure à la position 41 dans la liste de Karnak, soit ce nom se rapporte à ce souverain, soit à Mersekhemrê Ined, à moins qu'il ne s'agisse d'un seul et même souverain[8],[9].

Identité

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L'identité de Mersekhemrê Ined par rapport à Mersekhemrê Neferhotep II n'est pas consensuelle parmi les chercheurs. Les égyptologues Jürgen von Beckerath, Detlef Franke, Jacques Kinnaer, Rolf Krauss, Donald B. Redford, Claude Vandersleyen et Julien Siesse concluent que Mersekhemrê Ined du Canon royal de Turin et Mersekhemrê Neferhotep sont une seule et même personne[10],[11],[12],[13]. En revanche, Kim Ryholt voit dans ces documents les références à deux souverains distincts portant le même nom de Nesout-bity, comme ça serait le cas de Merhoteprê Sobekhotep V et Merhoteprê Ini Ier. Ryholt place plutôt Mersekhemrê Neferhotep tout à la fin de la dynastie[8].

Titulature

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Notes et références

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  1. La cachette de Karnak cachette sur l'Institut français d'archéologie orientale, CG 42023
  2. La cachette de Karnak cachette sur l'Institut français d'archéologie orientale, CG 42024
  3. Ryholt 1997, p. 358-359.
  4. 1 2 3 Siesse 2019, p. 393.
  5. Ryholt 1997, p. 400-401.
  6. Ryholt 1997, p. 73 & 192.
  7. Siesse 2019, p. 28 et 65.
  8. 1 2 Ryholt 1997, p. 71 & 192.
  9. Siesse 2019, p. 34.
  10. von Beckerath 1964, p. 60.
  11. von Beckerath 1999, p. 98-99.
  12. Vandersleyen 1995, p. 142-143 et 661.
  13. Siesse 2019, p. 65 et 393.

Bibliographie

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  • (en) K. S. B. Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, c. 1800–1550 BC, Copenhague, Museum Tusculanum Press, , 463 p. (ISBN 87-7289-421-0, lire en ligne) ;
  • Julien Siesse, La XIIIe dynastie : Histoire de la fin du Moyen Empire égyptien, Paris, Sorbonne Université Presses, coll. « Passé Présent », (ISBN 9791023105674) ;
  • Jürgen von Beckerath, Untersuchungen zur politischen Geschichte der zweiten Zwischenzeit in Ägypten, vol. XIII, 30, Glückstadt,  ;
  • (de) Jürgen von Beckerath, Handbuch der Agyptischen Konigsnamen, Mayence, Éditions Philipp von Zabern, coll. « Münchner Ägyptologische Studien (MÄS) » (no 49), , 2e éd. (1re éd. 1984), 314 p. (ISBN 3-8053-2591-6, lire en ligne) ;
  • Claude Vandersleyen, L'Égypte et la Vallée du Nil : De la fin de l'Ancien Empire à la fin du Nouvel Empire, t. 2, Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio », , 710 p. (ISBN 978-2130465522).