Mes Chaussettes Rouges
Mes Chaussettes Rouges est une entreprise française spécialisée dans la vente et la fabrication de chaussettes haut de gamme, fondée en 2009 par Vincent Metzger et Jacques Tiberghien. D'abord distributeur en ligne de marques italiennes et françaises, l'entreprise a progressivement développé sa propre production, notamment sous la marque Mazarin[1],[2].
| Mes Chaussettes Rouges | |
| Création | 2009 |
|---|---|
| Fondateurs | Vincent Metzger et Jacques Tiberghien |
| Forme juridique | Société à responsabilité limitée |
| Siège social | Paris |
| Produits | Chaussettes, mi-bas, accessoires |
| Chiffre d'affaires | 2 millions d'euros (2019) [1] |
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Histoire
modifierCréation
modifierL'entreprise est fondée en 2009 par Vincent Metzger et Jacques Tiberghien, qui se sont rencontrés en classe préparatoire. L'idée trouve son origine dans les chaussettes rouges portées par Édouard Balladur lors de la campagne présidentielle de 1995 : il s'agissait de chaussettes du tailleur romain Gammarelli, fournisseur des ecclésiastiques du Vatican depuis 1798, alors introuvables en France[3].
Les deux associés obtiennent de la maison Gammarelli un accord de distribution de ses chaussettes, d'abord pour la France, puis étendu à l'international. Le site de vente en ligne est lancé en 2009 et le catalogue s'élargit ensuite à d'autres fabricants, parmi lesquels les maisons italiennes Bresciani et Gallo[2],[4].
Développement
modifierEn 2013, l'entreprise ouvre une première boutique rue César-Franck, dans le 15e arrondissement de Paris[2].
Vers 2014, les fondateurs reprennent l'activité chaussettes de la marque Mazarin, connue pour son « vert académicien », qui devient la marque propre de l'entreprise[4].
En novembre 2016, la victoire de François Fillon à la primaire de la droite entraîne un pic de ventes des chaussettes rouges commercialisées par l'entreprise, le candidat étant connu pour en porter ; ce phénomène est relevé par la presse sous le nom d'« effet Fillon »[3].
La même année, l'entreprise acquiert la marque américaine de chaussettes haut de gamme William Abraham, sa première acquisition[5].
En 2019, l'entreprise inaugure, accolé à sa boutique parisienne, un atelier de tricotage ouvert au public et équipé d'une machine à tricoter importée d'Italie, permettant la fabrication de chaussettes sur mesure, une offre présentée comme unique en Europe[6],[4]. Cette évolution, du statut de revendeur vers celui de fabricant, s'accompagne du développement de sa marque propre, Mazarin[1].
Activité
modifierMes Chaussettes Rouges distribue des chaussettes de plusieurs fabricants européens (Gammarelli, Bresciani, Gallo) et produit sa propre marque, Mazarin, fabriquée en Italie[1],[4].
En 2019, l'entreprise réalise 80 % de ses ventes en ligne et 20 % via sa boutique parisienne ; 60 % de ses ventes sont réalisées avec une clientèle étrangère, principalement américaine et britannique[2],[4]. Elle dispose d'un centre logistique dans les Yvelines[4].
Données économiques
modifierEn 2019, l'entreprise emploie 5 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 2 millions d'euros[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Valérie Xandry, « Mes Chaussettes Rouges, de revendeur d'exception à artisan », Challenges, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 Valérie Leboucq, « Mes Chaussettes Rouges : de la Toile à la boutique-atelier », Les Échos, (lire en ligne)
- 1 2 Christophe Forcari, « L'effet Fillon, déjà dans les chaussettes rouges », Libération, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 Alexis Chenu, « Mes chaussettes rouges ouvrent un atelier de tricotage à Paris », FashionNetwork,
- ↑ Valérie Leboucq, « Mes Chaussettes Rouges s'empare de William Abraham », Les Echos, (lire en ligne)
- ↑ Frédéric Brun, « La maison Mes Chaussettes Rouges innove avec une offre unique en Europe », Le Figaro, (lire en ligne)
