Michael Koth

politicien allemand

 Michael Koth, né le , est un journaliste et militant national-bolchevik allemand, partisan de la Corée du Nord et défenseur de la stratégie politique de Querfront[1],[2].

Michael Koth
Michael Koth (à droite) lors d'un rassemblement de la Kampfbund Deutscher Sozialisten.
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Socialist Unity Party of West Berlin (en)
Parti communiste d'Allemagne/Marxistes-léninistesVoir et modifier les données sur Wikidata

Il fut membre de plusieurs partis communistes avant de devenir le dirigeant du Parti ouvrier d'Allemagne. Koth devint ensuite membre fondateur du Kampfbund Deutscher Sozialisten, une organisation néonazie allemande qui visait à unir l'extrême gauche et l'extrême droite[1],[3].

Biographie

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Né en 1955 à Berlin-Steglitz, Michael Koth entre jeune en contact avec la section ouest-berlinoise de la Jeunesse libre allemande (FDJ) par l'intermédiaire de ses amis, qu'il a rejointe le . Après que ses parents anticommunistes ont découvert que Koth avait rejoint une organisation alignée sur la RDA, les tensions au sein du foyer se sont accrues, ce qui a finalement conduit Koth à quitter la maison de ses parents à l'âge de 16 ans[4]. Koth termine par la suite son apprentissage à la Deutsche Reichsbahn (devenue plus tard le S-Bahn de Berlin), pour laquelle il a continué à travailler jusqu'à son licenciement en raison de son appartenance au parti d'extrême droite Kampfbund Deutscher Sozialisten en [1],[4],[5].

De retour d'un voyage d'affaires avec la Deutsche Reichsbahn à Tirana, au cours duquel la frontière interallemande fut ouverte, Koth rendit visite à plusieurs anciens hauts responsables du régime est-allemand, dont Erich Honecker, Heinz Keßler et Erich Mielke[4]. Koth affirma plus tard avoir été le dernier à rendre visite à Honecker et sa femme avant leur fuite d'Allemagne.

Carrière politique

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Koth a rejoint le Parti socialiste unifié de Berlin-Ouest en 1971, où il a rencontré plus tard sa première épouse lors d'une réunion FDJ en 1974[4]. Après avoir été expulsé du SEW en 1979, Koth a rejoint le KPD/ML, où il est devenu chef du secteur de Berlin-Ouest. Après la fusion du KPD/ML avec le VSP et le GIM en 1986, Koth scinde sa faction du KPD/ML pour former un parti indépendant portant le même nom, qu'il prétendait être le successeur légitime du KPD/ML. Ce groupe a ensuite rejoint le KPD-Ost en , ce qui a permis à Koth d'être admis au Comité central du parti[6],[7],[8]. Après avoir été exclu du KPD-Ost à l'été 1995 en raison de ses liens croissants avec des personnalités nationalistes et d'extrême droite, Koth a commencé à se qualifier de « national-communiste » et a adopté l'idéologie du Juche promue par le régime Nord-Coréen. Il a ensuite fondé le Parti des travailleurs d'Allemagne (PTD) en 1995, qu'il a dirigé jusqu'à sa dissolution en 1998[1],[4],[3].

Le , Koth a été invité au congrès du NPD à Passau, où son parti, le PTD, tenait un stand d'information[9]. Koth a également aidé le NPD à nouer des contacts avec la Corée du Nord. Par exemple, en 1998, son PdAD et une délégation du NPD ont été invités par l'ambassadeur Ri San Yu à assister à un événement organisé par l'Ambassade de Corée du Nord à Berlin[10]. Une autre délégation du NPD a accompagné Koth lors d'un voyage à Pyongyang[1].

Koth était l'un des membres fondateurs du Kampfbund Deutscher Sozialisten, une organisation visant à unir l'extrême gauche et l'extrême droite par le biais de la stratégie Querfront[1],[2],[8],[11]. Fort de son expérience en politique dans les milieux de gauche et de son engagement anti-impérialiste, il devint l'une des figures emblématiques du KDS, largement considéré comme une organisation néonazie comptant peu de militants de gauche capables de mettre en œuvre efficacement la stratégie Querfront[12],[11]. Koth fut nommé chef (Gausekretär) de la section berlinoise/brandebourgeoise du KDS[13],[14],[15]. Il était également chargé de la gestion des publications du KDS, notamment ses journaux et, surtout, sa chaîne YouTube « Der Rot-Braune Kanal » (La chaîne rouge brune), qu'il continua d'animer même après la dissolution du KDS[6],[12],[16].

Après la dissolution du KDS, Koth a fondé la Plateforme anti-impérialiste (Antiimperialistische Plattform), un groupe pro- Corée du Nord à Berlin[17],[18].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Michael Koth » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 6 Handbuch Rechtsradikalismus: Personen — Organisationen — Netzwerke vom Neonazismus bis in die Mitte der Gesellschaft, Springer-Verlag, (ISBN 9783322975591)
  2. 1 2 (de) Bozic, « Verquere Welt » [archive], jungle.world (consulté le )
  3. 1 2 « KDS 03 » [archive du ], (consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 (de) Archivar, « Feinde von Einst… – Michael Koth referierte in Dresden » [archive du ], Netzwerkmitte Archiv, (consulté le )
  5. ↑ « Neonazi-Mitarbeiter bei S-Bahn unerwünscht | Antifa Infoblatt » [archive du ], www.antifainfoblatt.de (consulté le )
  6. 1 2 (de) « Neonazis und Friedensaktivisten, die Nordkorea lieben » [archive du ], Vice.com, (consulté le )
  7. ↑ « Verfassungsschutzbericht Sachsen-Anhalt 1994 » [archive du ]
  8. 1 2 « Verfassungsschutzbericht 1999 » [archive du ]
  9. ↑ « Links? Rechts? - Revolutionär! Von Hugin und Munin » [archive du ], www.trend.infopartisan.net (consulté le )
  10. ↑ (en-US) NK, « Koth's Bipartisan Push for the Third Position | Daily NK » [archive du ], (consulté le )
  11. 1 2 « Aktuelle Meldung: "Kampfbund Deutscher Sozialisten" (KDS) löst sich auf - Berlin.de » [archive du ], (consulté le )
  12. 1 2 Axel Reitz, Ich war der Hitler von Köln: Mein Weg aus der Neonaziszene und wie Extremismus effektiv bekämpft werden kann – ein Aussteigerbericht, FinanzBuch Verlag, (ISBN 9783986092795)
  13. ↑ (de) « Berlin: Berlin wird zum Treffpunkt von Extremisten », Der Tagesspiegel Online,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. ↑ « redok - Aufgelöste Querfront » [archive du ], (consulté le )
  15. ↑ « Verfassungsschutzbericht Brandenburg 2003 » [archive du ]
  16. ↑ « Verfassungsschutzbericht Brandenburg 2000 » [archive du ]
  17. ↑ (de) Mensah-Schramm, « Querfront-Kundgebung am 1. Mai in Frankfurt (Oder) ohne Gegenprotest » [archive du ], Inforiot, (consulté le )
  18. ↑ (de) Marina Mai, « Egon Krenz auf Buchtour: Zu Gast bei rechten Freunden », Die Tageszeitung: taz,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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