Milices nationales révolutionnaires

Les milices nationales révolutionnaires (espagnol : Milicias Nacionales Revolucionarias, MNR) étaient une organisation paramilitaire créée le à Cuba, dans le but de garantir le contrôle de la population et de défendre l'île contre la menace d'invasion, notamment des États-Unis, de protéger les points stratégiques du territoire cubain et de neutraliser les groupes dissidents internes[1],[2].

Milices nationales révolutionnaires
Image illustrative de l’article Milices nationales révolutionnaires
Ramiro Valdés Menéndez et les milices nationales révolutionnaires (MNR).

Création
Activité 1959-1980
Dissolution
Pays Drapeau de Cuba Cuba
Allégeance MINFAR
Branche Forces armées révolutionnaires
Type Réserve militaire
Rôle Guerre populaire
Effectif 500 000
Garnison La Havane
Guerres Débarquement de la baie des Cochons
Rébellion de l'Escambray
Commandant historique Ramiro Valdés

Histoire

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Les milices nationales révolutionnaires (MNR) furent créées par Fidel Castro le , dans le but de constituer une force armée civile chargée de défendre le nouveau système et le processus de changement, ainsi que de protéger le pays en cas d'invasion étrangère[1]. Leur prédécesseur immédiat était Los Malagones, une milice qui protégeait les ouvriers de la vallée de Santo Tomás, où se trouvait la coopérative Moncada. Ils combattirent et capturèrent le groupe rebelle de Cabo Luis Lara Crespo.

Les MNR étaient subordonnées au MINFAR et chargées de la défense du pays. Elles étaient initialement organisées par secteurs sociaux : milices ouvrières, paysannes et étudiantes[1]. Ces détachements ont reçu des cours d'infanterie et d'armes, ainsi que des missions de surveillance des lieux de travail et des objectifs prioritaires. En , moins de cinq mois après la création des MNR, environ un demi-million d’hommes et de femmes étaient enrôlés dans leurs rangs[1].

Invasion de la plage de Girón

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Au début des années 1960, les tensions entre les États-Unis et Cuba s'intensifièrent, atteignant leur paroxysme lors du débarquement de la baie des Cochons[1],[2]. La MNR joua un rôle actif lors du débarquement, résistant à l'assaut et subissant de lourdes pertes. Par la suite, l'offensive se poursuivit sans relâche le long de toutes les voies d'accès à la tête de pont occupée par les envahisseurs[3]. Les membres de la MNR constituaient la majorité des troupes d'infanterie et la totalité des batteries d'artillerie terrestre et antiaérienne engagées dans la bataille. Avec les colonnes de combat spéciales, les unités blindées et le bataillon de la Police nationale révolutionnaire (PNR), dont les combattants provenaient de l'Armée de terre, subirent la majorité des pertes (environ 2 000 miliciens tués et blessés)[4],[5].

Autres actions

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Des miliciens loyalistes avec un rebelle capturé lors de la rébellion d'Escambray.

Son action majeure suivante fut la lutte contre la rébellion d'Escambray.

Le , lors de la procession de la marraine de Cuba, la Bienheureuse Vierge de la Charité d'El Cobre, des miliciens ont attaqué des manifestants à coups de bâtons et de fusillades, entraînant la mort du jeune catholique Arnaldo Socorro. La même année, des miliciens ont tiré sur l'ambassade d'Uruguay, blessant un exilé politique[2].

Voir aussi

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 (es) Rédaction, « Milicias Nacionales Revolucionarias: Tradición de combate y de victorias », Ministerio de Educación de la República de Cuba, (consulté le )
  2. 1 2 3 (es) Deny Extremera San Martín, « Hace 60 años en Cuba: Un ejército con todos los brazos del pueblo », Cubadebate, (consulté le )
  3. (es) José Carlos Cueto, « Cómo se gestó y fracasó la invasión de Bahía de Cochinos en Cuba hace 60 años », BBC News (consulté le )
  4. (es) Carlos Hernández-Echevarría, « Bahía de Cochinos, el fracaso de la CIA que apuntaló a Castro », La Vanguardia, (consulté le )
  5. (es) Redação, « Evoca presidente de Cuba creación de milicias revolucionarias », Prensa Latina, (consulté le )