Miloud Chaâbi
Miloud Chaâbi, né le près d'Essaouira et mort le à Hambourg, est un homme d'affaires et homme politique marocain.
| Membre de la Chambre des représentants du Maroc | |
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| Naissance | Région d'Essaouira |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Enfants |
Mohamed Chaâbi Chafik Chaâbi Fayçal Chaâbi Faouzi Chaâbi Asma Chaâbi Mohssine Chaâbi Omar Chaâbi Youssef Chaâbi |
| Partis politiques |
Parti du progrès et du socialisme (jusqu'en ) Parti de l'environnement et du développement durable (à partir de ) Parti de l'Istiqlal |
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Fondateur de Ynna Holding, il est célèbre au Maroc pour son enfance pauvre suivie de la constitution d'une immense fortune[1],[2],[3].
Biographie
modifierOrigines
modifierMiloud Chaâbi naît le 15 septembre 1930 près d'Essaouira dans une famille berbère pauvre. Il voit mourir de faim un de ses petits frères et, pour des raisons économiques, sa sœur est mariée à un cousin « moche » pour une dot de 16 brebis, dont on lui donne la charge. Il a 12 ans. Une nuit, un loup dévore une des brebis. Craignant le courroux de son père, il s'enfuit de la maison et vagabonde pendant plusieurs années, pendant lesquelles il enchaîne les petits métiers, avant de parvenir à Kénitra où il devient maçon. C'est là qu'en 1948, à peine âgé de 18 ans, il crée sa première entreprise de construction[1].
Parcours.
modifierDès les années 1970, il investit en Libye, en Égypte, en Tunisie, au Sénégal, au Mali, en Mauritanie et en Côte d’Ivoire en lançant des projets immobiliers, en remportant de gros marchés de travaux publics ou en installant des unités industrielles.
Il est le fondateur et le patron de Ynna Holding, et est devenu une figure incontournable du capitalisme marocain[4].
Sur le plan politique, ses engagements ont été inconstants, voire contradictoires. Il a rejoint au début des années 1980 l’Union constitutionnelle, le parti plutôt conservateur de son ami Maâti Bouabid. Il s’encartera par la suite dans le parti de l’Istiqlal, puis au Parti du progrès et du socialisme (sans jamais épouser l'idée du communisme), à la mémoire de son ancien ami Ali Yata. Il s'est également rapproché des islamistes du PJD[5].
Il meurt à Hambourg d'une crise cardiaque le , à l'âge de 85 ans.
Valeurs
modifierHomme d'affaires dur, il est connu pour être intransigeant sur ses valeurs.
Au début des années 70, il construit à Essaouira un campus universitaire, qu’il veut rattacher à une faculté Islamique. Les autorités, inquiètes, refusent le projet. « L’idée de mon père était d’y dispenser un enseignement religieux, mais également commercial et financier. Il voulait qu’on y forme des théologiens qui soient aussi compétents dans les domaines de la finance et du commerce », explique son fils Omar
En 2002, il remporte un siège au parlement en tant que député d'Essaouira. Un de ses objectifs est d'interdire la vente d'alcool au Maroc[6]. Sa chaîne d'hypermarchés Aswak Assalam n'en vend pas, ni sa chaîne d'hôtels.
Famille
modifierMarié à Mama Tajmouati, il est le père de huit enfants : Mohamed, Chafiq, Omar, Fayçal, Mohcine, Asmaa et Faouzi, Youssef. Trois ont été actifs en politique : Mohcine, Asmaa et Faouzi.
En 1994, un de ses fils meurt dans le crash du vol Royal Air Maroc 630, à la suite du suicide du commandant de bord.
Notes et références
modifier- 1 2 « Miloud Chaabi. Le berger qui a décroché la lune », sur TelQuel,
- ↑ Kenza Filali, « L'Heritage de l'Haj Miloud Chaabi », sur Le Desk,
- ↑ Mehdi Michbal, « Les secrets du succès des Chaabi », sur Jeune Afrique,
- ↑ « Miloud Chaâbi, sixième homme le plus riche d’Afrique », sur bladi.net, 22 novembre 2011.
- ↑ « Maroc : Miloud Chaâbi, le milliardaire autodidacte, est décédé – Jeune Afrique », sur Jeune Afrique (consulté le ).
- ↑ « Miloud Chaâbi contre la vente de l’alcool », sur Aujourdhui le Maroc,
Annexes
modifierBibliographie
modifier- « Les 50 personnalités qui font le Maroc : Miloud Chaâbi. 84 ans, PDG d'Ynna Holding-Groupe Chaâbi », Jeune Afrique, no 2545-2546, du 18 au , p. 41