Miquel Adlert
Miquel Adlert i Noguerol, né à Paterna (province de Valence) en 1911 et mort à Valence en 1988, est un écrivain espagnol valencianiste.
Biographie
modifierMembre de la haute bourgeoisie et avec de profondes convictions chrétiennes, il étudie le Droit à l'université de Valence[1],[2]. En 1935 il fonde et devient secrétaire d'Acció Nacionalista Valenciana (ANV)[1],[2]. Il tente de reconstituer le parti en tant que part intégrante du Movimiento Nacional, tout en établissant des contacts avec des membres de la Lliga catalana et de l'UDC, mais il est dissous en 1940 sur ordre du gouvernement franquiste[réf. nécessaire].
Après la guerre civile il devient l'un des dirigeants de l'institution Lo Rat Penat[2].
En 1944 il fonde à Valence avec Xavier Casp Editorial Torre, qui fait connaître une grande partie des écrivains valenciens d'après-guerre, ainsi que la revue Esclat en 1948, dont Joan Fuster lui-même[3],[2],[4]. Néanmoins, les tensions avec ce dernier remontent à cette même année[5].
Pendant le franquisme, il est juge à Morella (Castellón)[6],[2].
En 1956 il commence à manifester son opposition aux nouvelles idées défendues par le jeune Joan Fuster, débouchant sur une rupture définitive après la publication de l'influent essai de ce dernier, Nosaltres, els valencians, en 1962, dans un contexte de rivalités éditoriales[2],[7],[8].
Au début des années 1970, Comme Casp il se rapproche de positions anticatalanistes et blavéristes[3], prônant désormais le sécessionnisme linguistique entre valencien et catalan[1], rejette l'expression de Pays catalans défendue par Fuster et revendique les institutions de l'ancien royaume de Valence comme symbole identitaire fort et à reconquérir[2]. Il met en particulier en avant Francesc de Vinatea comme personnalité phare de l'identité valencienne.
Après la fin du franquisme, le processus de transition démocratique étant lancé, il devient une figure de référence du mouvement blavériste[1],[2],[4], notamment en participant à l'élaboration des Normes del Puig, normes sécessionnistes défendues par la Real Acadèmia de Cultura Valenciana.
Il meurt à Valence en 1988[1]. Peu de temps auparavant, il fait don de sa bibliothèque personnelle à Lo Rat Penat[2],[9].
Œuvres
modifier- I la pau (1953)
- El salze a la sendera (1953)
- Cor al nu (1956)
- En defensa de la llengua valenciana (1977)
- De la meua catacumba (1984)
- El compromis de Casp, qüestio juridica (1984)
- Del periodisme meu (1984)
Références
modifier- 1 2 3 4 5 Piqueras et Paniagua 2006, p. 5.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (ca) Maria Àngels Alcolea i Campos, « Miquel Adlert i Noguerol »
, sur Memòria Valencianista, Fundació Josep Pla (consulté le ) - 1 2 (ca) « Miquel Adlert i Noguerol »
, sur Gran Enciclopèdia Catalana (consulté le ) - 1 2 (es) Francesc Burguera, « La irresponsabilidad de Casp y Adlert », El País, (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Llop et Tormo 2022, p. 27-28.
- ↑ Bello 1988, p. 148.
- ↑ Llop et Tormo 2022, p. 19.
- ↑ Llop et Tormo 2022, p. 25.
- ↑ (es) Federico Martínez Roda, « Miquel Adlert: la excepción nacionalista », Las Provincias, (lire en ligne)
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (ca) Vicent Bello, La Pesta blava, Valence, Edicions 3i4, , 331 p. (ISBN 84-7502-228-6).

- (ca) Santi Cortés Carreres (préf. Josep Benet), València sota el règim franquista (1939-1951) : Instrumentalització, repressió i resistència cultural, Valence / Barcelone, Institut de filologia valenciana / Publicacions de l'Abadia de Montserrat, coll. « Biblioteca Sanchis Guarner », , 378 p. (ISBN 84-7826-599-6)
- (ca) Guillem Llop et Joana Tormo, Quan ens dèiem País: La preautonomia valenciana, Valence, Institució Alfons el Magnànim, , 2e éd. (1re éd. 2013), 243 p. (ISBN 978-84-7822-942-0)
- (es) José Antonio Piqueras et Javier Paniagua, Diccionario biográfico de políticos valencianos 1810-2005, Valence, Institució Alfons el Magnànim/Fundación Instituto de Historia Social, , 586 p. (ISBN 978-84-95484-80-2, lire en ligne), p. 5.
