Mohamed Benboujida
Mohamed Benboujida (en arabe : محمد بنبوجيدة), né le à Fès et mort le , est un avocat marocain, bâtonnier de l'ordre des avocats de Fès. Militant du Mouvement national marocain sous le protectorat, il fait partie en 1966 des avocats d'Ahmed Dlimi lors du procès de l'affaire Ben Barka à Paris.
| Naissance | |
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| Décès |
(à 88 ans) Fès |
| Nom dans la langue maternelle |
محمد بنبوجيدة ou محمد ابن بوجيدة |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
| Mouvement |
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Défense d'Ahmed Dlimi dans l'affaire Ben Barka (1966-1967) |
Biographie
modifierFormation et engagement nationaliste
modifierMohamed Benboujida effectue ses études primaires et secondaires à Fès[1]. Engagé très tôt dans le mouvement nationaliste, il est à plusieurs occasions interpellé par les autorités coloniales françaises en raison de ses activités de résistance[1].
Il poursuit des études supérieures de droit à la faculté de Bordeaux, où il a notamment pour camarades de promotion le futur roi Hassan II et le futur Premier ministre Ahmed Osman[1]. Il obtient une licence de philosophie à Faculté des lettres de Paris (La Sorbonne), puis une licence d’histoire à l'Institut d'études politiques de Paris plus communément appelé Sciences Po ou Sciences Po Paris[1].
Carrière d'avocat
modifierDe retour au Maroc, il s'inscrit au barreau de Fès, où il finit par devenir bâtonnier de l’ordre des avocats[1].
Affaire Ben Barka
modifierEn 1966, lors du procès de l'enlèvement de Mehdi Ben Barka devant la cour d'assises de la Seine, il figure parmi les avocats d'Ahmed Dlimi, alors chef de la Sûreté nationale marocaine, aux côtés notamment de François Gibault et d'Albert Naud[2].
Sahara occidental
modifierIl participe à la défense de la position marocaine sur le Sahara occidental dans la procédure engagée en 1974 devant la Cour internationale de justice[1].
Mort et hommages
modifierMohamed Benboujida meurt le 21 octobre 2019, alors doyen du barreau de Fès ; il est inhumé le jour même au cimetière de Bab Ftouh à Fès[1]. L'ancien bâtonnier de Fès Driss Chater, ancien président de l'Union internationale des avocats, le décrit alors comme une référence pour la profession[1]. Il était marié et père de quatre enfants[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Noureddine Jouhari, « Décès de Me Mohamed Benboujida, avocat, 89 ans », Maroc Hebdo, (lire en ligne).
- ↑ Jean-Marc Théolleyre, « Dlimi tente d'expliquer comment il a pu séjourner à Paris le 30 octobre 1965 sans être mêlé à l'affaire Ben Barka », Le Monde, (lire en ligne).
