Mohammad Hossein Shahryar

poète iranien (1906–1988)
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Mohammad Hossein Behjat Tabrizi (محمدحسین بهجت تبریزی), dont le nom de plume est Shahriyār (شهریار), né le à Tabriz et mort le à Téhéran, est un poète iranien.

Mohammad Hossein Behjat Tabrizi
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
TéhéranVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
سید محمدحسین بهجت شهریار ou سید محمدحسین بهجت تبریزیVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
signature de Mohammad Hossein Shahryar
Signature.
Tombe de Shahriyār au Mausolée des poètes, à Tabriz.

Biographie

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Né en 1905 à Khushnâb, village voisin de Tabriz, dans un famille de sayyid[1], il suit toute son école primaire à la maison, avec pour maître son père, qui était avocat. Le Divan d'Hafez le passionne, et il l'étudie sous la supervision de son père.

Il a suivi sa première scolarité formelle à l'école secondaire Motahari à Tabriz, puis à l'école Dar-ol Fonoun de Téhéran, où il commence des étude de médecine, qu'il abandonne juste avant le diplôme pour aller dans le Khorassan, à un moment où il tombe amoureux. Là-bas, il devient fonctionnaire pour le gouvernement[1]. Après quelque temps, il retourne à Téhéran, où il est employé pendant de nombreuses années à la Banque agricole. Il mène alors une vie sobre et retirée, consacrée principalement à la poésie et au mysticisme[1].

Il publie ses premiers poèmes sous le nom de Behjat puis adopte celui de Shahriyār, nom tiré du Divan de Hafez, qui fut son grand modèle en tant qu'auteur de ghazals[1]. Il connaît très vite le succès, et un recueil qu'il publie en 1931 est accompagné d'introductions d'auteurs influents comme M.T. Bahar et Saïd Nafisi. Son Diwan sera régulièrement republiée dans des éditions augmentées[1].

Il se marie dans les années 1950 et retourne vivre à Tabriz[1]. Il meurt le à l'hôpital de Téhéran[1].

Carrière littéraire

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Ayant étudié le Divan de Hafez depuis son plus jeune âge, il a développé un intérêt marqué pour ce chef-d'œuvre. Peu à peu, il a découvert son propre talent, ses sensations et sentiments qui lui permettaient de composer ses propres poèmes. Son travail s'est d'abord révélé par la composition de poèmes tragiques. Les années passant, il a composé de très nombreux poèmes, jusqu'à ce qu'il réussisse finalement à publier un recueil de poèmes de littérature persane contemporaine.

Son premier poème, composé à l'âge de sept ans, était en langue azérie ; le deuxième, écrit à neuf ans, en persan. Il a peut-être essayé de composer une autobiographie sous la forme de poèmes, puisque le lecteur peut retracer la biographie de Shahriyâr en lisant son divan. Nombre de ces souvenirs, tout à la fois amers et tendres, se retrouvent dans ses livres, Hazyan Del, Heydar Babaya Salam (en), Mumia'ii et Fable de la nuit. Il a aussi écrit un recueil de poèmes épiques intitulé Takht-e Jamshid (Persépolis, en persan) qui révèle l'imagination fertile du poète. Shahriyâr a composé ses poèmes en utilisant diverses formes: des quatrains, des couplets, des odes et des élégies.

Heydar Baba, composé en azéri et plus tard traduit en persan est considéré comme un de ses travaux majeurs. En fait, ce n'est pas seulement son meilleur livre, mais aussi le recueil de poésie turque azérie le plus intéressant jamais publié par un Iranien. Le livre a longtemps été parmi les plus vendus d'Iran. « Heydar Baba » est le nom d'une montagne où le poète a passé une partie de son enfance.

Shahriyār jouait aussi très bien du seh târ (instrument de musique iranien à trois (seh) ou quatre cordes, dont la sonorité est pareille au sitar) et avait un intérêt marqué pour la musique. Il était aussi calligraphe. À l'aide de son imagination fertile et sa créativité, il démontre son esprit poétique sensible à travers tous ses livres. On peut aussi sentir une inclination certaine à l'innovation dans ses travaux. La majeure partie de ses livres sont en fait des paroles pouvant être chantées.

Une des raisons de son succès est la simplicité des mots qu'il emploie. Utilisant son talent poétique pour introduire de l'argot et du langage courant persan dans ses poèmes, sa poésie peut être comprise par tous. C'est pourquoi le public trouve ses mots familiers, compréhensibles et efficaces. C'est dans ce contexte que sa poésie peut être distinguées parmi les poètes de son temps.

Il est mort en 1988, et est enterré au Mausolée des poètes qui lui est consacré au milieu d'un jardin public à Tabriz.

Musicalité de ses poèmes

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Un poème de Shahriyār traduit en français par Kyan Amini (le ) :

Arrives-tu enfin, chérie, pour me mépriser
Si tard, infidèle, sinon pour me torturer
Ma jeunesse, je te l’ai sacrifiée
Épargne-moi donc de tes charmes attardés

Notes et références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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