Mokhtar Yahyaoui

magistrat et militant tunisien des droits de l'homme

Mokhtar Yahyaoui (Arabe : مختار اليحياوي), né le 1er juin 1952 à Ksar Hadada et mort le 22 décembre 2015 à Bizerte, est un militant des droits de l'homme et un juge tunisien. Il s’oppose au régime de l’ancien président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali[1].

Il est écarté de l’exercice du pouvoir judiciaire en 2001 et ses biens font l’objet d’une confiscation après qu’il a adressé une missive au président Ben Ali dénonçant le système judiciaire tunisien. Au lendemain de la révolution tunisienne, le tribunal administratif casse, le 23 mars 2011, le jugement prononcé à son encontre en 2001. En vertu de cette décision, il réintègre la profession juridique[2].

Informations essentielles

Biographie

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À la suite de la révolution tunisienne, Yahyaoui accède au rang de figure nationale et de membre de la Haute Autorité pour la réalisation des objectifs de la révolution, la réforme politique et la transition démocratique en 2011. En février 2012, il est investi de la présidence de la Commission nationale pour la protection des données personnelles.

Vie privée

Le magistrat Yahyaoui a pour fille Amira Yahyaoui, militante et fondatrice de l’organisation non gouvernementale de veille Al Bawsala. Son neveu, Zouhair Yahyaoui, blogueur et initiateur du site satirique TUNeZINE, succombe en 2005 aux séquelles de tortures, premier cyberdissident à périr de la sorte.

Mort

Selon un rapport médical préliminaire, Yahyaoui décède d’un arrêt cardiaque le 22 septembre 2015 à Teskrayah, hameau du village de Ghazaleh, dans le gouvernorat de Bizerte. Il est alors acheminé vers l’hôpital régional Al Habib Boktefh de Bizerte, puis vers l’hôpital Charles Nicolle de Tunis.
Il est inhumé le 23 septembre. La majeure partie des notabilités politiques tunisiennes prend part à ses obsèques, parmi lesquelles le précédent président de la République tunisienne Moncef Marzouki, l’ancien chef du gouvernement Ali Larayedh, le ministre de l’Emploi en exercice Zied Ladhari et le ministre des technologies de la communication et de l’économie numérique en fonction Noomane Fehri, ainsi que le bâtonnier Abderrazak Kilani, de même que les anciens ministres Samir Dilou, Abdelwahab Maatar, Abdellatif Mekki et Rafik Abdessalem, outre les hommes politiques Rached Ghannouchi, Ahmed Mestiri, Hamma Hammami, Iyed Dahmani, Adnen Manser, Issam Chebbi, Mohamed Abbou, Abderraouf Ayadi et Mahmoud Baroudi.
Dans l’ensemble des juridictions et établissements judiciaires de la Tunisie, les magistrats observent une minute de silence préalable à l’ouverture des audiences, en mémoire du magistrat Mokhtar Yahyaoui. Selon l’Association des magistrats tunisiens, cette démarche constitue un hommage rendu au magistrat Mokhtar Yahyaoui ainsi qu’au combat qu’il a conduit antérieurement à la révolution tunisienne en faveur de l’indépendance de la justice et de la lutte contre la corruption.

Distinctions et récompenses

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Voir aussi

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  • Coalition pour les droits et les libertés, 18 octobre

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mokhtar Yahyaoui » (voir la liste des auteurs).