Molenbeek (Senne)

ruisseau

Le Molenbeek (du néerlandais "ruisseau du Moulin") est le nom de deux ruisseaux affluents rive gauche de la Senne situé en Belgique. Ce sont des sous-affluents de l'Escaut par la Dyle et le Rupel. Celui qui est plus au nord vient des confins de Dilbeek, et traverse Berchem-Sainte-Agathe puis Ganshoren, Jette et Laeken. Sur le territoire de Laeken, il possédait un affluent appelé Heyselbeek. Il est en grande partie voûté, sauf dans le domaine royal de Laeken, où il revient à la surface et alimente des étangs[1]. Depuis , le ruisseau est de nouveau visible dans le parc Roi Baudouin à Jette après des travaux de remise à ciel ouvert[2].

Molenbeek
Illustration
Caractéristiques
Bassin collecteur l'Escaut
· Localisation Dilbeek
Se jette dans non
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Poelbos - Laerbeek
Pays traversés Drapeau de la Belgique Belgique
Subdivision 1 Berchem-Sainte-Agathe - Ganshoren - Jette - Laeken
Principales localités Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale

L'autre traversait bien sûr Molenbeek-Saint-Jean (ou il arrosait les Étangs Noirs)[3].

Le Molenbeek nord

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Le Molenbeek délimite le territoire de la Région bruxelloise au milieu des prairies de la réserve naturelle du Kattebroek[4]. A la confluence avec l'Elegembeek, il disparaît dans les égouts sous la rue de Bruxelles, prolongement sur Grand-Bigard de l'avenue du Roi Albert. Le pertuis longe ensuite l'Hunderenveld avant de s'engouffrer sous l'autoroute d'Ostende et la chaussée de Gand.

Il poursuit son parcours au milieu des prairies situées au-delà de la zone industrielle de Zellik avant de bifurquer, vers la droite, à hauteur du cul-de-sac de l'avenue du Pontbeek. Après la rue au Bois, il longe le cimetière de Ganshoren, passe sous le chemin de fer et débouche dans le parc Roi Baudouin. Il formait, depuis leur scission en deux entités intervenue en 1841, la limite communale entre Jette et Ganshoren. En 1958, celle-ci a été remplacée par la ligne de chemin de fer de Bruxelles à Termonde.

Le Molenbeek suit alors le fond de la vallée, récupère les eaux du Laerbeek et du Poelbos, passe sous l'avenue de l'Exposition Universelle, longe les étangs du parc Roi Baudouin avant de rentrer définitivement sous terre juste au-delà la rue Eugène Toussaint.

Le Molenbeek le long des prairies du parc Roi Baudouin à Jette.

La faiblesse de la pente du ruisseau limitant son débit, le Molenbeek n'attirait guère les meuniers, à telle enseigne que l'abbaye de Dieleghem était la seule à posséder une installation dès le XIIe siècle. D'abord situé à l'endroit où la chaussée de Dieleghem traversait la rivière, son moulin a ensuite été déplacé en aval, derrière le Vondelvijver dans l'actuel parc Roi Baudouin. Considéré comme disgracieux et inutile, il a été vendu par Nicolas Bonaventure lorsqu'il racheta la propriété de l'abbaye, à condition de le démolir. Il avait, entre-temps, été remplacé par un moulin à vent installé sur le Sippelenberg, à l'emplacement de la basilique nationale du Sacré-Cœur de Bruxelles à Koekelberg.

Le Molenbeek sud

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La Molenbeek (sud), de Moortebeek jusqu'au moulin de Scheut, carte de Villaret, de 1745.

De l'autre Molenbeek (sud) seule un petit tronçon, à l'extrémité sud du parc régional du Scheutbos est encore à l'air libre. Il arrive là du hameau anderlechtois de Moortebeek, nom, que portait aussi le ruisseau à cet endroit. Ce Molenbeek (sud) passe entre le hameau anderlechtois de Scheut et le Scheutbos molenbeekois. De l'extrémité nord de ce parc vient son affluent, le Leybeek, qui aussi y est à ciel ouvert sur un petit tronçon. Depuis au plus tard le XVe siècle, le Molenbeek formait toute une série d'étangs, qui servaient pour la plupart à la pisciculture, propriété de la Chartreuse de Scheut. Les chartreux possédaient aussi le moulin de Scheut sur le ruisseau (anciennement Moulin d'Osseghem), au carrefour des rues des Étangs noirs et Vanderdussen actuelles. Juste derrière l'actuelle place des Étangs Noirs, au carrefour des rues Piers et Vermicellerie se trouvait le Petit Moulin. À l'hauteur de la chaussée de Gand, un autre affluent, le Parruck, venant du Karreveld, se jette dans la Molenbeek (sud). La rue du Ruisseau marque la suite de son cours, par lequel il alimentait l'étang des Béguines, à l'intérieur de la seconde enceinte de Bruxelles[5],[6].

Figure 1
  1. Carte de 1550. On voit dans le haut de l'image une partie du cours du Molenbeek (sud), qui serpente d'ouest en est entre les étangs Noirs et l'étang des Béguines situé à l'intérieur des remparts de Bruxelles, d'où il repart ensuite vers le nord.

Notes et références

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  1. Marc Meganck et Alain Guillaume, Atlas du sous-sol archéologique de la région de Bruxelles : Bruxelles- Laeken, t. 24, Bruxelles, Direction des Monuments et des sites Musées royaux d'Art et d'Histoire, , 143 p. (ISBN 978-2-93045-775-8), p.31
  2. Julien RENSONNET, « Au «nouveau» parc Roi Baudouin, le Molenbeek revoit le ciel », L'Avenir, (lire en ligne, consulté le )
  3. La Petite Senne au cœur de Molenbeek (consulté le )
  4. Thierry Demey, Bruxelles en vert, le guide des jardins publics, Bruxelles, Guides Badeaux, , 554 p. (EAN 9782930609003), p. 14-15
  5. Cloé Deligne, « Molenbeek, un acien village aux pieds dans l'eau », dans Molenbeek, une commune bruxelloise, coll. « Les cahiers de la Fonderie » (no 33), (ISSN 0775-2202), p. 30-31
  6. Chloé Deligne, Bruxelles et sa rivière (Studies in European Urban History 1), Turnhout, Brepols, (ISBN 9782503513829), p. 173