Monsieur Hire

film de Patrice Leconte, sorti en 1989

Monsieur Hire est un film français réalisé par Patrice Leconte, sorti en 1989.

Monsieur Hire
Description de l'image Monsieur Hire.png.
Réalisation Patrice Leconte
Scénario Patrice Leconte
Patrick Dewolf
d'après l'œuvre de Georges Simenon
Acteurs principaux Michel Blanc
Sandrine Bonnaire
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Drame, policier
Durée 81 minutes
Sortie 1989

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Le film suit Monsieur Hire qui est un artisan tailleur distant, misanthrope et taciturne dont l’unique plaisir est d'épier par la fenêtre sa jeune voisine d'en face. Il en est secrètement tombé amoureux. En arrière-plan la ville est traumatisée par le meurtre non résolu d'une jeune femme. Le comportement intriguant de Monsieur Hire attire les soupçons de l'inspecteur chargé de l'affaire.

Synopsis

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Dans un quartier modeste d'une grande ville qui n'est pas nommée, vit Monsieur Hire, un tailleur de vêtements misanthrope, austère et solitaire. Il est mal apprécié par ses voisins en raison de son comportement étrange et distant. La vie de Monsieur Hire est marquée par une routine rigide dans une profonde solitude.

Une jeune femme est retrouvée assassinée dans le quartier. La ville est horrifiée par ce crime atroce. Les soupçons de la police se portent rapidement sur Monsieur Hire en raison de sa nature asociale. Celui-ci est secrètement attiré par sa jeune voisine d'en face, Alice. Leurs appartements respectifs sont en vis-à-vis. Chaque soir, depuis sa fenêtre, il épie sa voisine dans ses différentes activités, comme quand elle s’apprête pour rejoindre son fiancé Émile.

Monsieur Hire ne la connaît seulement par le prisme de la routine de ses observations nocturnes, ce qui fait grandir son obsession pour elle. Mais un soir d'orage, lorsqu'un éclair fait surgir brièvement Monsieur Hire de la pénombre, Alice découvre alors fortuitement le comportement voyeuriste de son voisin d'en face. Elle comprend qu'elle est épiée dans son intimité par lui depuis un certains temps. Loin d'être effrayée, elle commence à interagir subtilement avec Monsieur Hire, lui laissant croire qu'elle partage ses sentiments.

En réalité, Alice veut protéger son amant qui est l'auteur du meurtre atroce de la jeune femme. Elle manigance pour orienter les soupçons vers Monsieur Hire, sachant que son comportement étrange ferait de lui un coupable tout désigné.

Monsieur Hire, bien qu'il soit conscient de la manœuvre et de la culpabilité d’Émile mais toujours amoureux de sa voisine, choisit de ne rien révéler à la police afin de protéger Alice. Il lui propose de quitter son amant, de partir ensemble vers la Suisse et lui donne rendez-vous à la gare. Au lieu de s'y présenter, Alice le dénonce aux autorités, l'accusant indirectement du meurtre en dissimulant le sac de la victime dans son appartement. Monsieur Hire, poursuivi par la police venue pour l'arrêter, tente de s'échapper par les toits de son immeuble HBM. Mais il glisse et tombe du toit. La chute lui est fatale, mais en tombant, il aperçoit Alice à la fenêtre de son appartement. Ils ont un ultime échange de regards. Alice reste froide.

Peu après, l'inspecteur chargé de l'enquête reçoit un courrier posthume et manuscrit de Monsieur Hire contenant une clé de consigne de gare dans laquelle il trouve l'imperméable d'Émile maculé du sang de la jeune victime.

Fiche technique

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Distribution

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Distinctions

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Autour du film

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Avant de tourner ce film, Patrice Leconte plaisantait souvent en disant qu'un jour il ferait un remake du film Panique d'un de ses réalisateurs préférés, Julien Duvivier, sorti en 1946. Un producteur lui propose alors d'acheter les droits du livre de Georges Simenon, Les Fiançailles de M. Hire, dont le film s'inspire. Patrice Leconte se précipite alors pour le lire et accepte.

Le film hispano-portugais Barrio mis en scène par le Hongrois Ladislas Vajda sorti en 1947 est également une adaptation du livre de Simenon sur un scénario écrit par l'humoriste Tono (es) et Enrique Llovet (es). Ce film est donc la troisième adaptation du livre de Simenon.

Les scènes d'intérieur ont été jouées en studio, les contraintes étant trop importantes pour trouver deux appartements adéquats en vis-à-vis.

L'idée de faire passer un disque par Monsieur Hire quand il espionne sa voisine pour jouer le thème musical extrait du Quatuor pour piano et cordes no 1 de Brahms (arrangé et interprété par Michael Nyman) était de la monteuse Joëlle Hache. Des gros plans du tourne-disque ont donc été réalisés alors que le démontage des décors avait commencé.

Patrice Leconte tenait à ce qu'on ne pût pas identifier avec précision la période et le lieu du film. Ainsi, bien que la « capitale » soit évoquée, la gare est dénommée « Gare centrale » : M. Hire donne rendez-vous à Alice « demain à 7 h 12 à la gare centrale ». En fait, l'image montre la gare du Nord à Paris. Une scène a été tournée dans le tramway bruxellois et une autre à la basilique de Koekelberg. Du point de vue de l'époque, les voitures semblent par exemple appartenir à une période antérieure à l’invention des photos polaroid, dont une apparaît dans le film.

Patrice Leconte avait tout d'abord écrit le personnage principal en pensant à Coluche, mais celui-ci décède avant le tournage[1].

Georges Simenon est mort en 1989, année de la sortie du film.

Différences avec le roman

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La victime s’appelle Pierrette Bourgeois. Dans le roman, c’est une prostituée, Léonide Pacha, dite Lulu.

Villejuif n’est pas évoqué.

Le fait que M. Hire est un juif russe n’est pas dit mais suggéré. L’inspecteur : « Monsieur Hire ce n'est pas votre vrai nom ? » – M. Hire : « Non, c'est vrai. C'est Hirovitch. Mon père et mon grand-père l'ont changé en Hire. »

Le rendez-vous avec Alice a lieu gare centrale dans le film, gare de Lyon dans le roman.

La preuve du crime est un imperméable taché de sang dans le film, le sac à main de la victime dans le roman.

Notes et références

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  1. ↑ Thierry Chèze, « Michel Blanc, le grand entretien », Studio Ciné Live n°81,‎ , p. 10 à 14.

Liens externes

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