Montague Stanley
Montague Stanley (ou Montague Talbot Stanley), né le à Dundee, Écosse, et mort le à Ascog, Écosse, est un acteur et un peintre britannique[1],[2].
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Biographie
modifierMontague Stanley naît le à Dundee. Son père, officier de la Royal Navy, est affecté à New York en et sa famille l’y accompagne. À la mort de ce dernier en 1812, le jeune Montague se retrouve entièrement confié aux soins de sa mère, qui se remarie en 1816 et s’installe avec son fils à Halifax, en Nouvelle-Écosse. En 1817, la famille gagne Kingston, à la Jamaïque, où son beau-père décède à son tour de la fièvre jaune. Deux ans plus tard, Stanley s’embarque pour l’Angleterre avec sa mère, son jeune frère et sa sœur cadette, et ils s’établissent chez des amis dans le Lancashire[1],[3],[4].

Ayant montré des dispositions précoces pour le dessin comme pour le théâtre, il obtient en 1824 un premier engagement théâtral à York, sous le nom d’emprunt de Manby. Durant la saison estivale de 1826, ayant repris son véritable nom, il rejoint la troupe de William Henry Murray à Édimbourg, où il est embauché en qualité de walking gentleman – c’est-à-dire d’acteur chargé des rôles d’hommes du monde. Il est décrit comme « un fort bel homme, dont la prestance convenait aux rôles qu’il interprétait ; il se montrait également utile en tant que chanteur, étant souvent distribué dans des rôles vocaux, tels que Don Ferdinand dans The Duenna »[5]. Bien qu’il ait joué à Dublin en 1830 et à Londres en 1832 et 1833, il demeure principalement à Édimbourg durant douze ans, et y donne sa représentation d’adieu le , interprétant Richard III dans la pièce éponyme de William Shakespeare. Sa dernière apparition scénique a lieu le , dans Hamlet où il joue le rôle de Laërte aux côtés de Charles Kean dans le rôle principal[1].
En 1833, à Edimbourg, il épouse Mary Susan Eyre (1809-1881). Ils ont six enfants, qui émigrent tous en Australie au début des années 1860[2] :

- Montague Henry Stanley (1833-1915), chef de gare au Queensland, père de Gwendolyn Muriel Grant (1877-1968), peintre impressionniste
- Mary Henrietta Stanley épouse Townson (1834-1892)
- Francis Drummond Greville Stanley (1839-1897), architecte colonial du Queensland
- Henry Charles Stanley (1840-1921), ingénieur en chef des chemins de fer du Queensland
- Alice Susan Stanley épouse Jennings (1843-1886)
- Helen Charlotte Stanley (1843-1864)
À partir de 1838, ayant quitté le théâtre, Stanley se consacre principalement à la peinture, qu’il pratiquait déjà durant sa carrière d’acteur. Parallèlement, il enseigne le dessin, la déclamation et l’escrime, et compose des poèmes d’inspiration religieuse. Sa formation artistique initiale n’est pas documentée ; il aurait toutefois pris des leçons auprès du peintre John Wilson Ewbank (1799-1847) à Édimbourg, à une période relativement tardive de sa carrière[1],[6].

Montague Stanley est principalement connu comme peintre paysagiste. Il voyage à travers le pays de Galles, l’Angleterre et l’ouest de l’Écosse, réalisant des croquis qu’il achève ensuite sous forme de tableaux destinés à la Scottish Academy. De 1828 à 1844, il expose fréquemment à cette institution, présentant principalement des paysages d’Écosse. Nombre de ses œuvres sont gravées pour illustrer des ouvrages : ainsi, le traité On the Picturesque de Uvedale Price (1842) est illustré de soixante gravures sur bois d’après ses dessins[7]. D’autres sont reproduites dans sa biographie publiée en 1848 par le révérend David Thomas Kerr Drummond[8]. La seule œuvre qu’il présente à la Royal Academy de Londres, Wreck on the Lancashire Sands, est exposée en 1833, année où il séjournait dans la capitale. Il est élu membre associé de la Royal Scottish Academy en 1839[1].

Au début de l’année 1844, déjà malade de la tuberculose, il acquiert une maison dans le village d’Ascog, sur l’île de Bute (Écosse). Il y meurt le de la même année, et est inhumé dans le cimetière paroissial, près de l’église d’Ascog[1],[4],[9],[10],[11].
Beaucoup de ses œuvres ont malheureusement été détruites après sa mort : alors que sa veuve les faisait transporter par chemin de fer vers Édimbourg pour y être vendues aux enchères, une escarbille de la locomotive a enflammé et incendié le wagon dans lequel elles étaient chargées[1],[3].
Galerie
modifierRéferences
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 « Stanley, Montague », dans Sidney Lee, Dictionary of National Biography, vol. LIV, Londres, Smith, Elder & Co., (lire en ligne), p. 75
- 1 2 (en) « Montague Talbot Stanley (1809-1844) | WikiTree FREE Family Tree », sur www.wikitree.com, (consulté le )
- 1 2 (en-GB) « Montague Stanley from The Gazetteer for Scotland », sur www.scottish-places.info (consulté le )
- 1 2 « Art in Scotland », sur electricscotland.com (consulté le )
- ↑ James C. Dibdin, The Annals of the Edinburgh Stage with an Account of the Rise and Progress of Dramatic Writing in Scotland, Édimbourg, Richard Cameron, (lire en ligne), p. 318-319
- ↑ « Stanley (Montagne) », dans Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les pays, t. III, Paris, Ernest Gründ, (lire en ligne), p. 825
- ↑ Sir Uvedale Price, On the Picturesque, Édimbourg, Caldwell & Lloyd, , 586 p. (lire en ligne)
- ↑ D.T.K. Drummond, Memoir of Montague Stanley, A.R.S.A., Édimbourg, W.P. Kennedy, , 172 p. (lire en ligne)
- ↑ (en-US) « Ascog Church – Isle of Bute Parish Church » (consulté le )
- ↑ (en) Ailsa Gillies, « Top 5 famous Brandanes you’ve never heard about », (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Ascog from The Gazetteer for Scotland », sur www.scottish-places.info (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :