Monument à Victor-Emmanuel II

monument situé à Rome, Italie

Le monument à Victor-Emmanuel II, connu aussi sous les noms de Vittoriano ou Altare della Patria (Autel de La Patrie), est un monument de Rome qui se trouve entre la Piazza Venezia (Place de Venise) et la colline du Capitole.

Monument à Victor-Emmanuel II
Vittoriano
Altare della Patria
Le monument à Victor-Emmanuel II
Présentation
Type
Partie de
Symboles de l'Italie (en), monument à Victor-Emmanuel II et palais de Venise (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Commémore
Styles
Architecte
Matériau
marbre Botticino (en) et marbreVoir et modifier les données sur Wikidata
Construction
1885-1911
Ouverture
Hauteur
70m
Propriétaire
Patrimonialité
Bien culturel italien (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Visiteurs par an
487 167 ()[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Sites web
Localisation
Pays
Commune
Coordonnées
Carte

L'intérieur du bâtiment abrite le musée de l'unification italienne (Museo del Risorgimento).

Historique

modifier

L'immense monument d'un blanc immaculé, qui s'inspire du grand autel de Pergame, a été conçu par Giuseppe Sacconi et réalisé entre 1885 et 1911 pour célébrer les 50 ans de l'unification italienne. Il fut bâti en l'honneur de Victor-Emmanuel II, premier roi de l'Italie unifiée en 1861.

La construction du bâtiment, qui causa la destruction d'un quartier médiéval autrefois accroché aux pentes du Capitole, fut fortement contestée.

Démolition des bâtiments environnants

modifier

Pour ériger le Vittoriano, entre les années 1884 et 1899, de nombreuses expropriations et d'importantes démolitions furent réalisées sur le chantier. L'emplacement choisi, au cœur du centre historique de Rome, était occupé par d'anciens bâtiments agencés selon un plan d'urbanisme datant du Moyen Âge. On y trouvait notamment le couvent d'Aracoeli, un complexe monastique d'origine médiévale géré par l'ordre des Frères Mineurs, ainsi que sa bibliothèque attenante, qui comprenait également la tour Paul III du XVIe siècle[2],[3].

La Piazza Venezia, sur une photographie de 1870, montrant la zone située à droite du Palazzo Venezia (reconnaissable à sa tour), vue du versant du Capitole désormais occupé par le Vittoriano. Plus à droite se trouve le Palazzo Torlonia, démoli par la suite.

Description

modifier
Le monument qui domine la ville depuis la villa Médicis.

Le monument, ainsi que son grand escalier, est tout entier de marbre blanc extrait des carrières de Botticino, Brescia. Devant cette profusion de colonnes et de fontaines trône une statue équestre de Victor-Emmanuel II, œuvre du sculpteur Enrico Chiaradia. Les reliefs représentent les villes italiennes, par Eugenio Maccagnani (it). Les grands reliefs des deux côtés de l'autel de la Patrie sont d'Angelo Zanelli. Ces sculptures évoquent l'Italie dans l'art, la science, la religion et le droit.

La structure mesure 140 mètres de large et 70 mètres de haut.

Photo d’une des fontaines du monument à Victor-Emmanuel II prise en juillet 2025.

Au-dessus du bâtiment, de chaque côté, et représentant l'Unité et la Liberté, deux statues inspirées des représentations d'Athéna conduisent un quadrige. Au-dessous brûle la flamme éternelle, sur la tombe du Soldat inconnu. La fontaine, à gauche, symbolise la mer Adriatique et celle de droite la mer Tyrrhénienne.

Vue sur Rome depuis le Vittoriano, avec le Colisée.

La réalisation du Vittoriano fut l'objet de protestations et son style est toujours contesté de nos jours : pour les uns, c'était « le râtelier », pour d'autres, « la machine à écrire »  surnom que le bâtiment a conservé de nos jours auprès des Romains  ou le « monument Olivetti » d'après la célèbre firme italienne de mécanographie, « le lavabo » ou encore « le gâteau de mariage »... Ses adversaires trouvent le bâtiment colossal et mal assorti avec le centre historique de Rome. Cependant, aujourd'hui, la plupart des Romains considèrent ce monument, qui continue à attirer de nombreux visiteurs, comme l'un des symboles de leur ville.

Notes et références

modifier
  1. Indagine sui musei e le istituzioni similari (enquête statistique), .Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. Paolo Lombardo e Gaetano Passarelli, Ara Coeli: la basilica e il convento: dal XVI al XX secolo attraverso le stampe del fondo della postulazione della Provincia romana dei frati minori, Roma, Tiellemedia, 2003.
  3. Mariano Armellini, Le chiese di Roma, Roma, Cecchelli, 1982.

Liens externes

modifier