Morgane Vacher
Morgane Vacher est une chimiste numéricienne et théoricienne française. Spécialiste de la science attoseconde, elle travaille à l'université de Nantes.
| Formation |
École normale supérieure Paris-Saclay (à partir de ) Imperial College London (doctorat) (- |
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| Activités |
| A travaillé pour |
Journal of Chemical Theory and Computation (depuis ) Chimie et Interdisciplinarité, Synthèse, Analyse, Modélisation (d) (depuis le ) Centre national de la recherche scientifique (depuis ) Université d’Uppsala (jusqu'en ) |
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| Directeurs de thèse | |
| Site web | |
| Distinctions |
Biographie
modifierFormation
modifierMorgane Vacher grandit à Lyon[1]. Après une classe préparatoire biologie, chimie, physique et sciences de la Terre (BCPST)[2], elle est diplômée de l'École normale supérieure de Cachan, devenue École normale supérieure de Paris-Saclay. Elle quitte alors la France pour le Royaume-Uni, où elle rejoint l'Imperial College London pour une thèse sur la dynamique des électrons dans les molécules, soutenue en 2016. S'ensuit un post-doctorat en Suède (université d'Uppsala) portant sur la simulation numérique de la photochimie et de la science attoseconde jusqu'en 2019[3],[4].
Carrière
modifierVacher rejoint le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en 2019 après avoir été classée première du concours d'entrée. Elle est alors chargée de recherche, spécialisée dans la modélisation des dynamiques non-adiabatique à l’échelle attoseconde-femtoseconde. Elle est également amenée à travailler sur la modélisation de la spectroscopie des rayons X. Elle fait partie du laboratoire CEISAM de l'université de Nantes où elle dirige la recherche en attochimie[3]. Elle y remporte l'appel à projet Étoiles montantes financé par la région Pays de la Loire qui lui a permis de monter une équipe, puis l'ERC Starting Grant, un financement européen[2].
Pour ses travaux, elle reçoit en 2024 le prix Irène-Joliot-Curie de la jeune femme scientifique aux côtés d'Aude Bernheim et de Marie Verbanck[5]. Elle reçoit la même année la médaille de bronze du CNRS qui récompenses le premiers travaux d'un chercheur spécialiste de son domaine[6].
Elle fait partie du premier comité éditorial junior du Journal of Chemical Theory and Computation, une revue scientifique à comité de lecture, à partir de 2024[7].
Elle est également engagée pour la promotion des femmes en sciences[1]. Elle fait partie du jury du concours Ma thèse en 180 secondes dans la région Pays de la Loire[8].
Travaux de recherche
modifierSes travaux de recherches portent essentiellement sur la compréhension et la simulation du comportement des électrons sur des échelles de temps de l'ordre de l'attoseconde (milliardième de milliardième de seconde) lors de réactions photochimiques[9]. Pour ce faire, elle utilise principalement la dynamique moléculaire et plus occasionnellement le machine learning[10].
Distinctions
modifierRéférences
modifier- 1 2 Cyril Raineau, « ENTRETIEN. « Les femmes, dans la science, ont été invisibilisées », les travaux de Morgane Vacher démontrent leur place », Ouest France, (consulté le ).
- 1 2 3 Maéna Gérault, « Morgane Vacher, lumière sur l’infiniment petit », sur echosciences-paysdelaloire.fr, (consulté le ).
- 1 2 3 « Portrait de Morgane Vacher, lauréate du prix Irène Joliot-Curie 2024 », sur enseignementsup-recherche.gouv.fr, (consulté le ).
- 1 2 Camille Belmonte Baviera, « Morgane Vacher, médaillée de bronze du CNRS 2024 », sur alumni.ens-paris-saclay.fr, (consulté le ).
- 1 2 « Prix Irène Joliot-Curie : 6 femmes d’exception récompensées, dont 5 issues d’écoles d’ingénieur·e·s », sur ingenieuses.fr (consulté le ).
- ↑ « Médaillés CNRS 2024 », sur new.societechimiquedefrance.fr (consulté le ).
- ↑ (en) Pavithra Naullage, « The Journal of Chemical Theory and Computation Announces the Appointment of its Inaugural Early Career Board », sur axial.acs.org, (consulté le ).
- ↑ « Ma thèse en 180 secondes : les lauréats de la finale régionale 2026 », sur univ-nantes.fr, (consulté le ).
- 1 2 « Les Trophées Joséphine 2025 : cinq femmes à l’honneur », sur paysdelaloire.fr (consulté le ).
- ↑ « Étoiles montantes fait briller les chercheurs ligériens », sur paysdelaloire.fr, (consulté le ).
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la recherche :