Muséum des sciences naturelles

musée d'histoire naturelle à Bruxelles, Belgique

Le Muséum des sciences naturelles (en néerlandais : Museum voor Natuurwetenschappen), partie intégrante de l'Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB), est un musée d'histoire naturelle et un centre de recherche scientifique belge de renommée internationale. Il est situé à Bruxelles en bordure du parc Léopold, non loin des bâtiments du Parlement européen, au no 29 de la rue Vautier. Le musée possède d'importantes collections et accueille environ 350 000 visiteurs par an, ce qui en fait l'un des musées les plus fréquentés du pays.

Muséum des sciences naturelles
Entrée du musée.
Informations générales
Type
Ouverture
Dirigeant
Michel Van Camp
Visiteurs par an
398 241 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Effectif
160 employésVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Collections
Collections
Les iguanodons de Bernissart
Localisation
Pays
Région
Commune
Commune
Bruxelles
Adresse
Rue Vautier 29
Coordonnées
Carte

Historique

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Louis Dollo supervisant le montage d'un squelette d'iguanodon vers 1882-1885.

Le Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique est créé par un arrêté royal du , trois ans après le rachat par l'État belge des collections du Musée d'histoire naturelle de Bruxelles (souvent appelé Musée de Bruxelles), fondé en 1802 et lui-même issu indirectement de la collection réunie à la fin du XVIIIe siècle par le prince Charles Alexandre de Lorraine. Bernard du Bus de Gisignies devient le premier directeur du musée dès sa fondation[1].

Depuis la période française, les collections se trouvaient dans l'ancien palais de Charles de Lorraine. En 1860, elles se voient enrichis par un squelette de mammouth, trouvé à Lierre. Seul Saint-Pétersbourg en possède déjà un à l'époque. Sous l'instigation du deuxième directeur, Édouard Dupont, l'entrepôt de curiosités se transforme en "musée régional d'exploration" à vocation scientifique. Pour le mammouth de Lierre on avait déjà dû construire un hangar dans la cour, pour les iguanodons de Bernissart on construit un autre, en 1883. Le musée attire 100 000 visiteurs par an pendant les années 1880. À l'étroit, le gouvernement lui cherche des locaux plus vastes[2].

On les trouve, au parc Léopold, récemment acquis par la ville de Bruxelles. Il s'agit d'un bâtiment inachevé, construit par les Dames Rédemptoristes à partir de 1856, mais cédé à la Société royale de Zoologie et d’Horticulture avant son achèvement, parce que trop cher. Le zoo propose ses nouveaux locaux déjà en 1861 au musée des sciences naturelles, mais encaisse un refus. L'immeuble accueille donc, moyennant des adaptations architecturales par Henri Beyaert, un café-restaurant, une salle de concert, des cabinets de lecture, la collection zoologique propre au zoo et le logement du directeur. Quand la ville n'arrive pas de faire revivre le zoo en 1876, après sa faillite, elle vend les bâtiments du couvent à l'État qui va quand même y installer le musée[3].

Entre 1889 et 1891, le Muséum s'installe donc sur les hauteurs du parc Léopold. L'inauguration et ouverture au public ont lieu le [4]. Ce bâtiment aussi devenant rapidement trop étroit, l'architecte Charles-Émile Janlet se voit donc confié un projet d'extension, pour lequel il faut encore exproprier un terrain voisin au parc. Les travaux pour la nouvelle aile sud débutent en 1898 et se terminent en . L’aile nord, prévu pour abriter les collections ramenées du Congo belge ne sera jamais construit, le musée colonial de Tervuren remplira à partir de 1910 cette mission[3],[5].

Les nouvelles salles sont spécialement conçues pour accueillir la plus extraordinaire découverte paléontologique de l'époque : les iguanodons de Bernissart, qui en deviendront la principale attraction. En 1878, dans les galeries des mines de charbon de Bernissart en Hainaut, à plus de 300 mètres de profondeur, sont découverts une trentaine de squelettes presque entiers d'une espèce de dinosaures alors inconnue, l'Iguanodon bernissartensis, datant d'environ 135 Ma. Y sont également ramenés au jour de très nombreux fossiles de végétaux et d'animaux de la même période : crocodiles, tortues, poissons et insectes[6].

Aile Janlet, vue du parc (en cours de rénovation).

Au XXe siècle, plusieurs bâtiments modernes conçus par Lucien De Vestel sont ajoutés, des travaux durent des annees 1930 jusqu'en 1982[7]. Ils accueillent de nouvelles salles d'expositions et de réserves, ainsi que des locaux pour le centre de recherche de renommée internationale dont le Muséum fait partie intégrante. Pour souligner son caractère scientifique, l'institution change de nom, après 102 ans, le , en Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB)[8].

Le Muséum des sciences naturelles a ouvert le 27 octobre 2007 la nouvelle galerie des dinosaures[9],[10]. Cette salle, entièrement rénovée et agrandie, d'une superficie de 4 580 m2, est la plus grande salle des dinosaures au monde.

Collections

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Squelette de mammouth.

L'Institut abrite environ 38 millions de spécimens : plus de 20 millions d'insectes et environ 15 millions d'autres invertébrés récents.

Le clou du musée est la collection de 30 squelettes complets d'iguanodons de Bernissart. On peut également y voir :

Un des rares exemplaires naturalisés de Grand Pingouin, espèce disparue depuis le début du XIXe siècle, se trouve également au Muséum, dans les réserves non visibles par le public.

Salles permanentes

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Galerie de l'Évolution

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La Galerie de l'Évolution met en lumière six étapes clés de l'évolution : l'explosion cambrienne, la richesse aquatique du dévonien, la conquête de la terre au carbonifère, les mers tumultueuses du jurassique, l'essor des mammifères à l'éocène et l'impact de l'homme aujourd'hui. Une projection vers l'avenir est également proposée.

Galerie de l'Homme – Notre corps et Galerie de l'Homme – Notre évolution

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Cette galerie se concentre sur l'évolution de l'être humain, depuis l'espèce la plus primitive (Sahelanthropus tchadensis) jusqu'à l'homme moderne (Homo sapiens). On y explore aussi le développement de l'embryon jusqu'à l'âge adulte.

250 ans de Sciences naturelles

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Dans cette salle sont exposées quelques pièces remarquables des collections du musée, comme :

  • une météorite de l'Antarctique ;
  • une souche fossile provenant de la forêt de Hoegaarden ;
  • le mammouth de Lierre ;
  • l'os d'Ishango.

Salle des Mosasaures

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On y trouve, entre autres, le squelette quasi complet d'Hainosaurus bernardi (une espèce de mosasaure) découvert en 1884 dans la carrière de craie de Ciply.

Minéralogie (salle des minéraux)

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La collection (2025) comprend notamment :

La collection comprend plus de 35 000 pièces (soit plus de 80% des espèces minérales décrites dans le monde).

Galerie des Dinosaures

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Squelettes d'iguanodons montés vers 1885.
Squelette de dinosaure.

La Galerie des Dinosaures[9],[10] est la plus grande salle d'Europe entièrement consacrée aux dinosaures. Des dizaines de spécimens y sont présentés sur plus de 3 000 m2, retraçant leur découverte, leur mode de vie et leur évolution.

Le point fort est la collection d'iguanodons. En 1878, une trentaine de squelettes d'un dinosaure jusqu'alors inconnu furent découverts dans une mine de charbon à Bernissart. En 1881, George Albert Boulenger et Pierre-Joseph Van Beneden attribuèrent ces squelettes à deux espèces : Iguanodon bernissartensis et Iguanodon mantelli (aujourd'hui Mantellisaurus atherfieldensis).

Dans une cage de verre de 300 m2 sur trois étages, on peut admirer huit squelettes authentiques d'Iguanodon bernissartensis, ainsi qu'un squelette remarquablement conservé de Mantellisaurus atherfieldensis. Au sous-sol, on peut voir comment et dans quelle position les squelettes ont été découverts.

Planète Vivante

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Cette galerie est consacrée à la biodiversité terrestre, marine et aérienne. Sur une surface de 2 000 m2, plus de 850 spécimens sont exposés, accompagnés de modèles 3D interactifs, de supports visuels et de sons.

BiodiverCITY

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BiodiverCITY est une exposition spécifique consacrée à la biodiversité urbaine, avec des photos, des films et des simulations informatiques.

Expositions temporaires

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Le musée propose également des expositions temporaires sur des thèmes d'actualité.

Activités

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De nombreuses activités sont proposées aux visiteurs (individuels, familles, écoles et groupes) : visites guidées, PaleoLAB, ateliers, DinoNight, fêtes d'anniversaire, etc.

Bibliothèque

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La bibliothèque scientifique du musée possède l'une des plus importantes collections de sciences naturelles d'Europe de l'Ouest, avec plus de 300 000 monographies et 10 000 titres de revues. La cartothèque comprend plus de 35 000 cartes issues de diverses disciplines cartographiques.

(B) (34) (80) (N06) arrêt Museum

Notes et références

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  1. ↑ Vivé et Versailles 1996, p. 9-12.
  2. ↑ Vivé et Versailles 1996, p. 9-23.
  3. 1 2 « Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, Rue Vautier 29-31, Rue Jenner 13, Parc Léopold », sur Inventaire du patrimoine architectural, MRBC (consulté le )
  4. ↑ Annick Brauman et Marie Demanet, Le Parc Léopold, 1850-1950. Le zoo, la cité scientifique et la ville., Bruxelles, AAM, (ISBN 2-87143-008-X), p. 177
  5. ↑ Liliane Viré, « La « Cité scientifique » du Parc Léopold à Bruxelles 1890-1920 », Cahiers Bruxellois, no XIX,‎ , p. 95-96 (lire en ligne)
  6. ↑ Vivé et Versailles 1996, p. 22-23.
  7. ↑ Vivé et Versailles 1996, p. 41.
  8. ↑ Anne Vivé et Anne Versailles, Du Musée à l'Institut : 150 ans de sciences naturelles, Bruxelles, Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, (lire en ligne), p. 43
  9. 1 2 Restauration de l'aile Janlet et construction de la nouvelle galerie des dinosaures
  10. 1 2 Régie des bâtiments : restauration de l'aile Janlet

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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