Musique calédonienne

musique régionale

La musique calédonienne fait partie de la culture de la Nouvelle-Calédonie. Elle est souvent un mélange de culture kanak, française, mais plus récemment elle subit l'influence anglo-saxonne, par la proximité de l'Australie.

L’Anethem, chant polyphonique des Îles de la Loyauté (Nouvelle-Calédonie)*
Le seloo ou selo, chant polyphonique de Hnyei Iaai-Ouvéa, îles Loyauté (Nouvelle-Calédonie)* *
Domaine Pratiques festives
Lieu d'inventaire Nouvelle-Calédonie
* Descriptif officiel Ministère de la Culture (France)

Musique traditionnelle

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Chant Taperas

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Ou tempérances, chant hérité des missionnaires anglicans exécuté a cappella ou en chœur mixte polyphonique, souvent à quatre voix, accompagné parfois de percussions.

https://flat.io/score/679b2d7a0b48bf7e0cfa42ef-taperas-hetre-eweke-nikodemo

Chant ae-ae

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Les "ae ae" sont des chants traditionnels interprétés à deux voix, exclusivement par des hommes. On les rencontre principalement dans les régions du centre et du nord de la Grande Terre, où ils occupent une place importante dans la transmission culturelle. Il est intéressant de noter que ces mêmes chants ne portent pas toujours le même nom selon les endroits: dans la région de Hienghène, par exemple, on préfère les désigner par les termes "ayoii" ou "cada[1]".

L'origine du mot "ae ae" lui-même, elle demeure aujourd'hui encore assez mystérieuse[1].

Cependant, une hypothèse revient fréquemment chez les connaisseurs: celle d'un lien avec l'eau, notion que l'on retrouve dans la langue Paicî. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard, car ce sont justement les sources d'eau et les creeks qui, selon les anciens, constituaient les véritables lieux d'inspiration et d'apprentissage de ces chants, comme si la nature elle-même avait transmis son savoir aux générations passées[1].

Sur le plan musical, ces chants ne sont jamais interprétés seuls: ils s'accompagnent généralement de plusieurs instruments traditionnels, comme le battoir d'écorce (appelé bwanjep), des bambous que l'on pilonne, ou encore des spathes de chou palmiste. A cela viennent s'ajouter les chintements et les sifflements produits par les musiciens eux-mêmes, créant ainsi une véritable ambiance sonore[1].

Chant viril exécuté par deux hommes, ensemble, en tuilage ou en alternance. Ils sont accompagnés de percussionnistes qui battent des pillons de bambou à terre ou des battoirs en écorce.

Le cada est une variété rapide de ce chant.

Chant ayoii

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Chant lent entre deux chanteurs de la région d'Hienghene.

Chants polyphoniques

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Il existe plusieurs types de chant des jeunes des Îles Loyauté, les waueng (Maré), les wejein (Lifou), les seloo (Ouvéa)ainsi que l'Anethem, créés en réaction aux chants religieux, tapéras, doh ou cantiques, aux textes plus moralisateurs et aux rythmes plus polyphoniques. Les chants Seloo ainsi qu'Anethem sont inscrits à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France en 2021.

Instruments

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Parmi les instruments traditionnels :

  • le Bwanjep fabriqué à partir de l'écorce de figuier, celle-ci est enroulée, durcie au feu puis découpée pour former un triangle isocèle creux. L'intérieur est remplie de fibres de coco, de feuilles séchées ou de papier journal, ce rembourrage influençant la sonorité.
  • le bambou,
  • la feuille de papayer,
  • la flûte, de bambou ou de roseau: On l'appelle couramment la flûte Kanak, bien qu'à l'origine, toutes ces flûtes n'avaient pas forcément cette forme recourbée qui les caractérise aujourd'hui dans l'imaginaire collectif. Leur taille pouvait varier considérablement, allant d'environ un mètre jusqu'à un mètre cinquante. Fait intéressant, ni la longueur ni la courbure de l'instrument n'étaient laissées au hasard: elles étaient en réalité façonnées sur mesure, en fonction de la longueur du bras du joueur lui-même, chaque flûte devenant ainsi unique à celui qui la fabriquait et en jouait.
  • la guimbarde (wadohnu en nengone).

Musique moderne

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Une des formes est le kaneka. Mais les autres styles musicaux sont aussi représentés. La scène locale rock, pop, funk et blues portée par les associations locales Rock Connection, Blackwoodstock, Abrakadobra (Les Nuits du Blues) est active depuis de nombreuses années.

Les artistes

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  • Kydam
  • Ybal Khan
  • DJSE
  • Nasty et Réza
  • Paul Wamo
  • Laurent Ottogalli
  • Erwan Botrel
  • Lyncey Sioremu
  • Mickaël Prechale Sanchez
  • Boukman Thonon,
  • Anthony Mira
  • Ludovic Simane Wenethem
  • Thierry InT.rimes Hoang
  • Fanny Battaglino
  • Israëla Sanchez
  • Flamengo
  • I and I
  • Marcus Gad

Rock & Pop

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  • Loremx
  • Botox nc
  • Darling and co
  • King Biscuit Time
  • Speed Boris
  • Full Bordel
  • Zool
  • Patrice Prudent
  • Sébastien Rob
  • Karl Baudoin

Le kaneka est né en 1986

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Le kaneka est un genre musical né en Nouvelle-Calédonie dans les années 1980, dans le contexte des événements politiques et sociaux de l'époque. Mêlant musiques actuelles, rythmes et chants traditionnels kanak, il véhicule des messages d'espoir, d'avenir ainsi que les valeurs et l'histoire du peuple kanak. Le terme "kaneka" est créé en 1986 lors d'un séminaire sur la musique organisé par l'Office culturel, scientifique et technique, ancêtre de l'ADCK. Son émergence s'appuie notamment sur un important travail de collecte et de recherche du patrimoine musical kanak, mené entre autres par Warawi Wayenece et Theo Menango à la demande de Jean-Marie Tjibaou/ Malgré l'annulation du IVe Festival des Arts du Pacifique, pour lequel un hymne kanak devait être crée, les recherches et enregistrements réalisés à travers le territoire ont contribué à la naissance et au développement du kaneka[2].

Le conservatoire de musique et de danse de la Nouvelle-Calédonie

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Le Conservatoire de musique et de danse de la Nouvelle-Calédonie, situé à Nouméa, participe à la transmission des pratiques artistiques locales. Son département des musiques traditionnelles mène des actions consacrées aux pratiques culturelles kanak. L'établissement a notamment introduit des cours et des ateliers de ukulélé en 2021. A Nouméa, ils propose également des cours de chant. Cette évolution vise à inscrire l'enseignement artistique dans la réalité culturelle de la Nouvelle-Calédonie[3].

Références

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  1. 1 2 3 4 « Musique traditionnelle de Nouvelle Calédonie : Le kaneka », sur Bienvenue en Kanaky, (consulté le )
  2. « Musique traditionnelle de Nouvelle Calédonie : Le kaneka », sur Bienvenue en Kanaky, (consulté le )
  3. « Les enseignements : Nouméa », sur Conservatoire des Arts de la Nouvelle-Calédonie (consulté le )

Voir aussi

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