Musée de la Chasse et de la Nature

musée français à Paris et au château de Chambord consacré à la chasse et à la nature

Le musée de la Chasse et de la Nature, « musée de France »[2] depuis 2003, est un musée privé rassemblant les collections de la Fondation François-Sommer pour la chasse et la nature, et présentant des expositions temporaires, souvent d'art contemporain. Il est situé à Paris, dans l’hôtel de Guénégaud et l'hôtel de Mongelas dans le quartier du Marais.

Musée de la chasse et de la nature
Façade de l'hôtel de Mongelas dont la porte cochère bleue donne l'entrée du musée.
Informations générales
Ouverture
Surface
650 m2
Visiteurs par an
40 000[1]
Site web
Collections
Collections
Nombre d'objets
6 000
Label
Bâtiment
Architecte
Protection
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées
Localisation sur la carte du 3e arrondissement de Paris
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Historique

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François et Jacqueline Sommer (couple d'industriels des Ardennes) créent, en 1964, la Fondation de la maison de la Chasse et de la Nature, dont l'un des objectifs est la création d'un musée.

Par l'intermédiaire d'André Malraux, alors ministre chargé des Affaires culturelles (et par ailleurs ami de François Sommer), l'hôtel de Guénégaud et l'hôtel de Mongelas dans le quartier du Marais[3] sont confiés à la Fondation, à charge pour celle-ci d’en assumer la réhabilitation, la restauration et l’entretien[4],[2].

Les collections

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La collection de François et Jacqueline Sommer, constituée à partir des années 1930 et enrichie au cours des années 1955-1965, constitue le fonds du musée[5].

Les collections sont réparties entre deux sites :

Les collections illustrent les rapports de l’homme à son environnement naturel. La muséographie est due à Georges de Lastic qui y fut conservateur. Les collections s’organisent autour de trois ensembles d'items :


Le parcours muséographique

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Depuis le , le musée de la Chasse et de la Nature à Paris s’ouvre au public avec une extension permise par l'acquisition de l’hôtel de Mongelas. La nouvelle muséographie permet au visiteur d’emprunter un circuit de visite élargi qui se développe autour de deux thèmes principaux :

  • l’image de l’animal : qui se développe dans les nouvelles salles de l'hôtel de Mongelas. Un parcours chronologique présente l’évolution du statut de l’animal sauvage dans l’histoire depuis l’Antiquité jusqu’au monde contemporain. À chaque étape de cette évolution, correspond un animal dans le parcours muséographique. La salle qui lui est consacrée confronte les œuvres le représentant. Un « cabinet naturaliste » y réunit les éléments d’informations susceptibles de transmettre le savoir concret du chasseur ;
  • l’art et la chasse occupe l'hôtel de Guénégaud dans une disposition muséographique inspirée de ce que François et Jacqueline Sommer avaient conçu à l’origine du musée : l’atmosphère d’une maison de collectionneur[8].

Le musée

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La salle du cerf et du loup, avec ces deux animaux figurés vivants, grâce aux taxidermies en pied.
Scène de chasse sous la neige, par Gustave Courbet en 1864.

Le musée organise chaque année plusieurs expositions temporaires à Paris et à Chambord. Ces expositions sont à caractère patrimonial (iconographie de la vénerie au XIXe siècle, iconographie du chien dans l'histoire de l'art, pratiques et culture de la chasse à la Renaissance…) ou présentent le travail d'artistes contemporains (Éric Poitevin[9], Théo Mercier[10], Laurent Saksik, Karen Knorr, Erik Nussbicker, Tania Mouraud, Johan Creten, Sheila Concari, Gilles Aillaud, Jeffrey Blondes, Miguel Chevalier, Françoise Quardon, Juliette Fontaine, Angelika Markul, Eva Jospin[11], Edi Dubien[12], …).

En 1997, le réaménagement des salles occupées par le musée au château de Chambord a été l’occasion d’acquérir des tapisseries et des peintures de grand format des écoles flamandes du XVIIe siècle. Le musée y présente aujourd’hui une évocation des chasses au temps de François Ier, une partie de sa collection de tapisseries et d’art contemporain.

Le , le musée ouvre à nouveau ses portes après deux ans de travaux, période durant laquelle un deuxième étage a été aménagé et qui a permis la création de cinq salles supplémentaires[3],[13].

À l’occasion de cette réouverture, le musée affirme un positionnement plus explicite autour des enjeux contemporains liés à la biodiversité et à l’évolution du rapport entre l’homme et l’animal. La nouvelle présentation met davantage l’accent sur les questions écologiques et la transformation du regard porté sur la faune sauvage[14],[15].

Réception critique

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Le musée est fréquemment présenté comme une institution singulière dans le paysage muséal parisien, à la croisée du cabinet de curiosités, du musée d’art et du musée d’histoire des techniques. La presse souligne régulièrement l’originalité de sa muséographie, qui mêle œuvres anciennes, art contemporain et dispositifs scénographiques immersifs[15],[18].

Plusieurs articles mettent également en avant la manière dont le musée interroge les représentations culturelles de la chasse et de l’animal dans un contexte contemporain marqué par les préoccupations écologiques[14].

Notes et références

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  1. Voir sur data.gouv.fr.
  2. 1 2 « Collection permanente du musée de la Chasse et de la Nature », sur Base Joconde.
  3. 1 2 Anissa Bekkar, « A Paris, le Musée de la chasse et de la nature fait peau neuve », sur Le Monde,
  4. [PDF] Musée de la Chasse et de la Nature, dossier de presse 2024, p.24.
  5. Musée de la Chasse et de la Nature sur Muséofile.
  6. Antoine Jeanne, « Sensibiliser à l’environnement avec des animaux empaillés : Les trophées du Musée de la Chasse et de la Nature », Éducation relative à l'environnement, vol. 15, no 1, (DOI 10.4000/ere.4480, lire en ligne).
  7. RKD Explore
  8. Marie-Christine Prestat, « Les collections composites du musée de la Chasse et de la Nature : La chasse aux mythes », CeROArt, (lire en ligne).
  9. Etienne Dumont, « Éric Poitevin est l’«invité» du Musée des Beaux-arts », sur Bilan (magazine),
  10. Ève Beauvallet, « Notre rapport à la nature passe par les artifices et les fantasmes », sur Libération,
  11. Emmanuelle Jardonnet, « A Paris, Eva Jospin transforme le Musée de la chasse en parc chimérique », sur Le Monde,
  12. Jérémy Piette, « Edi Dubien au musée de la Chasse, candeur nature », sur Libération,
  13. « Musée de la Chasse et de la Nature : une réouverture centrée sur l’écologie et la vie animale », sur France Info, (consulté le ).
  14. 1 2 « Musée de la Chasse et de la Nature : une réouverture centrée sur l’écologie et la vie animale », sur France Info, 1er juillet 2021 (consulté le 2 juillet 2021).
  15. 1 2 Anissa Bekkar, « A Paris, le Musée de la chasse et de la nature fait peau neuve », Le Monde, 5 mars 2021.
  16. Le visiteur est accueilli dans le parcours permanent par un sanglier naturalisé et son ennemi naturel le loup gris.
  17. Montage de taxidermie de la tête de l'animal, montée sur un socle en bois.
  18. Ève Beauvallet, « Notre rapport à la nature passe par les artifices et les fantasmes », Libération, 2 mai 2019.

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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