My Little Pony : Les amies, c'est magique

série télévisée américano-canadienne dérivée des jouets Mon petit poney

My Little Pony : Les amies, c'est magique en France, Belgique, Suisse et Luxembourg ou Mon Petit Poney au Québec (My Little Pony: Friendship Is Magic) est une série télévisée d'animation américano-canadienne basée sur la franchise My Little Pony d'Hasbro et marquant le début de sa quatrième génération. La série suit une ponette studieuse nommée Twilight Sparkle (Tara Strong), son assistant dragon Spike, et ses amies Applejack (en), Rarity (en), Fluttershy (en), Rainbow Dash et Pinkie Pie (en). Les six poneys, appelés collectivement les Mane Six (en), se lancent dans des aventures à travers Equestria, et résolvent des problèmes avec leurs amitiés.

My Little Pony :
Les amies, c'est magique
Description de l'image Mlpfim logo.png.
Titre original My Little Pony: Friendship Is Magic
Autres titres
francophones
Mon Petit Poney (Drapeau du Québec Québec)
Genre Série d'animation
Création Lauren Faust
Production Top Draw Animation
Discovery Family
Allspark Animation
Treehouse TV
Studio B Productions/DHX Media
Hasbro Studios
Musique Daniel Ingram
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
Chaîne d'origine Treehouse TV (Drapeau du Canada Canada)
Discovery Family (anciennement The Hub, puis Hub Network) (Drapeau des États-Unis États-Unis)
Nb. de saisons 9
Nb. d'épisodes 221 + 1 film + 1 épisode spécial
Durée 22 minutes
Diff. originale
Site web mylittlepony.hasbro.com

Produite par Allspark Animation[note 1] et animée par DHX Media [note 2], la série a été diffusée sur The Hub (actuellement Discovery Family) aux États-Unis du au . Hasbro a selectionné l'animatrice Lauren Faust pour diriger la série. En réaction à la nature de My Little Pony et d'autres propriétés ciblées aux filles, Faust a employé une caractérisation plus profonde et un worldbuilding de fantasy, ressemblant à comment elle jouait avec ses jouets quand elle était enfant. Elle a quitté la série après la production de la deuxième saison, et d'autres membres de l'équipe ont pris sa place.

Les amies, c'est magique devient l'une des productions les plus regardées de l'histoire de The Hub, offrant à Hasbro davantage d'opportunités pour le merchandising. Bien qu'elle soit ciblée aux jeunes filles, elle attire également un public de téléspectateurs plus âgés, appelés bronies (en). Une franchise spin-off, My Little Pony: Equestria Girls, a été lancée en 2013 et est sortie en parallèle avec la série pendant six ans. Un long-métrage cinématographique basé sur la série est sorti en octobre 2017 aux États-Unis. Un autre spin-off, la série télévisée My Little Pony: Pony Life, a débuté en novembre 2020.

Synopsis

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Dans le royaume d'Equestria, les trois espèces de poneys — les poneys terrestres, les pégases et les licornes — vivent en paix. Twilight Sparkle, une licorne (plus tard alicorne) studieuse s'installe à Poneyville avec Spike, son assistant dragon, à la demande de son professeur, la souveraine d'Equestria, la princesse Celestia, pour apprendre davantage sur la magie de l'amitié. Twilight et Spike se lient d'amitié avec cinq autres poneys : Applejack, Rarity, Fluttershy, Rainbow Dash et Pinkie Pie. Les six poneys découvrent qu'elles représentent chacune des différents aspects de l'amitié, correspondant à des artefacts magiques nommés les éléments d'harmonie (en). Elles partent en aventure en Equestria et au-delà, et résolvent des problèmes de l'amitié.

Personnages

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  • Twilight Sparkle : Twilight Sparkle est le personnage principal de la série, c’est une licorne violette avec une crinière indigo, rose et violet foncé ; sa marque de beauté est une étoile à 6 branches rose avec cinq autres petites étoiles blanches, symbolisant la magie. Elle devient plus tard Alicorne et princesse de l'amitié. Son élément d'harmonie est la magie.
  • Rainbow Dash : Rainbow Dash est une pégase bleue avec une crinière de couleur d’arc-en-ciel, sa marque de beauté est un éclair rouge jaune et bleu sortant d’un nuage blanc. Forte et déterminée, elle se montre parfois leader du groupe lorsque nécessaire. Elle s’occupe du ciel de Poneyville et peut le nettoyer en dix secondes. Son élément d'harmonie est la loyauté.
  • Spike : c'est un bébé dragon violet et vert et l'un des personnages principaux de la série. Il est le meilleur ami et l'assistant numéro un de Twilight Sparkle. Il a la capacité de livrer des lettres à la Princesse Celestia par magie en soufflant dessus.
  • Applejack (en) : Applejack est un poney terrestre orange aux crins blonds avec une marque de beauté qui a la forme de trois pommes rouges, elle porte toujours un chapeau de cowgirl. Elle s’occupe des récoltes de pommes, du tri et de la cuisine à la ferme de la Douce Pomme avec son grand frère Big McIntosh, sa petite sœur Apple Bloom et sa grand-mère Granny Smith. Son élémant d'harmonie est l'honnêteté.
  • Fluttershy (en) : Fluttershy est une pégase jaune avec une crinière et une queue rose, toutes deux plus longues que la moyenne, et une marque de beauté qui représente trois papillons ; elle est timide et peureuse, mais se montre en colère lorsque les animaux ou ses amies sont en danger. Son élément d'harmonie est la bonté.
  • Rarity (en) : Rarity est une licorne blanche avec une crinière violette et une marque de beauté en forme de trois diamants bleus, elle est la sœur aînée de Sweetie Belle. Rarity vit et travaille dans son propre magasin, la Boutique Carrousel où elle crée, fabrique et vend des habits. Son élément d'harmonie est la générosité.
  • Pinkie Pie (en) : Pinkie Pie est une ponette terrestre rose, sa marque de beauté représente trois ballons symbolisant son talent pour organiser les fêtes les plus réussies de Poneyville. Elle travaille comme pâtissière dans la boutique Sugarcube Corner. Son élément d'harmonie est le rire.

Distribution

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Production

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Conception

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Hasbro a produit plusieurs incarnations de la franchise My Little Pony, souvent appelées des « générations » par les collectionneurs de la ligne de jouets[1],[2]. Avec plusieurs marques, dont My Little Pony, la compagnie utilise un plan multigénérationnel[3]. Le film Transformers de 2007 a inspiré Hasbro, comme il a aidé à augmenter les ventes de la ligne de jouets Transformers ; la compagnie a voulu moderniser la franchise My Little Pony afin d’attirer la démographique des jeunes filles[4]. Selon Margaret Loesch (en), directrice-générale de The Hub, revisiter des propriétés rentables était une décision importante ; elle a été quelque peu influencée par les exécutifs de programmation de la chaîne, dont plusieurs étaient fans des séries[5]. Selon Linda Steiner, vice-présidente senior d'Hasbro, la compagnie « a envisagé que la série soit destinée à un public plus général » ; la chaîne essayait de créer des séries que des parents et des enfants pouvaient regarder ensemble[6]. Les thèmes centraux que Hasbro a cherché à intégrer dans la série incluaient l’amitié et la coopération, déterminés par des études de marché sur la manière dont les filles jouaient avec des jouets[7].

Lauren Faust au San Diego Comic-Con de 2008
Lauren Faust, développeuse et showrunner initiale de My Little Pony : Les amies, c'est magique

L’animatrice et écrivaine Lauren Faust a approché Hasbro afin de développer Galaxy Girls, sa propriété de jouets pour filles, en série animée. Faust avait travaillé dans le passé sur Les Super Nanas (1998–2005) et Foster, la maison des amis imaginaires (2004–2009) de Cartoon Network. Faust avait présenté des projets animés destinés aux filles pendant plusieurs années sans succès[8]. Lorsque Faust a contacté Lisa Licht d’Hasbro Studios, Licht n’était pas intéressée, mais lui a montré le film animé de My Little Pony, The Princess Promenade (en) (2006). Licht a pensé que le style de Faust convenait à la marque et lui a demandé de considérer « quelques nouvelles idées [ou] amener une nouvelle version de la franchise »[4],[9],[10].

Faust a été initialement engagée pour créer une bible pour la série, ce qui lui a permis d’obtenir d’aide supplémentaire avec les idées[4]. Faust était « extrêmement sceptique » à l'idée d’accepter la tâche, car elle pensait que des séries basées sur des jouets pour filles étaient insipides[8]. Bien que My Little Pony ait été l’un de ses jouets d’enfance préférés[9], elle avait été déçue par les séries télévisées ; les personnages « ont juste eu des tea parties interminables, ont rigolé pour un rien et ont vaincu des méchants soit en partageant avec eux, soit en pleurant ». Avec l'opportunité de travailler sur My Little Pony, elle espérait prouver que « les dessins animés pour filles ne doivent pas être une flaque de mièvrerie, gnangnan et de sainte-nitouche »[8]. Faust a incorporé plusieurs éléments allant à l'encontre des stéréotypes féminins  des personnalités diverses, le message que des amis peuvent être différents tout en restant amis, et l’idée que les filles ne doivent pas être limitées par ce que les autres disent  dans le design des personnages et de la série[8]. Des éléments des personnalités et des lieux de la série ont été basés sur ses imaginations d’enfance des aventures des poneys, inspirés par des séries telles que Transformers ou G.I. Joe (en) que ses frères regardaient[11]. Selon Faust, elle produisait Les amies, c’est magique « pour [elle-même] en tant que fille de huit ans »[12].Faust voulait que les personnages soient, utilisant des « icônes de la féminité » (incluant le garçon manqué et le rat de bibliothèque) afin d’élargir leur attrait auprès du public des jeunes filles[13].

En s'inspirant de son enfance, elle a imaginé trois types de poneys  des licornes, des pégases et des poneys terrestres  avec des cultures différentes et vivant dans des endroits différents. Faust a imaginé les licornes vivant dans les montagnes, les pégases dans les nuages et les poneys terrestres sur le sol[14]. Elle les a envisagés comme des chevaux réalistes qui mangeaient du foin, vivaient dans des granges, portaient des selles et ramassaient des objets avec leur bouche[15].

Faust a déclaré que la réponse positive d’Hasbro aux éléments non-traditionnels l’a inspirée pendant qu’elle a donné plus d’idées pour la série. Bien qu’elle ait prévu un équilibre entre aventure et histoires relationnelles, elle a fini par réduire l’accent sur les aventures afin de se concentrer sur les échanges entre les personnages pour des raisons pragmatiques. La série a incorporé des créatures destinées à effrayer les enfants, comme les dragons ou les hydres, mais a mis l’accent sur les amitiés entre les personnages qui ont été fermentée avec l’humour. Lorsque la série a été approuvée, Faust avait déjà développé trois scripts[4].

Développement

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Faust a dessiné des croquis de concept, dont plusieurs ont été publiés sur sa page DeviantArt fyre-flye. Ils comprenaient des idées sur la manière qu'elle envisageait les poneys de la série originale  Applejack, la cow-girl ; Firefly, la « badass » ; l’enthousiaste et pétillante Surprise ; Posey, la poney timide et gentille qui aimait les autres animaux ; et Sparkler, la conceptrice de la mode  qui ont inspiré les personnages principaux de la série[16],[17],[18]. Hasbro a approuvé la série avec Faust comme productrice exécutive[19], et lui a demandé de finaliser la bible. Elle a engagé Martin Ansolabehere et Paul Rudish, avec qui elle avait travaillé sur d'autres séries animées. Faust a crédité Ansolabehere pour la conception de la Jument séléniaque (en), une antagoniste qui apparaît dans le premier épisode, La Magie de l’amitié (en), et le contrôle des poneys pégases de la nature. Elle a ensuite imaginé les poneys comme les gardiens de leur monde, responsables de faire arriver la nature, de faire pousser les fleurs, et de faire prospérer les animaux[20]. Elle a également consulté son mari, Craig McCracken, créateur des Super Nanas et Foster, la maison des amis imaginaires. En six semaines, Faust a dessiné plus de 40 pages de « l’univers qui existait dans son esprit de 8 ans »[21].

La collaboration visuelle a apporté un style unique à Les amies, c’est magique. L’esthétique Pennsylvania Dutch, l’art fantastique steampunk, les contes de fées européens, et l’art folklorique bavarois ont influencé le monde original des poneys[14]. En conceptualisant les lieux, Faust a envoyé des photos à l’artiste Dave Dunnet. Poneyville a été inspiré par les maisonnettes allemandes, avec une ambiance de conte de fées et des éléments équins tels que des arches en forme de fer à cheval, des balles de foin et des abreuvoirs[22],[23]. Canterlot a été inspiré des châteaux et cathédrales, lui donnant une sensibilité européenne[24] ; sa situation sur une montagne et sa palette dorée et violette évoquaient la royauté et l’aspiration[25]. Les éléments inspirés de la fantasy de la série ont été adaptés pour s'accorder avec le lieu, à l'histoire, et au public cible[26]. Après avoir vu la version initiale de la bible, Hasbro a requêté plus de designs de personnages et a engagé Dunnet et Lynne Naylor pour raffiner les arrière-plans et les personnages[4].

Après la finalisation de la bible, Hasbro et Faust ont évalué des studios d’animation. Studio B Productions (en) (renommé DHX Media Vancouver le 8 septembre 2010[27]) avait travaillé sur des animations en Macromedia Flash et des séries mettant en scène des animaux. Faust a estimé que le studio conviendrait bien et a convenu que Jayson Thiessen (en) devrait réaliser la série. Faust, Thiessen et James Wootton (en) (qui est devenu par la suite coréalisateur de la série) ont présenté une proposition de deux minutes à Hasbro, qui a approuvé la production. Faust a estimé que le délai entre la demande de développement de la série et son approbation était d'environ un an[4]. La fondation de la série a pris presque deux ans[15].

Personnel

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Jayson Thiessen, réalisateur supervisant (à gauche), et Shaun Scotellaro (« Sethisto »), le foundateur du fansite Equestria Daily, à BroNYCon 2011
Jayson Thiessen (en) (à gauche), le réalisateur supervisant de la série

L’effectif initial de personnel de scénaristes chez Hasbro Studios comprenait plusieurs scénaristes avec qui Faust avait travaillé sur d'autres séries et qui ont été approuvés par Hasbro, dont Amy Keating Rogers (en), Cindy Morrow, Meghan McCarthy (en), Chris Savino, Charlotte Fullerton (en), M.A. Larson (en) et Dave Polsky (en)[4]. McCarthy a accepté l’invitation de Faust en raison de sa dédication[28]. Le compositeur William Anderson a présenté une audition à l'aveugle ; la compagnie a apprécié sa musique de scène, et l'a sélectionné[29].

Après la finale de la première saison (en), Faust a annoncé qu’elle avait démissionné de son poste de productrice exécutive afin de devenir productrice consultante. Sa participation à la deuxième saison (en) consistait principalement en des concepts d’histoires et des scripts, et elle a quitté la série après la deuxième saison[30]. Dans une interview avec le magazine New York, Faust a déclaré que ses raisons de quitter la série étaient une combinaison d'horaires de production hectiques et d'un manque de contrôle créatif[31]. McCracken a déclaré que le départ de Faust était dû au fait que c’était une série dirigée par une entreprise de jouets, et qu’il y avait « toujours un peu de frustration » à ne pas pouvoir mettre en œuvre certaines de ses idées à l’écran[32].

Initialement prévue pour travailler sur la cinquième saison (en), McCarthy a délégué la plupart de son travail sur la série afin de scénariser My Little Pony, le film (2017)[33]. Lorsque Thiessen a également quitté la série pour travailler sur le film, son coréalisateur Jim Miller est devenu le réalisateur supervisant, tandis que le réalisateur d’animation Denny Lu a pris la place de Miller en tant que coréalisateur. Durant la sixième saison (en), le superviseur de mise en page Tim Stuby a également été nommé coréalisateur pour aider Miller et Lu avant de quitter lors de la saison 7 (en), ce qui a conduit Mike Myhre à lui succéder pour le reste de la série[34].

Scénarisation

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La scénarisation a commencé avec une prémisse et « obtenir une pépite d’une histoire sur laquelle on peut construire » chez Hasbro[35]. Faust et Rob Renzetti (en) ont conçu des intrigues générales de chaque épisode, et ont tenu des séances de brainstorming avec le scénariste de chaque épisode afin de compléter des scènes et du dialogue. Ils ont travaillé avec le scénariste afin de finaliser le script et fournir des instructions basiques de scénarimage. Hasbro a participé tout au long du processus, proposant des concepts à être incorporé dans la série. Des exemples étaient la représentation de Celestia (en) en tant que princesse plutôt qu’une reine ; un poney s’intéressant à la mode ; et des ensembles de jouets dans la série, tels que la boutique de Rarity (en)[4],[8]. Hasbro a parfois demandé pour un lieu, ce qui a permis à Faust et son équipe à créer son style visuel et d’y intégrer un ensemble de jouets (tels que l’école de Poneyville). Bien que Faust ait respecté les standards éducatifs et informatifs (en) requis par Hasbro pour la série, elle a trouvé la création des situations plus difficile ; ayant un personnage traitant un autre de « egghead » était « marchant une ligne très délicate », et la tricherie d’un personnage était « inquiétante pour certains »[4]. Lorsque DHX Media fest passé à la phase de design d’un épisode, les scripts étaient finalisés[35]. Chaque épisode comprenait généralement une morale ou une leçon de vie, choisie pour « traverser un large spectre d'expériences personnelles » et non seulement visées aux enfants[6]. En raison des enjeux de propriété intellectuelle ayant conduit Hasbro à perdre les droits sur les noms originaux des poneys, la série a inclus un mélange de personnages originaux de la ligne de jouets et de nouveaux personnages développés pour la série[9].

Hasbro et Faust avaient prévu que chaque épisode dure 11 minutes avant que la série ne soit approuvée, et Faust a respecté cette limite dans L’Invitation (en), son premier script de longueur complète. Faust préférait des épisodes de 22 minutes, et Hasbro a finalement accepté. Les scripts étaient écrits près de la durée de l’épisode, et Miller a déclaré que la majorité des révisions ont supprimé les dialogues et actions supplémentaires[34]. Les étapes de production initiales étaient serrées, ce qui nécessitait un horaire deux fois plus rapide que Faust n'en avait l'haibitude. La communication entre les bureaux de scénarisation à Los Angeles et le studio d’animation à Vancouver était souvent virtuelle. Les deux équipes tenaient parfois des « réunions des scénaristes » pour proposer des idées pour les personnages et les situations, auxquelles l’équipe d’animation fournissait des suggestions sur les visuels, le langage corporel, et la caractérisation[4]. Larson a déclaré que sa scénarisation utilisait souvent un « raccourci ridicule » pour brièveté, et il a fait référence aux autres œuvres[36].

Musique

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Daniel Ingram à Everfree Northwest 2012
Daniel Ingram a composé les chansons de la série.

La musique de fond et les chansons de la série ont été composées respectivement par William Kevin Anderson et Daniel Ingram[29],[37]. L’équipe de production a identifié des parties de chaque épisode lorsqu’ils ont voulu des indices musicaux, ce qui a permis à Anderson à produire la musique[4]. La musique de fond était composée après l’animation initiale de chaque épisode, et a été révisée par Hasbro[35]. Ingram a travaillé avec les compositions d’Anderson pour créer des chansons qui s’intégraient harmonieusement avec la musique de fond et a développé l'univers de fantasy de la série[38]. Les chansons d’Ingram commençait typiquement avec un piano et une mélodie basique. L’équipe créative a reçu la chanson et a fourni des conseils ; des voix de fonds et de l’instrumentation étaient ensuite couchées avant les vocaux de la chanteuse principale[39]. Des scénaristes ont parfois suggéré des paroles et des thèmes musicaux généraux, dont deux chansons écrites par Amy Keating Rogers[40]. La composition de la musique précédait de loin la diffusion d’un épisode ; des chansons pour la troisième saison, qui a commencé à être diffusée en novembre 2012, ont été composées en 2011[38]. Ingram jugeait les chansons des séries My Little Pony antérieures étaient « un peu datées », et a décidé d’apporter du travail plus moderne à la série Les amies, c’est magique[41]. Parmi les changements figuraient des changements avec une profondeur plus émotionnelle que celles typiques de l’animation pour enfants, qui pourraient être appréciées hors contexte de l’épisode[41]. Ingram a déclaré que ses chansons sont devenues « plus grandes et plus épiques, plus Broadway et plus cinématique au fil de temps »[37], et Hasbro a soutenu l’effort d’essayer « quelque chose de révolutionnaire pour la télévision de jour »[38]. « Putting it Together » de la comédie musicale Sunday in the Park with George a inspiré « L’Art de la mode » de l’épisode de la première saison (en), Le Défilé haute-couture (en), et « À ce gala » de la finale de la première saison a été inspiré par Into the Woods[37],[42],[43]. Une chanson de La saison du jus (en) a rendu hommage à Ya Got Trouble (en) de The Music Man[37].

Casting et doublage

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Le doublage et la production vocale ont été réalisés à Vancouver par Voicebox Productions (en)[44],[45], avec Terry Klassen comme le réalisateur des voix de la série. Faust, Thiessen et d'autres ont participé à la sélection des doubleurs, avec l’approbation finale d'Hasbro[4]. Tara Strong a été choisie pour interpréter Twilight Sparkle après que Faust, qui avait travaillé avec celle-ci sur Les Super Nanas, lui a demandée de l’aider à proposer la série en doublant Twilight, Pinkie Pie (en) et, « Applejack (en) [ou] Rainbow Dash ». Après que Faust a entendu Strong comme Twilight, elle a su qu’elle la voulait pour le rôle[46]. Lorsque Cathy Weseluck a auditionné pour Spike, elle l’a envisagée comme un bébé avec une voix aiguë. Le réalisateur lui a dit ultérieurement de « le masculiniser un peu », « ce qui a tout chang[é] »[40].

Le doublage se déroulait après la scénarisation et avant l’animation, avec les animateurs fournissant des directions. Selon Andrea Libman (la doubleuse de Fluttershy (en) et Pinkie Pie), cette approche permettait aux doubleurs d’interpréter les personnages sans limitations ; Libman a déclaré qu’elle pouvait être aussi exagérée qu’elle voulait, sans être arrêtée par les animateurs[47]. Les doubleurs recevaient les chansons avant l’enregistrement, et les répétaient chez eux[48]. Les chansons étaient enregistrées en même temps que les dialogues[49].

Scénarimage et animation

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Les scripts finalisés étaient envoyés à Studio B pour la préproduction et l’animation avec Macromedia Flash Professional 8. L’équipe de production de Thiessen a été permis à sélectionner du personnel clé, sujet à l’approbation d’Hasbro ; l’un de ceux sélectionné été le réalisateur artistique Ridd Sorenson. L’équipe de Studio B a produit des scénarimages des scripts fournis, incorporant la direction et créant des scènes que les scénaristes ont cru étaient impossibles à animer[50]. L’équipe de DHX a procédé avec les processus de scénarimage et de design, a enregistré les dialogues, et a créé une animatique de scénarimage des enregistrements vocaux[51]. Les animateurs ont ensuite préparé des poses clés des personnages, layout, art d’arrière-plan, et d’autres éléments majeurs. Ces versions ont été renvoyées à l’équipe de production à Los Angeles pour la révision par Hasbro avec des suggestions des scénaristes[50]. Hasbro a également reçu des dessins bruts en noir et en blanc, des designs colorés et finalisés des personnages et des accessoires, des animatiques, et un rough cut (en)[51]. Thiessen a crédité beaucoup de l’expertise technique à Wootton, qui a créé des programmes de Flash pour optimiser le placement et les poses des personnages poneys, et d’autres éléments ; ceci a simplifié le travail nécessitant des autres animateurs[50]. Les crinières et les queues des poneys ont généralement des formes fixées, animées en les pliant et les étendant en courbes ;ce qui leur donnait du mouvement sans besoin d’animer les poils individus[9].

Selon Timothy Packford de DHX Media, le scénarimage des scènes d’action était difficile car des points importants pouvaient être perdus ; la scénarimage et intention avait besoin d’être claires. Des épisodes avec des niveaux élévés de dialogues pouvaient « en quelque sort broyer parce qu’il y a autant de dialogue »[51]. Un point crucial était de garder les plans de caméra intéressants, avec une bonne transition d’un à l’autre, et des séquences d’action qui avaient tendance d’avoir plus de transitions (en) que de dialogue[51]. Les artistes des scénarimages et les animateurs ont également ajouté des personnages d’arrière-plan afin de peupler le monde. Selon McCarthy, plusieurs reconnaissances au fandom, des références au culture populaire, et d’autres Easter eggs ont été ajoutés par le studio[52]. Le studio d’animation philippin Top Draw a également travaillé sur les animations[53],[54].

Chacun des personnages principaux avaient des expressions et maniérismes distincts et partageaient des expressions et maniérismes généraux. Selon l’équipe de DHX Media, ils « [ont évité] certaines expressions si elles [étaient] dehors de la personnalité [des poneys][55]. L’équipe créative a interprété la personnalité de chaque personnage comme des maniérismes, expressions faciales, accessoires et environnement domestique[55] ; le couleur violet de Twilight a signifié la royauté et sensibilisation mystique, et ses bords durs et angulaires l’ont personnifiée comme rangée[56]. Des autres exemples incluaient les cheveux arc-en-ciel de Rainbow Dash, qui représentent sa capacité de causer un arc-en-ciel supersonique[57], les cheveux de Fluttershy, qui représentent son élasticité, gentillesse et optimisme ; la marque de beauté (en)[note 3] d’Applejack, symbolisant sa simplicité[59] ; la forme de Pinkie Pie (similaire à une bulle, ballon, ou nuage), reflétant sa gaieté et flottabilité[60] ; et le design de Spike, incarnant sa différence des poneys[61].

Le réalisateur et le réalisateur supervisant ont chacun géré une moitié des épisodes, travaillant ensemble pour les épisodes de deux parties, et le réalisateur supervisant a supervisé tous les épisodes[34]. Faust a estimé que le temps pour compléter un épisode était un an. L’équipe a travaillé simultanément sur plusieurs étages de tous les 26 épisodes de la première saison ; lorsque la deuxième saison a été approuvée ce chiffre a temporairement augmenté à 32. Les épisodes étaient initialement diffusés environs un mois après leur complétion, avec le cadre de temps est devenu six à huit semaines lors de la sixième saison[4],[34]. Selon Thiessen, ils avaient poussé de commencer le travail sur la deuxième saison dès que la première était achevée afin d’éviter le roulement du personnel[50].

Thèmes

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L’amitié féminine est un thème central de la série[62]. Faust a déclaré que son message plus profond est que l’amitié signifie être soi-même et accepter les autres[21]. Selon Ethan Lewis, du site Den of Geek, la série prend souvent « des situations moralement compliquées […] qui ne semblent pas avoir de réponses faciles à l’inverse des messages pour enfants très clairs et nets »[63]. Lewis a ajouté que la série a enseigné des leçons que certains adultes ne seront pas capables de comprendre[63]. Emily St. James (en) de The A.V. Club a comparé Les amies, c’est magique à « un manuel du propriétaire pour être une personne gentille ». St. James a déclaré que faire des amis pourrait être difficile pour les enfants ; la série l’a déconstruit à ses aspects les plus basiques, démontrant l’importance de quelque gestes amicaux[64]. L’écrivain de Den of Geek Alana Joli Abott a cité la célébration des différences, la foi et l'inclusion comme des thèmes importants[65].

Megan Crouse a décrit la série pour Den of Geek comme une « fantasy sérieuse » établissant des comparaisons au Seigneur des anneaux, et L'Épée dans la pierre[66]. Selon Crouse, la cohésion et le système de magie ont fait bien fonctionner la série en tant qu’histoire de fantasy[66]. Lisa Miller de The Cut (en) a déclaré que la série pourrait être comparée à presque n’importe quel autre conte de fées ou histoire de fantasy[21]. Faust a déclaré que la mythologie et le genre de fantasy ont influencé l’intégralité de la série[67].

Plusieurs écrivains ont qualifié le lieu de la série de matriarcat[68],[69],[70]. Dans le journal Transatlantica d’OpenEdition.org, Isabelle Licari-Guillaume a écrit que la série s’oppose aux représentations sexistes qui sont communes dans les médias pour enfants[71]. Lewis a considéré les personnages comme parmi les “meilleures représentations » des femelles à la télévision, ni stéréotypiquement masculines ni féminines[63]. Dans leur analyse Orienting Feminism, Kevin Fletcher a écrit : “Les amies, c’est magique démontre une sensibilité féministe plutôt qu’une sensibilité postféministe individualiste[72]. Fletcher a ajouté qu’en se concentrant sur la valeur de la communauté, la série s’abstient du post-féminisme[72]. Une étude menée par Christian Valiente et Xeno Rasmusson qui ont échantillonné 13 épisodes a trouvé que la série met en scène des personnages dans des circonstances qui contestent les stéréotypes des genres ; les femelles jouent souvent des rôles actifs et primaires dans des positions d’autorité[73]. Valiente et Rasmusson ont déclaré que bien que quelque mâles aient des capacités et de l’autorité, la série se concentre sur les femelles souvent montrées en positions de force et de direction tout en conservant des qualités féminines traditionnelles. Selon Valiente et Rasmusson, le genre n’est « [rien] de plus qu’un élément esthétique d’histoire » dans Les amies, c’est magique[74].

Épisodes

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Saison Épisodes Début de saison Fin de saison
1 26
2 26
3 13
4 26
5 26
6 26
7 26
8 26
9 26

Disponibilité

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Diffusion

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My Little Pony : Les amies, c’est magique, qui est destinée principalement aux filles entre 4 et 7 ans[75], était l’une des plusieurs séries animées diffusées sur The Hub (anciennement Discovery Kids, appartenant à Discovery Communications)[76]. La chaîne a été renommée Discovery Family le [77],[78]. Chaque épisode a une durée d’environ 22 minutes[79].

Les amies, c’est magique a débuté (en) le [76]. En mars 2011, moins de deux mois avant la diffusion de la finale de la première saison (en), la série a été renouvelée pour une deuxième saison (en) qui a été diffusée entre le et le [80],[81]. Un mois avant la diffusion de la finale de la saison, la série a été renouvelée pour une troisième saison (en)[80], qui a débuté le et s'est terminée le . Un mois plus tard, The Hub a renouvelé la série pour une quatrième saison (en) pour être diffusée lors de la saison de télévision 2013–2014. Le 7 mai 2014, la série a été renouvelée pour une cinquième saison (en)[82],[83]. Entre le 4 et le , The Hub a diffusé le My Little Pony Mega Mare-a-thon : un marathon (en) de 50 heures regroupant chaque épisode des quatre premières saisons de My Little Pony : Les amies, c’est magique et des specials de la troisième génération de la ligne de jouets (en)[84]. La cinquième saison a débuté le et s'est conclue le [80]. Un mois avant la diffusion de la saison précédente, Discovery Family a renouvelé la série pour une sixième saison (en) qui a été diffusée du au [80],[85]. En octobre 2016, la série a été renouvelée pour une septième saison (en)[86], qui a été diffusée du au [80]. Une huitième saison (en) a été diffusée du au [80]. Discovery Family a annoncé la neuvième et dernière saison (en) le , qui a débuté le de cette année-là[80],[87]. Avant sa finale, My Little Pony: Friendship Is Magic — A Decade of Pony (un documentaire sur la production de la série dans les coulisses) a été diffusé le [88]. La finale (en) de 90 minutes a été diffusée le lendemain[80],[89].

Médias domestiques et services de streaming

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Liste des sorties vidéo de My Little Pony : Les amies, c'est magique (en)
En 2011, Celebration at Canterlot (un DVD contenant deux épisodes) était disponible dans les magasins Target avec des jouets de la franchise[90].

Avec plusieurs autres propriétés d’Hasbro, Les amies, c’est magique a été ajoutée à Netflix le aux États-Unis. En 2015, la série et plusieurs autres basées sur des propriétés d’Hasbro ont été planifiées pour être retirées du service de streaming[91],[92]. Cependant, Hasbro et Netflix ont finalement décidé de les conserver sur le service[93]. Les amies, c’est magique était prévue pour être retirée en août 2018 ; quelques saisons ont été retirées avant d’être remises[94]. La majorité de la série a été retirée de Netflix dans le monde entier le et la série a été retirée intégralement des États-Unis le [95]. En addition aux autres séries d’Hasbro, les saisons 3 à 9 des amies, c’est magique sont actuellement disponibles pour le streaming aux États-Unis sur le service de streaming FAST, Tubi, appartenant à Fox Corporation.

Shout! Factory (en) détient les droits de DVD pour la série dans la région 1. Vingt-trois DVD de cinq épisodes et trois DVD de six épisodes sont sortis[96]. Les sept premières saisons de la série sont sorties en coffrets DVD. Clear Vision, société basée au Royaume-Uni a les droits d’édition en région 2 (qui comprend la majorité de l’Europe occidentale et le Moyen-Orient)[97],[98], mais la société est entrée en redressement judiciaire en décembre 2013[99]. Madman Entertainment détient les droits de DVD pour la région 4 et pour le téléchargement digital[100].

Accueil

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Réaction critique

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Les amies, c’est magique est largement acclamé pour son style d’animation, ses histoires, sa caractérisation et son exploration du féminisme[101]. Rotten Tomatoes rapporte que 100 % des dix critiques de la première saison ont donné une critique positive, avec une note moyenne de 8 sur 10. Selon le consensus critique du site : « Intelligente et sucrée, My Little Pony : Les amies, c’est magique prouve que les divertissements pour les enfants peuvent également être amusants pour les adultes »[102].

Les critiques ont répondu positivement aux personnages, aux messages, et aux morales de la série. Une critique d'Emily Ashby de Common Sense Media, une organisation se concentrant sur l’aspect parental des divertissements pour les enfants, a mis l’accent sur les thèmes de la loyauté, de l’amicalité, de l’amitié, de la tolérance, et du respect[103]. Anna Dobbie de Den of Geek a apprécié les personnalités différentes des poneys (qu’elle a cru a bien travaillé pour obtenir la stabilité) et l’accent de la série sur la découverte de soi et l’acceptation[104]. Selon l’ecrivaine Carly Olsen de Screen Rant, la série développe ses personnages majeurs ainsi que mineurs[105]. Jamie Spain a également applaudi les éléments de la croissance, l’apprentissage et les compétences sociales sur Buzzfeed, ce qu’elle a considéré comme inhabituels dans la télévision pour les enfants[106]. Les personnages, messages, et morales de la série ont été qualifiée de « super cools »[58], « relatables »[21], « absolument authentiques »[107], inspirants, positives et agréables[108]. Cependant, Kathleen Richter de Ms., a rejeté ces louanges ; elle a écrit que Les amies, c'est magique promouvait le sexisme, le racisme, et l'hétéronormativité, déclarant que le personnage de Rainbow Dash encourageait le stéréotype que « toutes les féministes sont des lesbiennes fâchées et des garçons manqués » et critiquant d'autres aspects[109]. Faust a répondu à ces affirmations, déclarant que bien que Rainbow Dash soit un garçon manqué, son orientation sexuelle n’est jamais précisée ; l’assomption de Richter que tous les garçons manqués sont lesbiennes est « extrêmement injuste envers les garçons manqués hétérosexuels et lesbiens »[8].

Les designs visuels et références de la série ont également été loués. St. James a trouvé la série « bénie avec plusieurs personnages de bonne apparence et des arrière-plans aux couleurs vives »[58] et Liza Shannon Miller et Hanh Hguyen d’IndieWire, ainsi que Hillary Busis d’Entertainment Weekly ont crédité son style et ses hommages comme des facteurs contribuant à la position de la série en tant que phénomène de la culture populaire[note 4]. Lewis a partagé cet avis, soulignant le style « vintage » et « références geek »[63]. Pour Wired, Matt Morgan a écrit que les Easter eggs approfondissaient l'expérience de visionnement[114]. Ashby et Amid Amidi (en) (écrivant pour Cartoon Brew (en)) ont exprimé des craintes concernant la commercialisation intégrée de la série. Ashby a averti les parents d’être conscients de l’effet que Les amies, c’est magique pourrait avoir sur les désirs des enfants[103] ; Amidi a cru qu’affecter un talent comme Faust à une série centrée sur les jouets était partie d’un courant se concentrant sur les genres d’animation profitables (comme les jouets dérivés) pour répondre à un public fragmenté de téléspectateurs constituait « une admission de la défaite du mouvement entier [de l’animation menée par les créateurs] et un « moment d’agitation du drapeau blanc pour l’industrie de l’animation de télévision »[115].

Les amies, c’est magique a été incluse dans plusieurs listes des meilleurs. TV Guide (60 meilleures), IndieWire (quarante-cinquième), et Rotten Tomatoes (soixante-quatrième) ont listé la série comme l’une des meilleures séries animées de l’histoire[116],[117],[118], et des lecteurs de Television Without Pity (en) l’ont votée la meilleure série animée diffusée à la télévision[119]. IndieWire l’a classée comme la vingtième meilleure série animée du XXIe siècle[120]. Parmi d'autres classements figurent la liste de Time Out des meilleures séries pour enfants (vingt-quatrième) et celle de Paste des meilleures séries pour enfants sur Netflix (huitième)[121],[122].

La série crée un groupe de fans sur les médias, surprenants, un fandom se crée, ils sont appelés les Bronies et sont constitués principalement de spectateurs adultes (majoritairement mâle)[123]. Ce fandom se retrouve très actif sur les médias, tous réunis par l’amour pour la série, c’est un fandom très ouvert d’esprit et acceptant. Des observations en sciences humaines trouvent que les Bronies se montrent avec une attitudes à l’encontre des stéréotypes envers le thème du genre. Il se comporte même comme des alliés et portent des valeurs de la série de « bienveillance, générosité et sympathie »[123].

Produits dérivés

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Un premier spin-off, My Little Pony: Equestria Girls, a été lancé en 2013. Il met en scène les personnages principaux de la série sous la forme de lycéennes humaines dans un monde parallèle, qui obtiennent des pouvoirs magiques d'Equestria. Il englobe quatre films, plusieurs specials de télévision, une web-série et de nombreux courts-métrages. Les deux premiers films ont eu droit à une sortie limitée dans des cinémas.

My Little Pony, le film est sorti en salles en . Contrairement aux médias Equestria Girls, il se déroule exclusivement à Equestria. Quand le redoutable roi Storm arrive à Canterlot avec son armée pour s'emparer de la magie des princesses Alicornes, Twilight Sparkle et ses amis partent pour un long voyage au-delà des frontières d'Equestria pour chercher de l'aide. L'animation est différente, et de nombreux nouveaux personnages apparaissent.

Après la fin de la série, un autre spin-off, My Little Pony: Pony Life, a débuté en 2020. Faisant également office de reboot, il utilise un nouveau style d'animation, a un ton plus comique et a un format plus concentré sur la tranche de vie. La série est diffusée en 40 épisodes en deux saisons entre le et le sur Discovery Family[124].

Jeux vidéo

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  • My Little Pony: Twilight Sparkle, Teacher for a Day : livre numérique en anglais agrémenté de mini-jeux sorti en 2011 pour iOS. Twilight Sparkle explique l'histoire d'Equestria aux écoliers de Poneyville. Ce livre peut être lu et la lecture enregistrée[125]. L'application contient aussi une description des différents personnages suivants : Twilight Sparkle, Spike, Princesse Celestia, Rainbow Dash, Applejack, Rarity, Pinkie Pie et Fluttershy.
  • My Little Pony : jeu pour iOS et Android, développé par Gameloft est sorti le . Le joueur doit reconstruire Poneyville et peut jouer à des mini-jeux. De nombreux poneys sont disponibles (y compris les background ponies).
  • Equestria at war est un mod du jeu Hearts of Iron IV se passant dans l'univers de My Little Pony. Il est considéré par une partie de la communauté du jeu, y compris l'équipe de développement du jeu de base, comme un des meilleurs mods du jeu.

Jeux de rôle

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En 2017, une gamme de jeu de rôle My Little Pony: Tails of Equestria sort chez River Horse en VO et chez Black Book Editions en VF[126].

En 2022, Renegade Games Studios publie un nouveau jeu de rôle basé sur la licence, My Little Pony Roleplaying Game[127]. Il sera bientôt traduit en français, toujours par BBE[128].

Des comics dérivés de la série télévisée ont été édités par IDW comics aux États-Unis. En France, Urban comics en a traduit certains ; Vestron a édité deux tomes d'un comics crossover avec les Transformers.

Produits exclusifs

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Lauren Faust a organisé une vente aux enchères de ses croquis afin d'aider les victimes du tsunami qui a frappé le Japon en 2011. Des croquis originaux issus des premières tentatives de character design (dont une Pinkie Pie dotée d'ailes) ainsi qu'un croquis de Derpy Hooves réalisé pour l'occasion ont été vendus, rapportant plusieurs milliers de dollars. Le croquis de Derpy aurait été vendu 2 151 dollars US[129].

Censure

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La série a été interdite aux moins de 18 ans en Russie en à la suite d'une décision de la cour suprême déclarant le "mouvement social LGBT" extrémiste. Aucune raison officielle n'a été donnée pour justifier cette censure mais la raison la plus probable serait la ressemblance entre la crinière de Rainbow Dash et le drapeau LGBT[130].

Notes et références

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  1. anciennement nommée Hasbro Studios jusqu'en 2019.
  2. anciennement nommée Studio B Productions (en) jusqu'en 2011.
  3. Une symbôle qui apparaît sur les flancs des poneys lorsqu'ils découvrent leur but ou talent spéciale de la vie[58].
  4. Attribué à plusieurs références : [110],[111],[112],[113]

Références

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