Mélantois

un des pays, dénommés quartiers, formant l’ancienne châtellenie de Lille dans le nord de l’actuelle France

Le Mélantois ou Pays de Mélantois (melɑ̃twa, picard : Païs d'Mélantois) est une région naturelle est historique de Flandre romane située sur le versant sud-est de l'agglomération lilloise (France).

Mélantois
Païs d'Mélantois
Image illustrative de l’article Mélantois
Mélantois
La Marque, Marcq-en-Barœul
Image illustrative de l’article Mélantois
Le Mélantois (vert foncé) dans la châtellenie de Lille (vert clair).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Communes principales Aujourd'hui : Lille, Villeneuve-d'Ascq, La Madeleine
Historiquement : Lille, Seclin
Démographie
Population 492 795 hab. (2023)
Densité 2 727 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 35′ 00″ nord, 3° 05′ 00″ est
Altitude Max. 55 m
Superficie 18 071 ha = 180,71 km2
Carte de la châtellenie de Lille, montrant le mélantois (1707)

Géographie et relief

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Mélantois signifie du Milieu[1] : en effet, il est situé au centre entre le Ferrain au nord, à l'est par la Pévèle, au sud par le Carembault et à l'ouest par les Weppes[1].

Situé entre la Deûle et la Marque[1], il est limité au nord par une ligne allant de Willems à La Madeleine[2].

Le Mélantois constitue un plateau crayeux dont l'altitude est comprise entre 20 et 45 mètres, avec des pentes douces (inférieures à 5 %) [2].

Contrairement à la Pévèle voisine, plus bocagère et verdoyante, son paysage est plutôt de type openfield (champs ouverts) et constitué de riches terres agricoles (betteraves, endives).

Histoire

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Pagi réunis pour former le marquisat de Flandre.

À l'origine, le Mélantois est un pagus (pays) de la civitas des Ménapiens (pagus Medenentensis). Il était limité par la Marque à l'est, la Lys au nord, le Caribant à l'ouest. Il y avait sur la Marque quatre ponts : Pont-à-Marcq, Bouvines, Tressin, Hempempont. Les localités citées dans ce pagus sont : Lille, Noyelles, Roncq, Templeuve, Sainghin, Esquelmes, Péronne, Seclin, Phalempin (en partie), Wasquehal[3].

Le Mélantois est cité dans la biographie de saint Éloi par saint Ouen, puis dans l'acte de partage des États de Louis le Pieux en 835[1]. À partir du XIVe siècle, il est cité comme l'un des cinq quartiers de l'ancienne châtellenie de Lille, à l'instar du Carrembaut, du Ferrain, du Pévèle et des Weppes[1]. Son destin historique s'est donc toujours confondu avec celui de la ville de Lille. Dans l'ancienne Châtellenie de Lille, Seclin était le chef-lieu du Mélantois.

Anciennement rural, le Mélantois a connu une forte urbanisation depuis une cinquantaine d'années et constitue une aire de développement pour l'agglomération (aéroport, zones d'activités économiques, centres commerciaux, lotissements d'habitations, etc.). Un des exemples les plus frappants est la création de la ville nouvelle de Villeneuve-d'Ascq, localité la plus peuplée du territoire, issue de la fusion de trois villages, Flers-lez-Lille, Annappes et Ascq.

Territoire urbanisé

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  1. 1 2 3 4 5 6 « Ascq sous la féodalité », « La châtellenie de Lille », Part. 1, Chap. 3, , pages 17 et 18, Essai de l'histoire d'Ascq et de ses environs, Pierre Delebart, Imprimerie R. Boulonnais, Ascq, 1952.
  2. 1 2 PLU de Lille Métropole (version 2004)
  3. ↑ Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin, (réimpr. 1981) (lire en ligne), p. 282

Voir aussi

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