Ménil-Froger
Ménil-Froger est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 63 habitants[Note 1].
| Ménil-Froger | |
L'église Saint-Louis-et-Saint-Martin. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault |
| Maire Mandat |
Isabelle Beaudoin 2020-2026 |
| Code postal | 61240 |
| Code commune | 61264 |
| Démographie | |
| Gentilé | Ménilfrogériens |
| Population municipale |
63 hab. (2023 |
| Densité | 12 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 43′ 55″ nord, 0° 16′ 11″ est |
| Altitude | Min. 199 m Max. 288 m |
| Superficie | 5,31 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Rai |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
modifierLa commune est aux confins du pays d'Ouche, du pays d'Auge, de la plaine d'Argentan et de la campagne d'Alençon. Son bourg est à 4,5 km au nord du Merlerault, à 7,5 km au sud de Gacé et à 10 km au sud-est d'Exmes[1].
Le territoire de Ménil-Froger est traversé du nord au sud par l'autoroute A28.
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Ure et la Dieuge[3],[Carte 1].
L'Ure, d'une longueur de 30 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Orne à Argentan, après avoir traversé neuf communes[4].
La Dieuge, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune de Merlerault-le-Pin et se jette dans l'Ure à Gouffern en Auge, après avoir traversé six communes[5].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[8] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 832 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Merlerault à 4 km à vol d'oiseau[12], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 775,3 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,5 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (89,1 %), terres arables (10,9 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierHistoire
modifierPolitique et administration
modifierLe conseil municipal est composé de sept membres dont le maire et un adjoint[27].
Démographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[29].
En 2023, la commune comptait 63 habitants[Note 4], en évolution de +14,55 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Ménil-Froger a compté jusqu'à 257 habitants en 1821.
Économie
modifierLieux et monuments
modifier
- Église Saint-Louis-et-Saint-Martin (en partie du XIIe siècle), abritant une chaire à prêcher du XVIIe et un ensemble retable-tabernacle des XVIIe et XIXe classés à titre d'objets aux Monuments historiques[32]. Trois statues sont également classées.
- Le Logis de Ménil-Froger (XVe siècle), inscrit aux Monuments historiques[33].
Activité et manifestations
modifierPersonnalités liées à la commune
modifierLe cheikh Mansour Bin Zayed Al Nahyan (Abu Dhabi) y a implanté l'antenne française de son élevage de chevaux, Wathba Farm. Il y élève des pur-sang arabes pour la course. Mushrae, gagnant de la Qatar Arabian World Cup à Longchamp en , a été élevé sur la commune de Ménil-Froger[réf. nécessaire].
Voir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Ménil-Froger » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
- ↑ Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ « Fiche communale de Ménil-Froger », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « L'Ure ».
- ↑ Sandre, « La Dieuge ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Ménil-Froger et Le Merlerault », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Le Merlerault_sapc », sur la commune du Merlerault - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Le Merlerault_sapc », sur la commune du Merlerault - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Ménil-Froger ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 60.
- ↑ Notice abrégée sur les évêques de Séez, Jules Valin, Sées, 1844, lire sur Google Livres
- ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
- ↑ « Ouest-france.fr - Mairie de Ménil-Froger » (consulté le ).
- ↑ « Journal de campagne », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Eric de Catheu succède à Yves Fouillet », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Isabelle Beaudoin, nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- 1 2 Réélection 2020 : « Municipales 2020 à Ménil-Froger. Isabelle Beaudoin repart pour six ans à la mairie », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Œuvres mobilières à Ménil-Froger », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Logis de Ménil-Froger », notice no PA61000024, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
