Mérésânkh Ire
Mérésânkh Ire (« Elle aime la vie ») est la mère du roi Snéfrou, premier roi de la IVe dynastie (vers -2600).
| Mérésânkh Ire | |||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Mrs-ˁnḫ | ||||
| Période | Ancien Empire | ||||
| Dynastie | IIIe-IVe dynastie | ||||
| Fonction principale | Reine-mère d'Égypte | ||||
| Famille | |||||
| Conjoint | Houni (?)[1] | ||||
| Enfant(s) | ♂ Snéfrou | ||||
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Attestations
modifierLa reine est attestée par plusieurs documents[2],[3],[1] :
- un graffito, réalisé par le scribe Amenmès sous le règne de Thoutmôsis III de la XVIIIe dynastie, retrouvé dans le temple funéraire de la pyramide de Meïdoum en l'honneur de Snéfrou et de sa mère[4],
- l'en-tête du sixième registre du recto du fragment du Caire no 1 de la pierre de Palerme,
- un sceau d'un « prêtre de la mère du roi de Snéfrou » datant de la Ve dynastie[3],
- la tombe de Péhernéfer, située au nord du complexe funéraire de Djéser à Saqqarah ; Péhernéfer était en effet chargé de la gestion d'un domaine, sans doute funéraire, de la reine[5].
Le seul titre connu de la reine est le titre de « mère du roi » (mw.t nsw.t)[2].
Généalogie
modifierLes attestations de la reine montrent qu'elle était la mère du roi Snéfrou[6],[7],[3],[1].
Seul le titre de « mère du roi » étant attesté, cela pose la question du lien de cette reine avec Houni, le prédécesseur de Snéfrou. La rareté des informations sur cette femme et leurs contextes qui privilégient la relation avec le roi Snéfrou ne prouvent pas qu'elle ne portait pas d'autre titre (absence de preuve n'est pas preuve d'absence). Ainsi, rien de plus ne peut être dit concernant les liens de cette reine avec la IIIe dynastie, sachant que la notion de dynastie pour cette haute période est avant tout issue des écrits de Manéthon au IIIe siècle, soit près de deux mille cinq cents ans après le règne de Snéfrou[6],[3].
Notes et références
modifierBibliographie
modifier- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, t. 2, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, coll. « Bibliothèque d'étude » (no 126/2), , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0248-4 et 2-7247-0250-6, ISSN 0259-3823, lire en ligne) ;
- (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology, Charles University in Prague, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Londres, Thames & Hudson, , 320 p. [détail des éditions] (ISBN 978-977-424-957-0) ;
- (en) Alexander J. Peden, The graffiti of pharaonic Egypt: scope and roles of informal writings (c. 3100-332 B.C.), Leiden, Brill, (ISBN 90-04-12112-9) ;
- Joyce Anne Tyldesley (trad. Aude Gros de Beler et Pierre Girard), Chronique des reines d'Égypte : Des origines à la mort de Cléopâtre [« Chronicle of the queens of Egypt: from early dynastic times to the death of Cleopatra »], Arles, Actes Sud, (1re éd. 2006), 224 p. (ISBN 978-2-7427-7566-8).