Mézos
Mézos [mezɔs] est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine). Elle appartient au pays de Born.
| Mézos | |||||
Façade de la mairie de Mézos. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Landes | ||||
| Arrondissement | Mont-de-Marsan | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Mimizan | ||||
| Maire Mandat |
Gilles Ferdani 2020-2026 |
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| Code postal | 40170 | ||||
| Code commune | 40182 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
868 hab. (2023 |
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| Densité | 9,7 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 04′ 38″ nord, 1° 09′ 48″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 12 m Max. 72 m |
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| Superficie | 89,05 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Côte d'Argent | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Landes
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | www.mezos.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
modifierLocalisation
modifierCommune située dans la forêt des Landes en pays de Born.
Communes limitrophes
modifierLes communes limitrophes sont Bias, Escource, Lesperon, Lévignacq, Mimizan, Onesse-Laharie, Saint-Julien-en-Born, Saint-Paul-en-Born et Uza.
Hydrologie
modifierClimat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (6,5 °C), soumis à la brise de mer[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 173 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rion-des-Landes à 26 km à vol d'oiseau[8], est de 13,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 182,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,1 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (91,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (94,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (45,2 %), zones agricoles hétérogènes (4,6 %), zones urbanisées (2,1 %), terres arables (1,5 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
modifierLe territoire de la commune de Mézos est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].
Mézos est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[18],[19].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[20].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 11,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 696 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 419 sont en aléa moyen ou fort, soit 60 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2009 et par des mouvements de terrain en 1999.
Toponymie
modifierMézos tirerait son nom du latin « mansiones » (maisons), faisant référence à des « gîtes et stations » sur plusieurs itinéraires antiques, dont la voie d'Antonin entre Uza et Pontenx-les-Forges, section de la voie romaine littorale reliant Burdigala (Bordeaux) à Aquae Tarbellicae (Dax). D’autres versions du nom sont attestées, dont Mezot, Mesot, Mayzos (1253 et 1254). Le nom Mezos (sans accent) est mentionné dans le pouillé du diocèse de Bordeaux en 1398[22].
Histoire
modifierPréhistoire
modifierDes éclats de silex sont découverts près du moulin de Maupas à Mézos, dépendant de la seigneurie de Castéja[23].
Antiquité
modifierDes vestiges gallo-romains sont découverts dans le même secteur du moulin de Maupas. Un fragment de meule romaine est découvert aux limites d'Onesse à la fin du XIXe siècle. Il est conservé au musée de Borda. D'après Eugène Dufourcet (1839-1900), la voie romaine littorale passe par Mézos[23].
Moyen Age
modifierUn accord mentionnant Mézos est passé en 1314-1315 entre le roi Édouard II d'Angleterre et la dame d'Uza et Mézos. Alain d'Albret vend le 7 février 1497 ses terres de la prévôté de Born, qui comprend des fiefs à Mézos. L'église gothique de Mézos gothique est édifiée au XIVe siècle par les commandeurs de l'ordre de Malte à partir d'un édifice roman fortifié[23].
Époque moderne
modifierSous l'Ancien Régime, la paroisse de Mézos est dans la juridiction du comté d'Uza, en possession de la famille de Lur-Saluces (avec celles de Saint-Julien, Le Vignac et Lit). Le château de Castéja, situé aux limites de Saint-Julien, est plusieurs fois remanié. Son état actuel ne semble pas remonter avant le XVIe siècle. Il se compose d'un corps de logis flanqué de quatre tourelles tronquées. Il occupe le sommet d'une motte cernée de ravins. Une légende évoque des oubliettes sous terre et un souterrain le reliant au château d'Uza[23].
Bertrand de Bachelier de Maupas, seigneur de Castéja et de Mézos, est convoqué à l'assemblée de la noblesse de Tartas en 1789[23].
XIXe siècle
modifierUne tuilerie et deux usines pour la distillation de la gemme exercent au XIXe siècle à Mézos, suivies par deux usines à bois. Parmi les différents moulins, certains sont équipés pour le sciage. La ligne de chemin de fer de Morcenx à Mézos ouvre en 1889 avant d'être est prolongée jusqu'à Saint-Julien-en-Born en 1909. Le service voyageurs cesse en 1949[23].
XXe siècle
modifierLe , Théophile Lajoie égorge à coups de pince tranchante les époux Dubrana, 70 et 63 ans, dans leur maison située sur la place de l'église de Mézos, ainsi que leur domestique, surnommée Gracieuse, afin de les voler. Originaire de Mézos, où son père vit encore, Théophile Lajoie est établi à Paris. Il repart précipitamment avec son complice après l'assassinat. Il est arrêté à Nice en puis condamné à mort en . Son complice, nommé Mercier, réussit à s'enfuir en Italie[24].
- Théophile Lajoie escorté par deux gendarmes devant le palais de justice de Mont-de-Marsan à la fin de son procès.
Une campagne de recherches en 1982 du bureau de recherches géologiques et minières révèle la présence d'un gisement de lignite estimé à au moins cent millions de tonnes à une profondeur de 30 à 45 mètres. Après étude par Électricité de France, le projet de mise en exploitation est rejeté[23].
Politique et administration
modifierDémographie
modifier| L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27]. En 2023, la commune comptait 868 habitants[Note 2], en évolution de +5,34 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %). |
Économie
modifierLa commune héberge un projet de parc photovoltaïque de 34 MWc développé par Valorem dont la mise en service est annoncée pour 2021. Situé sur une ancienne forêt dévastée par la tempête Klaus de 2009, son financement est ouvert à des SEM des environs[30].
Lieux et monuments
modifier- Église Saint-Jean-Baptiste de Mézos.
- Ancienne chapelle Saint-Pierre de Mézos, près de l'airial de Plinguet.
- Église Saint-Jean-Baptiste de Mézos
- Chapelle Saint-Pierre de Mézos, photographiée par Félix Arnaudin en 1906.
- Airial de Plinguet.
- Ancien bâtiment des P.T.T. et de la caisse nationale d'épargne.
- Forêt des Landes à Mézos.
- Fontaine des Argilières : non loin de l'ancienne chapelle Saint-Pierre, dans la forêt au sud est de la commune. Son eau est autrefois utilisée pour ses vertus diurétiques et le soin des maladies de la peau. Après 1973, un pèlerinage paroissial s'y rend le 15 août durant plusieurs années, avec messe en gascon prononcée en plein air[23].
Personnalités liées à la commune
modifierL'intendant-général René Menguy a vécu dans cette commune lors de sa première retraite militaire (1932-1939) afin de s'occuper de ses enfants suite au décès de son épouse. Son épouse, Eva Menguy, était originaire de la région[réf. nécessaire].
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales des Landes (E dépôt 182, FRAD040_E_DEPOT_182_0001.pdf)
- Ressources relatives à la géographie :
- Office de tourisme de Mézos
- Fiche Station verte de Mézos
- Mézos sur le site de l'Institut géographique national
- Mézos tourisme, site indépendant
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
- ↑ « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Carte IGN sous Géoportail
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Mézos et Rion-des-Landes », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Rion-des-landes », sur la commune de Rion-des-Landes - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Rion-des-landes », sur la commune de Rion-des-Landes - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Mézos ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Les risques près de chez moi - commune de Mézos », sur Géorisques (consulté le ).
- ↑ BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
- ↑ « Règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. », sur landes.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Dossier départemental des risques majeurs des Landes », sur landes.gouv.fr (consulté le ), chapitre Feux de forêts.
- ↑ « Dossier départemental des risques majeurs des Landes », sur landes.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
- ↑ « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
- ↑ Julien Lesbats, Toponymie des Landes : recherches historiques, Aire-sur-l'Adour, Castay, , 99 p. (BNF 34623705), p. 47.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Philippe Soussieux, Dictionnaire historique des Landes, Herm, Etudes landaises, , 506 p. (ISBN 978-2-9500625-5-0, présentation en ligne), p 304
- ↑ Triple crime de Mézos sur www.criminocorpus.org
- ↑ « fiche de Jean Gourdon dans l'annuaire »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur landespublic.org (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Les collectivités landaises participent au financement du parc PV de Mézos », énergiePlus, no 639, .

