Nécropole d'Apahida

La nécropole d'Apahida est un site archéologique situé à Apahida, en Roumanie. Deux tombes ont été découvertes et une troisième pourrait avoir existé[1],[2]. L'une des tombes a été découverte en 1889 et ses objets se trouvent actuellement à Budapest. La seconde a été mise au jour en 1968, à 300 m de la première, lors de travaux d'excavation pour l'installation de poteaux en béton. Son mobilier funéraire est désormais exposé au Musée national d'histoire roumaine. La deuxième tombe date d'environ 475 et a été présumée être la tombe d'un roi gépide, d'après l'inscription sur un anneau en or appelé Omharus[3].

Nécropole d'Apahida
Necropola de la Apahida
Localisation
Pays Roumanie
Județ Cluj
Commune Apahida
Type nécropole
Protection Monument historique
Histoire
Culture Empire romain (théorie actuelle)
Gépides (ancienne théorie)
Époque c. 475
Antiquité tardive / Invasions barbares

Le trésor

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Le trésor exposé au Musée national d'histoire roumaine

À Apahida, près de Cluj-Napoca, trois tombes princières attribuées aux Gépides ont été découvertes respectivement en 1889, 1968 et 1979. Situé sur la rive droite de la rivière Someșul Mic et à proximité de l'ancienne voie romaine qui reliait Napoca aux camps situés sur la rivière Someș ( Gherla, Cășeiu, Ilișua (ro)), les tombes occupent une superficie n’excédant pas 500 m2.

Les fibules du thésaurus

La découverte de la première tombe en 1889 a été faite lors de l'extraction de gravier d'une zone voisine d'Apahida[4]. Certains objets ont été récupérés pour le Musée de Transylvanie par H. Finály et deux autres pièces (une bague à cacheter avec un monogramme et un pendentif avec des clochettes) ont été achetées par le musée national hongrois sur le marché des antiquités en 1897. De l'inventaire du tombeau ont été conservés de nombreux objets en or : une broche cruciforme avec des boutons de manchette en forme d'oignon, un bracelet aux extrémités épaissies, trois bagues, une boucle de ceinture et une seconde boucle plus petite, cinq pendentifs avec des clochettes, deux coupes en argent, une bande en or et plusieurs appliques, probablement utilisées pour décorer ou réparer des récipients.

La deuxième découverte de tombe a été faite, également par hasard, en octobre 1968 par des ouvriers creusant les fondations d'une tour de transmission[5]. Des pièces d'or d'un poids total d'environ 900 g ont été trouvés ; de ceux-ci, les autorités n'ont pu en récupérer que 800 g lorsque la découverte a été rendue publique en février suivant, le reste ayant probablement été fondu et utilisé pour fabriquer des bijoux modernes[6]. Lors des fouilles, la partie supérieure du tombeau a été détruite, ne laissant aux archéologues que la partie inférieure à étudier. Les objets récupérés par le musée d'histoire de Transylvanie à Cluj-Napoca ont ensuite été transférés à Bucarest lors de la création, en 1971, du Musée national d'histoire.

En 1979, un enfant de six ans a découvert une grande boucle en or dans la terre excavée lors de la construction du poste local. La boucle est la seule pièce conservée d'une troisième tombe. L'œuvre a été acquise en 1980 par la banque nationale de Roumanie et transférée en 2002 au musée national d'histoire.

Galerie

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Voir aussi

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Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Apahida necropolis » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ « Muzeul Naţional de Istorie a României ::: Colecţii ::: Tezaur ::: Apahida » [archive du ] (consulté le )
  2. ↑ « National Archaeological Record of Romania » [archive du ] (consulté le )
  3. ↑ (ro) Crișan, « Necropola celtică de la Apahida », Acta Musei Napocensis. Ii, Istorie, Acta Musei Napocensis,‎ (ISSN 0578-5391, lire en ligne)
  4. ↑ (ro) Rus, « Apahida, tezaurul Clujului », România Liberă,
  5. ↑ (ro) « Tezaurul de la Apahida », InfoApahida,
  6. ↑ (ro) « Tezaurele de la Apahida » [archive du ], romania.ici.ro, (consulté le )