Nestlé Waters

filiale du groupe suisse Nestlé (division eau), qui regroupe ses activités dans les eaux en bouteille

Nestlé Waters est une filiale de la division eau du groupe suisse Nestlé, qui regroupe ses activités dans les eaux en bouteille. En 2009, l'entreprise est leader mondial du secteur.

Nestlé Waters
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Dans les années 2020, l'entreprise traite et filtre ses eaux de source polluées, tout en continuant à les vendre sous l'appelation d’eaux minérales naturelles, une pratique illégale, qui lui rapporte 3 milliards d’euros en France[1]. Elle est condamnée en Suisse en 2025, sur cette même fraude.

Histoire

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Société générale des eaux minérales de Vittel

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En 1843, Henri Nestlé créé sa première fabrique d’embouteillage d’eaux minérales naturelles[2].

En 1882, la Société générale des eaux minérales de Vittel (SGEMV) est fondée[réf. nécessaire].

En 1898, Pierre Bouloumié développe la vente d'eau minérale de Grande Source Vittel dans des bouteilles en verre[réf. nécessaire].

En 1969, avec 30 %, Nestlé rentre au capital de la SGEMV[3] qui possède les marques Vittel et Hépar.

Acquisitions, vente, recentrage

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En 1991, Nestlé prend le contrôle de 96 % du capital de Société générale des eaux minérales de Vittel (SGEMV).

En 1992, Nestlé acquiert le groupe Perrier qui possède les marques Perrier, Contrex. La branche eaux minérales de Nestlé prend le nom de Nestlé Sources International (NSI).

En 1996, NSI devient Perrier Vittel.

Production d'eau en bouteille.

En 1998, l'entreprise rachète le groupe italien San Pellegrino.

En 2000, lancement de la marque Aquarel.

En 2001, les thermes de Vittel sont cédés au Groupe Partouche puis rachetés par la commune de Vittel en 2008.

En 2002, Perrier Vittel devient Nestlé Waters.

En , le groupe Nestlé annonce qu'il va constituer une unité mondiale indépendante pour son activité eau et qu'il envisage de la vendre, l'estimation de sa valeur est de l'ordre de 5 milliards d'euros[4],[5].

Chiffres clés

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Nestlé Waters est l'entreprise mondiale leader en matière de ventes d'eau en bouteille en 2009, devant Coca-Cola et ses marques Dasani et Smartwater, Danone, PepsiCo et sa marque Aquafina[6],[7].

L'entreprise compte 82 sites de production dans 30 pays, environ 30 000 employés et un portefeuille de 49 marques. Son chiffre d'affaires 2023 est de 3,4 milliards Euros[8].

En France, Nestlé Waters représente plus d’un tiers du marché des eaux en bouteille[9].

En 2023, le site de Vergèze, dédié à la production Perrier, atteint une capacité de 1,6 milliard de bouteilles annuellement[10].

En parallèle aux controverses et mises en cause concernant ses pratiques d'exploitation de ses sources d'eaux minérales, le groupe Nestlé Waters a investi pour un plan de transformation de près de 150 millions d’euros pour le site de Vergèze (Perrier) et de 93 millions pour le site des Vosges (Vittel, Contrex, Hépar). La microfiltration à 0,2 micron est la clé de voûte de son plan de transformation qui n'assure aucune conformité aux normes légales en cours[9],[11],[12].

Principales marques

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Nestlé Waters France

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Nestlé Waters France
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Commerce de gros (commerce interentreprises) alimentaire non spécialiséVoir et modifier les données sur Wikidata
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Nestlé Waters France possède 2 centres d'activités de conditionnement d’eau minérale naturelle[9] :

Elle s'occupe également de la distribution des eaux San Pellegrino et Aquarel, qui ne dépendent pas directement de l'entité française.

Historique

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En , Nestlé Waters annonce son intention de se séparer de 1 047 employés d’ici à 2007. Sur ce nombre, 742 résulteront d’un départ anticipé à la retraite. Cette situation est contestée par les syndicats qui voient, pour leur part, « une restructuration qui ne dit pas son nom ».

En , le blocage de l'accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences du risque d'entraîner à terme le départ de Nestlé Waters France de ses sites gardois aussi bien Source Perrier, que Verrerie du Languedoc[réf. nécessaire].

En , à la suite de négociations avec la CGT et l'État français, la direction de Nestlé Waters France s'engage, en cas de levée du droit d'opposition, à investir massivement pour la modernisation des sites de la Source Perrier et de la Verrerie du Languedoc, à maintenir les avantages de la convention d'entreprise et à continuer une politique active de recrutement des saisonniers.

L'accord de départs anticipés de 1 047 salariés dont 356 à Vergèze - dits GPEC/CATS - signé en juillet dernier par la CFDT et la CGC - représente 860 emplois en équivalent temps plein. Cet accord qui, selon Nestlé, évite tout licenciement, doit permettre d'embaucher 276 personnes, compensant partiellement les départs, selon un taux de remplacement de 1 pour 3.

En , Nestlé Waters France élabore un projet d'investissement sur trois ans pour le groupe dans le cadre d'un rapprochement des sites de Vittel et Contrex, afin de se donner les moyens de dépasser la barre des 2 milliards de bouteilles produites annuellement contre 1,6 milliard en 2004.

En 2012, la marque Nestlé Aquarel devient Nestlé Pure Life (en) en France[13].

En , l'entreprise suspends l'exploitation de deux des six forages dédiés à son eau Hépar dans les Vosges en raison des aléas climatiques[14].

En , une grève illimitée est déclenchée par 80 % du personnel de l'usine de Vittel, en raison notamment de la volonté de la direction de supprimer 171 postes dans le cadre d'un plan social[15].

En 2025, Nestlé Waters est ou s'est exclu de la Maison des eaux minérales naturelles (MEMN), le syndicat des minéraliers, qui regroupe 45% du secteur[16].

En mai 2026, Anne-Charlotte Neau-Juillard, conseillère au sein du cabinet de la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, devient directrice de la communication de Nestlé Waters[17].

Conventions judiciaires d'intérêt public

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Pollution de l'Aisne en 2020

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En , Nestlé France signe une convention judiciaire d'intérêt public (CJIP) avec le procureur de la République de Charleville-Mézières (Ardennes), et paie une amende de 40 000  pour la pollution de l'eau en 2020 de la rivière de l'Aisne, aboutissent à la mort d'environ six tonnes de poissons. L'entreprise conteste toutefois être à l'origine de la pollution, malgré les constatations des gendarmes et de l'Office français de la biodiversité (OFB) autour de son usine de Challerange située en amont de la rivière[18].

Forages illégaux et traitements interdits

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À l'issue de deux enquêtes préliminaires, le , l'entreprise accepte une nouvelle CJIP avec le parquet d'Épinal pour de potentiels forages illégaux de nappe phréatique et pour l'utilisation de traitements interdits sur des eaux minérales naturelles. La CJIP comporte une amende de deux millions d'euros, un plan de 1,1 million d’euros « de renaturation et de restauration écologique » supervisé par l'OFB durant deux ans, ainsi qu'une indemnisation de plusieurs associations de défense de l’environnement  Vosges Nature Environnement, Foodwatch et Eau 88  à hauteur de 516 800  (516 800 2024). Cette CJIP est « la plus importante en matière environnementale signée à ce jour en France ». En plus de l'amende et des indemnisations, Nestlé Waters doit réparer son impact écologique sur deux cours d’eau et restaurer certaines zones humides sur le territoire de Vittel et de Contrexéville, sous la supervision de l’Office français de la biodiversité pendant deux ans[18],[19].

Pratiques controversées et mises en cause

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Forages illégaux dans la nappe phréatique

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En 2020, l'association Eau88 porte plainte sur le sujet des forages illégaux. Une enquête administratives conclut à l’inadéquation des autorisations administratives exigées par la réglementation pour permettre l’exploitation de neuf points de captages, sur les cent trente existant pour commercialiser les eaux minérales produites par Nestlé Waters[18].

Pratiques commerciales trompeuses : traitements interdits des eaux minérales naturelles

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En 2020, à la suite d'un signalement de fraudes au sein du groupe Alma (Sources Alma), une enquête révèle que Nestlé Waters est également concerné par des pratiques trompeuses, principalement de microfiltration[9].

Fin , un rendez-vous confidentiel et informel est organisé à Bercy auprès du cabinet de la ministre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, au cours duquel Nestlé Waters reconnaît l'utilisation de pratiques non conformes. Cependant, le gouvernement s'abstient de saisir le procureur de la République, ce qui est contraire à l'article 40 du code de procédure pénale, et s'abstient d'en informer la Commission européenne, ainsi que les autres États membres de l'Union européenne, ce qui est contraire à l’article 11 de la directive 2009/54/CE sur les eaux minérales naturelles.

Le gouvernement demande d'autoriser « par modification des arrêtés préfectoraux, la pratique de la microfiltration inférieure à 0,8 micromètre »[9].

En , une enquête administrative nationale instruite par l'inspection générale des affaires sociales (Igas) et par les agences régionales de santé (ARS) est initiée dans « l'ensemble des usines de conditionnement d'eaux implantées en France », afin d'« expertiser l’utilisation de traitements non autorisés par les industriels ». D'après le rapport confidentiel de cette enquête, 100% des marques de Nestlé Waters sont concernées par des pratiques illégales, avec l'utilisation de microfiltration en deçà de 0,8 micromètre, de traitement par charbon actif et aux ultraviolets.

La motivation de ces pratiques interdites provient de la pollution régulière des ressources aquifères, avec des contaminations microbiologiques notamment par des bactéries coliformes (E. coli), par des entérocoques, ou par des polluants chimiques (pesticides)[9].

En , l'ARS du Grand Est saisit le procureur de la République d'Épinal qui ouvert une enquête préliminaire pour « tromperie » au code de la santé publique[9].

Révélation du scandale

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En , Le Monde et la Cellule investigation de Radio France révèlent l'enquête qui montre que l'entreprise a eu recours à des traitements interdits dans la réglementation des eaux minérales naturelles[20] à cause de pollution généralisée[9]. Selon Nestlé Waters, cela est dû à « l'évolution des conditions climatiques et environnementales [et à] l’expansion des activités humaines autour des sites », et assure avoir retiré ses filtres à charbon actifs et ultraviolets de toutes ses usines[9].

Nestlé Waters a recours à des traitements interdits pour ses trois eaux vosgiennes depuis au moins 15 ans, dévoile Mediapart en sur la base d'une enquête de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF). La fraude est estimée à plus de 3 milliards d'euros[21].

Un rapport sénatorial d' critique le manque de transparence et la réponse tardive de l'État dans cette affaire[22].

À la suite des résultats de l’enquête de la commission sénatoriale publié en [23],[12], confirmant les pratiques illicites, le gouvernement français saisit la Commission européenne pour « connaître sa position » sur une possible révision de la directive sur les eaux minérales définissant la pureté originelle et le statut de la microfiltration[24].

En , l'usine de Vergèze et le laboratoire chargé des analyses de qualité de l'eau à Vittel, sont perquisitions par la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes et la police judiciaire de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, cosaisis par les juges du pôle de santé publique de Paris chargés de l'affaire[17].

Mises en cause

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Surexploitation des nappes phréatiques

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En 2018, Nestlé Waters France est accusé par France Nature Environnement de surexploiter la nappe phréatique de Vittel dans les Vosges, qui connaîtrait un déficit chronique annuel d'un million de m3. Nestlé rappelle que les quantités qu'il prélève sont validées par arrêté préfectoral, et que l'entreprise a diminué ses prélèvements de 973 000 m3 en 2008 à 744 000 m3 en 2017. Les collectivités locales sont néanmoins forcées d'étudier des solutions de substitution pour alimenter les habitants[25],[26].

Contamination à l'arsenic, Vittel

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Un rapport confidentiel de Nestlé, daté de et révélé le par Mediapart, met en lumière un « risque élevé » de contamination à l'arsenic dans les eaux minérales de Vittel. Ce document interne, que l'entreprise a tenté de garder secret, identifie 20 défaillances et non-respects de la réglementation concernant la qualité des eaux et la pollution environnementale liée à l'activité de l'entreprise. Bien que le géant de l'agroalimentaire affirme qu'il s'agit de projections hypothétiques, les écrits de ses propres ingénieurs contredisent cette position[27].

Contamination bactérienne, Hépar

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Le , des tests sont organisés dans l'usine des Vosges de la marque Hépar. L'eau du captage est testée en amont des procédés de microfiltration (non légale) puis en aval après la microfiltration à 0,2 micromètre. Les forages en amont s'avèrent contaminés par des bactéries coliformes et entérocoques (matières fécales). Bien que celles ci disparaissent avec la filtration, cette pratique n'apporte pas de garantie sanitaire suffisante[28].

Contamination bactérienne et chimiques à répétition, Perrier

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En , par mesure de précaution, Nestlé Waters est contraint, par le préfet du Gard, sur proposition du directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Occitanie, en application du code de la santé publique, de détruire deux millions de bouteilles de Perrier après une contamination bactérienne d’origine fécale survenue entre le et le à la source de Vergèze[29]. Selon l'entreprise, cette situation est la conséquence des fortes pluies de la tempête Monica, qui a touché le département le mois précédent[30].

Dans le Gard, les sources Perrier de Vergèze font face à un risque viral malgré la mise en place d'une micro-filtration remettant en cause sa qualité d'eau minérale naturelle. L'ARS d'Occitanie envisage « un arrêt de la production d’eau minérale naturelle sur le site de Vergèze » mettant en jeu l'avenir de Perrier et des 1 000 salariés du site[31]. L'ensemble des captages présente une contamination bactérienne (coliformes, entérocoques, E. coli)[28].

D'autre part, des traces de polluants chimiques (métabolites de pesticides, perchlorates, perfluorés…) ont aussi été trouvées dans les forages[28].

Un rapport sénatorial d' critique le manque de transparence et la réponse tardive de l'État dans cette affaire[32]. En , les résultats de l’enquête de la commission sénatoriale dénoncent « une dissimulation relevant d’une stratégie délibérée » de la part de l’État[33]. Ils dénoncent « une tromperie toujours en cours » et un « risque sanitaire »[34],[35]. Le rapport met en évidence « que le gouvernement, mais aussi le préfet du Gard, où est produite la marque Perrier, et l'[ARS] d'Occitanie se sont entendus avec Nestlé pour faire disparaître d'un rapport des éléments importants sur la qualité sanitaire des forages exploités pour produire la marque Perrier[34]. »

Selon la cellule investigation de Radio France, depuis l'été 2025, près de trois millions de bouteilles produites sur le site de Vergèze (Gard) sont détruites après la détection de bactéries pathogènes ou d'indicateurs de possible contamination microbiologique[17].

Le , Nestlé Waters détruit environ 370 000 bouteilles après la détection de bactéries coliformes. Le , plus de 200 000 bouteilles sont détruites après la détection de pseudomonas aeruginosa en lien avec l'épisode de contamination révélé les 20 et 23 novembre par la cellule investigation de Radio France, lorsque des bactéries Pseudomonas sont détectées dans les bouteilles et au niveau du forage. Le , près de 300 000 bouteilles sont détruites sur ordre de la préfecture en raison de la présence d'excès de germes revivifiables. Plus de deux millions de bouteilles et de canettes Perrier sont bloquées dans l'usine, en raison de la présence de bactéries coliformes, ou d'excès de germes revivifiables. Par ailleurs, plus de 14 millions de bouteilles ou canettes ayant fait l'objet de détections de bactéries pathogènes ou de ces germes revivifiables sont commercialisées après une autorisation de la préfecture[17].

Les agents mandatés par l'ARS signalent des délais d'attente, pouvant atteindre quarante-cinq minutes avant d'accéder aux installations, lors des contrôles inopinés menés dans l'usine[17].

Lobbying pour autoriser la microfiltration et conserver l'appellation eau minérale naturelle

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Grâce à une intense opération de lobbying de l'Élysée à Matignon, révélé en , le groupe Nestlé convaint le gouvernement Borne, de l'autoriser à la suite d'une réunion interministérielle le , à déroger à la réglementation sur les eaux minérales naturelles, malgré les risques virologiques signalés par plusieurs administrations[31]. Le groupe Nestlé met en place une microfiltration illégale de son eau en bouteille, malgré l’opposition de la Direction générale de la Santé[28],[36].

Le groupe affirme que tous les produits commercialisés sont conforme et évoque des "allégations infondées", sans indiquer quelles informations sont infondées[17].

Mis en demeure pour des rejets polluants et consommation d'eau

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Sur le plan environnemental, le 26 février 2026, le préfet du Gard met en demeure l'entreprise pour la seconde fois depuis décembre 2025, pour le dépassement des seuils de matières polluantes autorisés à la sortie de la station d'épuration industrielle du site de Vergèze. Les inspecteurs relèvent d'importantes pollutions répétées des eaux usées à la sortie de l'usine. L'analyse de la demande chimique en oxygène met en évidence des concentrations près de trois fois supérieur au seuil autorisé. Nestlé Waters dépasse également la limite prefectorale de prélèvement de 3,06 litres d'eau utilisés pour produire un litre commercialisé. En 2025, l'entreprise utilise près de 5 litres pour produire un litre d'eau[17].

Procédures en France

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Affaire des eaux contaminées filtrées

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En , l'association Foodwatch dépose une plainte contre Nestlé afin d’obtenir des explications sur cette « fraude massive » (Elle en fera de même contre le Groupe Alma concernant le traitement de ses eaux minérales)[37],[38].

En , à la suite d'une enquête concernant ses eaux minérales naturelles vosgiennes (Contrex, Vittel, Hepar), lesquelles avaient mis en place une filtration dans ses usines dont les captages subissaient une pollution, Nestlé négocie avec le parquet d'Épinal (Vosges) une amende de 2 millions d'euros. Les services de l'État avaient pourtant estimé la fraude à 3 milliards d'euros[39].

Selon Radio France et Le Monde, une information judiciaire est ouverte le contre Nestlé Waters qui commercialise des eaux minérales comme Perrier, Vittel, Hépar et Contrex, et est accusée d'avoir utilisé des traitements illégaux pour les eaux minérales. Cette information judiciaire fait suite à la plainte contre X avec constitution de partie civile déposée pour "tromperie", en , par l’association de consommateurs Foodwatch[39],[40]. Le , le siège de Nestlé France est perquisitionné dans le cadre de l'information judiciaire ouverte au pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris[41].

En , les préfets du Gard et des Vosges mettent en demeure Nestlé Waters de retirer ses systèmes de microfiltration sous deux mois, pour se mettre en conformité avec la réglementation sur les eaux minérales naturelles. Perrier, Vittel, Contrex, Hépar se retrouvent en sursis. En particulier, la préfecture du Gard poursuit « l’instruction de la demande de renouvellement de l’autorisation » accordée à Nestlé pour exploiter ses forages de Vergèze « destinés à la fabrication d’eau minérale naturelle » de marque Perrier[42],[43]. Un nouveau dispositif de microfiltration des eaux Perrier à 0,45 micromètre, en remplacement de la microfiltration à 0,2 micromètre, est installé sur le site de Vergèze dans le Gard. Le site des Vosges où sont produites les eaux Hépar et Contrex, s'est conformé aux mêmes règles[44].

Décharge, pollution microplastiques et dégradation substantielle de l’environnement

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En 2025, Nestlé Waters est poursuivi, à la suite d'une plainte de l'AC!! Anti-Corruption (d) Voir avec Reasonator, pour l'abandon illégal de déchets et décharges sauvages dans les Vosges. Il est accusé d'avoir laissé dans la nature des bouteilles d'eau, de verre et de polymères entre 2021 et 2024, pour un volume de 346 000 mètres cubes à Contrexéville et de 27 000 mètres cubes à Saint-Ouen-lès-Parey et aussi à They-sous-Montfort et Crainvilliers pour un total de 473 700 mètres cubes provoquant une dégradation substantielle de l’environnement. Selon Mediapart, s'appuyant sur une enquête de l’Office français de la biodiversité et de l’Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), une pollution aux microplastiques contamine les eaux Contrex à une taux de 515 particules par litre (mp/L) et 2 096 mp/L pour Hépar soit des concentrations 51 000 à 1,3 million de fois supérieures au taux des lacs, fleuves et rivières par deux études sur lesquelles s’appuient les enquêteurs. Selon l’entreprise « aucune pollution n’est avérée aux termes des analyses environnementales partagées avec les autorités ». Selon elle, les terrains pollués incriminées remontent aux années 1960, avant qu’elle n'en soit propriétaire[45],[46],[47].

Du au , la filiale d'eaux minérales du conglomérat suisse Nestlé, après report du procès, est jugée devant le tribunal correctionnel de Nancy pour avoir maintenu des décharges sauvages près de Vittel et Contrexéville, et « laissé s'écouler dans les eaux superficielles et souterraines » des « particules de microplastiques » à des concentrations « rendant toute vie aquatique impossible et ayant des effets nuisibles sur la santé, la flore et la faune »[48],[49]. Le Parquet requiert 750 000  d’amende et que la société soit condamnée à remettre en état les sites concernés par les décharges sauvages[50]. À la suite de la procédure déclenchée par les parties civiles et le parquet, la cour d’appel de Nancy a décidé le 17 septembre 2026, que Nestlé devait être rejugé par le tribunal correctionnel en prenant en compte des analyses-clés incriminant la multinationale, d'autres analyses pourront être engagées[51].

Commercialisation trompeuse

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L'association de consommateurs UFC-Que Choisir demande le retrait temporaire des bouteilles Perrier dont elle considère la commercialisation en tant qu'eau "minérale naturelle" comme trompeuse[52],[53],[54].

Plainte pour concurrence déloyale

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Nestlé Waters est assigné en devant le tribunal de Nanterre pour « concurrence déloyale » par le minéralier Bonneval Emergence (d) Voir avec Reasonator qui réclame 1,6 milliard d’euros et demande le retrait du marché des eaux Perrier, Vittel, Contrex et Hépar[55]. En , la société concurrente saisit la tribunal administrative contre les arrêtés autorisant Perrier, Contrex et Vittel à utiliser des microfiltrations. Elle vise à faire annuler l’autorisation accordée à Nestlé Waters d’utiliser des filtres de microfiltration à 0,45 micron tout en continuant à présenter ses eaux minérales comme « naturelles »[56].

Procédures en Suisse

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Nestlé Waters est condamné en en Suisse, à une amende de plus de 610.000 $ pour avoir utilisé des filtres à charbon actif sur son eau minérale de marque Henniez. L'entreprise, dont la fraude est détecté lors d'une inspection en 2020, est accusé par le procureur général du canton de Vaud de tromper les consommateurs sur l'appellation de l’eau minérale naturelle commercialisé entre 2008 et 2022[57].

Notes et références

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  3. « Eaux en bouteille : audition de l'ancien préfet des Vosges », sur Sénat, .
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  7. Florence Amalou, « Nestlé Waters veut se renforcer aux États-Unis » Accès libre, Le Monde, (consulté le ).
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Voir aussi

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