Neuvy-au-Houlme
Neuvy-au-Houlme est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 195 habitants[Note 1].
| Neuvy-au-Houlme | |
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Argentan |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val d'Orne |
| Maire Mandat |
Isabelle Moiteaux 2020-2026 |
| Code postal | 61210 |
| Code commune | 61308 |
| Démographie | |
| Population municipale |
195 hab. (2023 |
| Densité | 12 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 49′ 02″ nord, 0° 11′ 58″ ouest |
| Altitude | Min. 148 m Max. 251 m |
| Superficie | 15,62 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Athis-Val de Rouvre |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
modifierNeuvy-au-Houlme est en limite nord du pays d'Houlme, à la limite nord de l'Orne.
C'est un plateau agricole dominé par les céréales et les chevaux. La Bilaine, sous-affluent de l'Orne, coule au nord de la commune, entourée de prairies et de cultures.
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Baize, la Bilaine[3], le cours d'eau 02 de Saint-Aubin[4], le fossé 01 du Riez[5], le ruisseau de la Fontaine Andre[6] et un autre petit cours d'eau[7],[Carte 1].
La Baize, d'une longueur de 26 km, prend sa source dans la commune de Habloville et se jette dans l'Orne en rive droite en limite de Isles-Bardel et de Rapilly, après avoir traversé douze communes[8].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[12]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 798 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Damblainville à 13 km à vol d'oiseau[15], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 716,8 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,5 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,9 %), terres arables (40,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,5 %), forêts (1,9 %), zones agricoles hétérogènes (1,8 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes centena Noviacencis en 716 (donation à l'abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle, La « centenie de Neuvy » était une des subdivisions du comté d'Hiémois) ; Neuvy en 1801[23].
L'absence de formes anciennes suffisamment nombreuses et disponibles pour cette commune ne permet pas d'établir son étymologie avec certitude, cependant il s'agit probablement d'un homonyme des très nombreux Neuvy du nord de la France et Neuvic plus au sud[24].
La plupart des Neuvy / Neuvic apparaissent dans les textes du Moyen Âge sous la forme Novus Vicus (Novum Vicum, Novo Vico) qui signifie « nouveau bourg » en latin médiéval[24] et représente le gallo-roman NOVU VICU. Le plus anciennement attesté est Neuvy-le-Roi (Indre-et-Loire, Novivic[ensis eccl.] VIe siècle, Novus Vicus 845[24]).
Quant au qualificatif au-Houlme, il se réfère au Pays d'Houlme dans lequel la commune est située et permet de faire la distinction d'avec les autres Neuvy.
Remarque : c'est la seule commune appelée Neuvy en Normandie et de plus, le seul nom de commune normande formé avec l'appellatif gallo-roman -vy / Vy (parfois aussi -vic / Vic au nord par correction savante qui donne davantage de corps au monosyllabe). Ailleurs en Normandie, l'élément -vy (Brévy, Cap-Lévy, etc.) / -vic (Plainvic, Sanvic) / -(v)ouy (Vasouy) / -fouis représente l'ancien norrois vík[25] ou l'anglo-danois wik « anse, petite baie ». Le gallo-roman vic a quant-à-lui été remplacé par borc, burc > bourg d'origine germanique, d'où le Neufbourg et le Neubourg.
Histoire
modifierPréhistoire
modifierPremière communauté sédentaires d'où le dolmen des Bignes entre 3000 et 2500 av. J.-C.
Antiquité
modifierMoyen Âge
modifierPendant la guerre de Cent Ans, la vicomté de Falaise a utilisé Neuvy comme point de défense. La forteresse, dite maison forte de Neuvy, se trouvait à proximité de l’église. De nombreux seigneurs féodaux ont laissé leurs traces dans le village : les Foullon à la Rivière, les Langlois à Langlaicherie ou encore les Fortin au hmeau Fleury et les Buffart à Fresnay à la fin du XIe siècle. Un ancien manoir, la Coquerie, a été aménagé en ferme.
Époque moderne
modifierLorsque la Révolution de 1789 a éclaté, la famille Legoux, appartenant à la bourgeoisie rurale, a rejoint les notables du nouveau conseil général de la commune. Cette famille est fondatrice du haras du Gazon et sa chapelle sépulcrale dédiée à saint Clair se trouve près de l’église.
En 1839, Neuvy-au-Houlme (538 habitants en 1836) absorbe la commune de Fresnay-le-Buffard (236 habitants).
En août 1944, lors de la bataille de la poche de Falaise, le haras du Gazon abrite un hôpital de campagne allemand[26].
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[30].
En 2023, la commune comptait 195 habitants[Note 4], en évolution de −6,25 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
modifierLieux et monuments
modifierLe dolmen La Pierre-aux-Bignes fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [32].
- Église Saints-Gervais-et-Protais.
- Chapelle sépulcrale Saint-Clair.
- Chapelle Notre-Dame-des-Champs.
- Haras de Fresnay-le-Buffard.
- L'ancienne Anglecherie, une petite ferme abandonnée dont l'entrée est interdite pour raison de sécurité, qui appartenaient à la famille Thomas, d'origine de Tortisambert pour rejoindre plus tard la Coquerie actuelle.
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais. La chapelle Saint-Clair. L'ancienne Anglecherie sur le côté de l'est. Vue ouest. - Vue nord-ouest.
Activité et manifestations
modifierPersonnalités liées à la commune
modifier- Joël Hallais (né en 1947), professionnel du trot, installé au haras du Ribardon[33].
Voir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Neuvy-au-Houlme » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « la Bilaine ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 02 de Saint-Aubin ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 du Riez ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Fontaine Andre ».
- ↑ « Fiche communale de Neuvy-au-Houlme », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Baize ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Neuvy-au-Houlme et Damblainville », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Damblainville », sur la commune de Damblainville - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Damblainville », sur la commune de Damblainville - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Neuvy-au-Houlme ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- 1 2 3 Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume I, formation préceltiques, celtiques, romanes, Librairie Droz, Genève, 1990, p. 382, n° 5930 (lire en ligne sur Google Livres)
- ↑ Elisabeth Ridel, Les Vikings et les mots : L’apport des Vikings à la langue française, Paris, errance, , 352 p. (ISBN 978-2-87772-400-5)
- ↑ Paul German, la bataille de Falaise, FéniXX Rééditions numériques.
- ↑ « Yves Mouty ne brigue pas un nouveau mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ « Neuvy-au-Houlme (61210) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Notice no PA00110875, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Site de la communauté de communes du Val d'Orne.
Liens externes
modifier- Résumé statistique de Neuvy-au-Houlme sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

