Niccolò Pizzolo
Nicolò di Pietro di Giovanni dit Niccolò Pizzolo est un peintre italien du Quattrocento né à Padoue en 1421 ou 1422 et mort en 1453 dans la même ville.
| Naissance |
1421 ou 1422 Padoue |
|---|---|
| Décès | Padoue |
| Nom dans la langue maternelle |
Niccolò Pìzzolo |
| Autres noms |
Nicolò di Pietro di Giovanni |
| Activité |
peinture |
| Formation | |
| Maître |
Francesco Squarcione |
| Lieux de travail | |
| A influencé |
Andrea Mantegna |
Biographie
modifierNiccolò Pizzolo nait à Padoue en 1421 ou 1422. Il est surnommé pìzolo ou pìcolo (petit) soit en raison de sa taille, soit parce qu'il était le plus jeune fils de la fratrie[1]. Son père, Pietro, est crieur public pour la commune de Padoue[1]. En 1438, accompagné de jeunes gens dont ses cousins, il est arrêté, emprisonné et torturé pour être sorti en armes[1]. Ses premières commandes datent de 1441, on sait qu'il a notamment travaillé pendant quatre mois pour le monastère Santa Maria de Monteortone[1]. Sa renommée grandit considérablement à la fin des années 1440 suite à sa formation auprès de Donatello, qui travaille alors sur le décor de la Basilique Saint-Antoine de Padoue[1]. Pizzolo est aujourd'hui surtout connu pour son travail dans la chapelle Ovetari de l'Église des Érémitiques de Padoue, chapelle où travailleront également Andrea Mantegna et Francesco Squarcione. Il est difficile de connaître le rôle précis qu'a eu Pizzolo au cours de ce chantier. Les experts estiment qu'il a contribué à la réalisation de l'autel en tant que sculpteur et qu'il a peint les fresques du mur de gauche[1]. Giorgio Vasari raconte dans sa biographie d'Andrea Mantegna que Niccolò Pizzolo avait beaucoup d'ennemis et qu'il était sans cesse les armes à la main[2]. Selon Vasari encore, c'est pour cette raison qu'il aurait été tué alors qu'il était en train de revenir chez lui après son travail[2]. Il meurt le 13 Avril 1453, laissant derrière lui une certaine Maria, de qui il n'a pas eu d'enfants[1]. Niccolò Pizzolo aura eu un rôle majeur dans la vie artistique padouane du XVe siècle, particulièrement pour la formation d'Andrea Mantegna, de dix ans son cadet[1].
Œuvres
modifier- Fresques de la chapelle Ovetari dans l'Église des Érémitiques de Padoue (gravement endommagée par des bombardements en 1944).
- Fresque de Dieu le Père, chapelle du podestat de Padoue (mentionnée par Vasari).
- Saint Évêque sur un Trône (vers 1440), tempera sur bois de 123cm × 58cm, Musée Jacquemart-André, Paris[3].
- Saint Grégoire (détruit en 1944), détail d'une des fresques de la chapelle Ovetari de l'Église des érémitiques de Padoue.
- L'assomption de la Vierge (fin des années 1450), détail d'une fresque d'Andrea Mantegna sur laquelle Pizzolo a travaillé.
- Autoportait (détruit en 1944), autoportrait présumé du peintre dans la Chapelle Ovetari.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 (it) « PIZZOLO Nicolò di Pietro di Giovanni, detto Nicolò Pizzolo o Pizolo - Enciclopedia », sur Treccani (consulté le )
- 1 2 Giorgio Vasari, « Andrea Mantegna », dans Les vies des plus excellents peintres, sculpteurs, et architectes, DORBON-AINÉ, , 11–17 p. (lire en ligne)
- ↑ Répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises (XIIIe-XIXe siècles), RETIF, AGORHA - Bases de données de l'Institut national d'histoire de l'art, RETIF Répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises (XIIIe-XIXe siècles) et Institut national d'histoire de l'art, Saint évêque sur un trône, (lire en ligne)