Nicolas d'Angennes
Nicolas d'Angennes (1533-1611), seigneur de Rambouillet et vidame du Mans, est un capitaine des gardes du corps du roi Charles IX, chambellan d'Henri III et vice-roi de Pologne, gouverneur de Metz et du pays Messin.
| Ambassadeur |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Activité | |
| Père |
Jacques d'Angennes (d) |
| Mère |
Isabelle Cottereau (d) |
| Enfant |
| Distinctions |
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Biographie
modifierFamille
modifierIssu de la famille d'Angennes, il est le fils de Jacques d'Angennes, seigneur de Rambouillet († 1562), et d'Isabeau Cotereau. il est le petit-fils de Jean Cottereau.
Il eût pour frères, Charles d'Angennes, cardinal de Rambouillet, évêque du Mans ; Louis d'Angennes, seigneur de Maintenon ; Philippe d'Angennes, seigneur de Fargis, François d'Angennes, seigneur de Montlouet, et Claude d'Angennes[1].
Négociateur et combattant
modifierIl fut successivement capitaine des gardes du roi, homme instruit dans les lettres, habile négociateur et intrépide combattant. Enrico Caterino Davila et Jacques Auguste de Thou en font l'éloge.
En 1569, le Roi Charles IX l'envoie en Angleterre comme ambassadeur extraordinaire, avec la mission de remettre le collier de l'ordre de Saint-Michel à deux seigneurs anglais choisis par la reine Élisabeth. Il fut ensuite un des gentilshommes servants de la Maison du Roi et grand maréchal des logis.
Il accompagne en 1573 le duc d'Anjou pour son couronnement comme roi de Pologne à Cracovie[2]. Il fut envoyé en ambassade, par Henri III, dont il avait été gouverneur, à Rome et en Allemagne.
Le Roi Henri III le fit gentilhomme de la chambre, capitaine de ses gardes et chambellan ordinaire. En 1582, il fut nommé gouverneur de Metz et du pays messin[3] .
Catholique, il est toujours resté très attaché à Henri IV. Lorsque les Ligueurs emmènent son épouse Julienne d'Arquenay prisonnière, à Sablé, il se lance à leur poursuite et reprend la ville en 1590.
Il est battu par Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur à Craon en 1592.
« Ce vieil pharisien de Rambouillet Qui jeusne et marmotte à sa guyse, Ce pendant à grands coups de fouet Il traitte sa mère léglise. Et sy fortune favorise Lhéréticque, cest son souhait. Il nest que daller[4].
Michel Luette, Pique-mouches, 1592 »
En 1604, il était encore capitaine des cent gentilhommes de la Maison du Roi Henri IV[3].
L'épître dédicatoire de la tragédie Cornélie de Robert Garnier lui est adressée : A Monseigneur de Rambouillet, chevalier de l'ordre du Roy, conseiller en son conseil privé, capitaine de ses gardes, seneschal et lieutenant pour sa Majesté au pays et Comté du Maine[5]. Il en allait de même pour la tragédie d'Hippolyte.
Distinction
modifier- chevalier de l'ordre du Saint-Esprit (1580)
Mariage et descendance
modifierIl épouse en 1567 Julienne d'Arquenay, dame d'Arquenay, Bignon, Maisoncelle, Chamfleury, alors âgée de 15 ans. Elle lui apporta le château de Champfleury, à Arquenay, dans l'actuel département de la Mayenne. Dont deux enfants :
- Madeleine d'Angennes, mariée en 1588 avec Pierre du Bellay, marquis de Thouarcé, gouverneur d'Anjou, puis avec Louis de Barbançon, seigneur de Cany, Varennes. Elle mourut sans postérité[3].
- Charles d'Angennes, marquis de Rambouillet, seigneur d'Arquenay, seigneur châtelain de Saint-Laurent des Mortiers, capitaine de la seconde compagnie des cent gentilshommes de la Maison du Roi, maréchal des camps et armées du Roi, conseiller d'État, ambassadeur extraordinaire en Piémont et en Espagne, chevalier des ordres du Roi (1576-1652), marié en 1600 avec Catherine de Vivonne (1588 - 1665), dont postérité[3].
Sépulture
modifierSon orant en pierre, autrefois visible dans l'ancienne église de Rambouillet sur la sépulture (disparue) de la famille d'Angennes, fut placé à la Révolution par Alexandre Lenoir dans son Musée des Monuments français. En 1834, il intégra le Musée du château de Versailles, d'où il revint en 1924 à Rambouillet, depuis 2022 au Musée d'Art et d'Histoire[6]. Cet orant avait son pendant, représentant Julienne d'Arquenay, épouse de Nicolas d'Angennes, pendant qui a disparu à la Révolution[7].
L'ancienne église de Rambouillet ayant été remplacée au XIXe siècle par une nouvelle, inaugurée en 1872, les ossements des d'Angennes furent alors transférés dans la chapelle du château du Tremblay sur Mauldre[8].
Hommage
modifier- Une rue de Rambouillet porte son nom
Nicolas d'Angennes au petit écran
modifierRéférences
modifier- ↑ Mézeray, Histoire de France, 1" édition, t. III, p. 1229. Gilles Ménage, Seconde partie de l'Histoire de Sablé, p. 56-57.
- ↑ M. Henri Lemoine, « Le fonds des archives du Tramblay aux archives de Seine-et-Oise », Annuaire-Bulletin de la Société de l'histoire de France-volume= 83, , p. 93-99.
- 1 2 3 4 P. Anselme, Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France, tome second, Paris, la Compagnie ders Libraires, (lire en ligne), p. 416-417
- ↑ Il s'agit d'une ellipse qui signifie : il suffit de courir sus aux royaux pour les mettre en déroute.
- ↑ Madeleine Lazard, « Cornélie, tragédie. Coll. « Théâtre Complèt/Robert Garnier» [Compte-rendu] », Renaissance and Reformation / Renaissance et Réforme, vol. 26, no 3, , p. 75-77.
- ↑ Béatrice de Chancel-Bardelot, « Nicolas d'Angennes, seigneur de Rambouillet », sur agorha.inha.fr (consulté le )
- ↑ Chantal Waltisperger, « Statue (statue tombale) : Nicolas d'Angennes », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Christian Rouet, « Les d'Angennes, seigneurs de Rambouillet », sur yveline.org, (consulté le )
Voir aussi
modifierSources partielles
modifier- André Joubert, Étude sur les misères de l'Anjou aux XVe et XVIe siècles Voir en ligne

- « Nicolas d'Angennes », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne)