Notre-Dame-d'Allonne
Notre-Dame-d'Allonne est une ancienne commune française du département de la Manche.
| Notre-Dame-d'Allonne | |
À gauche, l'église Notre-Dame, et à droite le clocher de l'église Saint-Pierre. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Commune | Les Moitiers-d'Allonne |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Statut | Ancienne commune |
| Code postal | 50270 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 24′ 07″ nord, 1° 46′ 39″ ouest |
| Élections | |
| Départementales | Les Pieux |
| Historique | |
| Fusion | 1818 |
| Intégrée à | Les Moitiers-d'Allonne |
| Localisation | |
| modifier |
|
Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Sancta Maria de Alona au XIIe siècle (abbaye du Vœu), Sancta Maria de Alongna en 1320 et 1325 (pouillé de Coutances), Notre-Dame d'Aloinne en 1332, Nostre-Dame des Moustiers d'Alonne en 1400, Notre-Dame d'Aloigne en 1720[1].
Histoire
modifierMoyen Âge
modifierAu XIIe siècle, Robert de Sortosville donne l'église Notre-Dame à l'abbaye de Blanchelande[2]. Les religieux avaient une grange auprès des deux églises de Saint-Pierre et Notre-Dame d'Allonne[3].
Seigneurie du Breuil
modifierLe fief du Breuil, situé sur le territoire de la paroisse de Notre-Dame, était la possession de la famille d'Anneville, qui possédait également une partie de la paroisse de Saint-Pierre-d'Arthéglise[4]. Son premier seigneur connu, qui vivait à la fin du XIe siècle, est Guillaume Ier d'Anneville, chevalier, seigneur d'Anneville, du Breuil en Saire (Anneville-en-Saire), d'Ourville, la Pernelle, du Vicel, Prétot, du Breuil d'Allonne (Notre-Dame-d'Allonne), Sortosville-en-Beaumont et Saint-Pierre-d'Arthéglise et dont l'arrière petit-fils, Jean, qui vivait en 1180, est l'auteur de la branche des d'Anneville dits du Breuil d'Allonne[5].
En 1153, un Jean d'Anneville, seigneur du Breuil, donna, avec Geoffroi de Sortosville, seigneur de Sortosville, le patronage de l'église de Saint-Pierre-d'Arthéglise à l'abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte[6]. Le dernier représentant de la branche, Robert d'Anneville, dit du Breuil, vivant en 1350, ne laissa que trois filles : Jeanne, épouse de Zacharie du Val ; Robine, épouse de Jean de Saint-Martin ; Raoulette, épouse de Thomas Acoul, de Jersey. C'est les deux premières qui héritèrent du fief du Breuil ; les familles du Val et de Saint-Martin le conserveront jusqu'à la fin du XVe siècle. Au début du XVIe siècle, les deux parties du fief passèrent par alliance aux familles de Thieuville, Vidal, Morel et de Thère[7].
Temps modernes
modifierLa famille d'Auxais en fut ensuite propriétaire. En 1541, Cléophas d'Auxais est seigneur du Bosq et d'Allonne[7].
En 1543 et 1544, une procédure est en cours devant le bailliage de Valognes au sujet du patronage de l'église de Notre-Dame entre les religieux de Blanchelande et noble homme Michel du Mesnil, sieur de Tocqueville et du Breuil[3].
En 1567, Ollivier de Thère, écuyer, sieur du Breuil et de la Motte du Vaast au Vast, est taxé pour ces fiefs de 9 livres dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief du Breuil à Notre-Dame-D'allonne, qui valait un quart de fief de haubert et relevait de la vicomté de Valognes, avait des extensions à Sortosville-en-Beaumont, Saint-Pierre-d'Arthéglise et Jobourg. On trouve par la suite un Guillaume d'Auxais, époux de Gabrielle Le Sauvage, qualifié de seigneur du Breuil, des Moitiers-d'Allonne, de Sortosville-en-Beaumont et de Saint-Pierre-d'Arthéglise[7].
En , le fief, anciennement divisé eu deux huitièmes de fief, est réunifié[8], par lettres patentes du roi, données à Paris[7].
En 1785, le fief est la possession d'Aimée Rose Blanche d'Auxais, veuve de René Guillaume de Griselaine, et, de noble homme Pierre Charles Bernardin du Tertre, écuyer, et ses frères, tous héritiers de la famille d'Auxais du Breuil[7].
Époque contemporaine
modifierEn 1818, la commune fusionne avec Saint-Pierre-d'Allonne pour former la nouvelle commune des Moitiers-d'Allonne. Des deux églises côte à côte, seule l'église Notre-Dame a été conservée, l'église Saint-Pierre ne conservant que son clocher.
Administration
modifierDémographie
modifierVoir aussi
modifierNotes et références
modifier- ↑ Jacques Lechevalier (préf. Dieudonné Renaux), Terre et Mer en Côte des Isles (nord), Jacques Lechevalier, , 223 p. (ISBN 979-10-91240-01-7), p. 9.
- 1 2 René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 360.
- 1 2 Jean Barros, « Le canton de Barneville : Notes historiques et archéologiques », Revue de la Manche, vol. 35, t. 10, , p. 187.
- ↑ Jean Barros, Le canton de Barneville-Carteret (Côte des Isles) : Dans l'histoire, t. 2, Valognes, Éditions de la Côte des Isles, , 440 p. (ISBN 2-9505339-2-2), p. 77.
- ↑ Barros 1967, p. 189.
- ↑ Gautier 2014, p. 592.
- 1 2 3 4 5 Barros 1967, p. 190.
- ↑ Léonor de Mons, « Rôle du ban et de l'arrière-ban de la vicomté de Valognes », Revue de la Manche, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche (SAHM), t. 57, no 227, janvier-février-mars 2015, p. 41 (ISSN 1161-7721).
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Notre-Dame-d'Allonne », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).