Notre-Dame d'Orveau

établissement scolaire catholique privé français

Notre-Dame d'Orveau est un établissement privé d'enseignement catholique situé à Nyoiseau, dans la commune de Segré-en-Anjou Bleu dans le département de Maine-et-Loire en France.

Notre-Dame d'Orveau
Description de l'image Nyoiseau-lycee-orveau-ferme-covid-5-fevrier-2021.jpg.
Identité
Devise Éduquer, Instruire, Évangéliser.
Histoire et statut
Fondation
Type Enseignement privé
Administration
Code UAI 0491927D et 0490834R
Directeur Matthieu Roucher
Études
Population scolaire 422 élèves (2024)
Étudiants 110 et 190
Formation École primaire, collège, lycée général
Localisation
Ville Segré-en-Anjou Bleu
Pays France
Site web www.orveau.com
Coordonnées 47° 42′ 36″ nord, 0° 54′ 24″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
(Voir situation sur carte : Maine-et-Loire)
Notre-Dame d'Orveau

Histoire

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École normale libre (-)

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En , le baron et la baronne Almir de Vaux donnent le château d'Orveaux au diocèse d'Angers afin d'y installer une école normale libre[1], destinée à former des instituteurs catholiques de l'Ouest de la France. L'établissement est initialement confié à la Congrégation des Marianistes, avant de passer en sous l'administration de la Congrégation de Sainte-Croix[1] (CSC), fondée par le père Basile Moreau au Mans en .

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'établissement cache des enfants juifs[2].

Dans les années 1950, de gros travaux d'agrandissement sont entrepris avec la construction d'un dortoir dans une aile du château puis de salles de classe[1].

Enseignement général (depuis )

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En , l'établissement change de vocation et devient un collège et un lycée sous contrat d'association avec l'État[2].

La chapelle, bâtie sur les plans de l'architecte Henri Enguehard et comportant des vitraux réalisés par Gabriel Loire[3], est inaugurée en [4].

En , l'établissement devient mixte[2] et s'ouvre à l'international avec l'arrivée d'élèves africains.

En , il est confié à un directeur laïc[2], tandis que les religieux de Sainte-Croix continuent d'œuvrer au sein des organismes de gestion et de décision, tout en assurant l'instruction religieuse.

En , une école privée hors-contrat, l'école Bienheureux Basile Moreau, ouvre dans l'établissement[5].

En , l'établissement accueille l'université d'été d'Academia Christiana, un mouvement catholique identitaire[6],[7].

En , plusieurs enseignants se plaignent dans une enquête de StreetPress de pratiques d'endoctrinement à des idées d'extrême droite au sein de cet établissement[7].

La chapelle de l'école.

En , un projet de ferme pédagogique y voit le jour[8]. Une serre agricole y est inaugurée en [9].

Établissement aujourd'hui

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L'établissement propose un enseignement général de la petite section de maternelle à la terminale, et accueille des enfants porteurs de handicaps dans deux classes dites « extraordinaires »[10],[11]. En , il accueille 96 enfants à l'école primaire, 136 au collège et 190 au lycée dont environ 200 pensionnaires[8].

Le collège-lycée sous contrat accueille aussi bien « les enfants de la très haute bourgeoise d'affaires [que] les descendants de leaders politiques réactionnaires ou de l'extrême droite »[12]. Ainsi, l'indice de position sociale du lycée, qui est de 139,4 en -[13], est le plus élevé des établissements de Maine-et-Loire[14].

Anciens élèves

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L'établissement compte plusieurs personnalités parmi ses anciens élèves dont le journaliste Jean-Paul Kauffmann [15]. Il a également accueilli les enfants d'hommes politiques tels qu'Alain Madelin, Philippe de Villiers ou Marine Le Pen, ainsi que ceux de diplomates et dignitaires étrangers[15].

Jean-Eudes Gannat, militant néofasciste, y a été scolarisé[16].

Le journaliste Philippe Gildas y a été surveillant pendant un an en [17].

Loïk Le Priol, militant d'extrême droite et assassin du rugbyman Federico Martín Aramburú, y a été scolarisé et en a été exclu en cinquième pour avoir agressé des camarades[18].

Notes et références

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  1. 1 2 3 « Château d'Orveaux, actuellement école secondaire Notre-Dame d'Orveaux », notice no IA49002154, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. 1 2 3 4 Joël Audouin, « Nyoiseau. « L'esprit de famille » entretenu par la Congrégation de Sainte-Croix », Le Courrier de l'Ouest, .
  3. Ateliers Loire Chartres, « Gabriel Loire - Nyoiseau - Chapelle du collège Notre-Dame d'Orveau », sur ateliers-loire.fr (consulté le ).
  4. « Chapelle », notice no IA49002155, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. « Nyoiseau. Une école primaire ouverte cette année à Orveau », Le Courrier de l'Ouest, .
  6. Pierre-Louis Augereau, « Maine-et-Loire. Les jeunes identitaires réunis au collège-lycée Notre-Dame d'Orveau à Nyoiseau » Accès payant, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
  7. 1 2 Guillerme Captant, « Notre Dame d'Orveau, le lycée favori de l'extrême droite » Accès libre, sur StreetPress, (consulté le ).
  8. 1 2 « Nyoiseau. Une ferme pédagogique à Notre-Dame-d'Orveau », Haut-Anjou, (consulté le ).
  9. Joël Audouin, « La serre agricole de Notre-Dame d’Orveau inaugurée », Le Courrier de l'Ouest, .
  10. Marie-Hélène Moron, « Rentrée scolaire. Une ferme pédagogique pour les collégiens de Notre-Dame d'Orveau près de », sur angers.maville.com, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
  11. Élisabeth Caillemer, « Handicap à l'école : un pari gagnant » Accès payant, Le Journal du dimanche, (consulté le ).
  12. Daphné Deschamps, Christophe-Cécil Garnier, Nicolas Lebourg, Mathieu Molard et Johan Weisz, Extrême danger : Connaître et combattre l'extrême droite radicale, Rennes, Éditions du commun, , 305 p. (ISBN 979-10-95630-98-2), p. 224-230.
  13. « Indices de position sociale des lycées (-) », sur data.education.gouv.fr, Ministère de l'Éducation nationale.
  14. François Lacroix, « Enseignement : le grand écart social entre les lycées du Maine-et-Loire » Accès payant, Le Courrier de l'Ouest, .
  15. 1 2 « Nyoiseau. Marine Le Pen scolarise sa fille dans le Segréen », Le Courrier de l'Ouest, .
  16. Constance Daulon, « « Il alterne entre une image de politique respectable et les violences de rue » : Jean-Eudes Gannat, itinéraire d'un identitaire devenu conseiller municipal », Le Nouvel Obs, (consulté le ).
  17. « Maine-et-Loire. L'appel de Philippe Gildas pour retrouver son copain angevin », Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
  18. Paul Conge, Les tueurs d'extrême droite : Enquête sur une menace française, Monaco, Éditions du Rocher, , 222 p. (ISBN 978-2-268-11194-0, lire en ligne Accès limité).

Liens externes

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