Notre-Dame d'Orveau
Notre-Dame d'Orveau est un établissement privé d'enseignement catholique situé à Nyoiseau, dans la commune de Segré-en-Anjou Bleu dans le département de Maine-et-Loire en France.
| Devise | Éduquer, Instruire, Évangéliser. |
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| Fondation | |
|---|---|
| Type | Enseignement privé |
| Code UAI | 0491927D et 0490834R |
|---|---|
| Directeur | Matthieu Roucher |
| Population scolaire | 422 élèves (2024) |
|---|---|
| Étudiants | 110 et 190 |
| Formation | École primaire, collège, lycée général |
| Ville | Segré-en-Anjou Bleu |
|---|---|
| Pays | France |
| Site web | www.orveau.com |
| Coordonnées | 47° 42′ 36″ nord, 0° 54′ 24″ ouest | |
|---|---|---|
| Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
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Histoire
modifierÉcole normale libre (-)
modifierEn , le baron et la baronne Almir de Vaux donnent le château d'Orveaux au diocèse d'Angers afin d'y installer une école normale libre[1], destinée à former des instituteurs catholiques de l'Ouest de la France. L'établissement est initialement confié à la Congrégation des Marianistes, avant de passer en sous l'administration de la Congrégation de Sainte-Croix[1] (CSC), fondée par le père Basile Moreau au Mans en .
Durant la Seconde Guerre mondiale, l'établissement cache des enfants juifs[2].
Dans les années 1950, de gros travaux d'agrandissement sont entrepris avec la construction d'un dortoir dans une aile du château puis de salles de classe[1].
Enseignement général (depuis )
modifierEn , l'établissement change de vocation et devient un collège et un lycée sous contrat d'association avec l'État[2].
La chapelle, bâtie sur les plans de l'architecte Henri Enguehard et comportant des vitraux réalisés par Gabriel Loire[3], est inaugurée en [4].
En , l'établissement devient mixte[2] et s'ouvre à l'international avec l'arrivée d'élèves africains.
En , il est confié à un directeur laïc[2], tandis que les religieux de Sainte-Croix continuent d'œuvrer au sein des organismes de gestion et de décision, tout en assurant l'instruction religieuse.
En , une école privée hors-contrat, l'école Bienheureux Basile Moreau, ouvre dans l'établissement[5].
En , l'établissement accueille l'université d'été d'Academia Christiana, un mouvement catholique identitaire[6],[7].
En , plusieurs enseignants se plaignent dans une enquête de StreetPress de pratiques d'endoctrinement à des idées d'extrême droite au sein de cet établissement[7].

En , un projet de ferme pédagogique y voit le jour[8]. Une serre agricole y est inaugurée en [9].
Établissement aujourd'hui
modifierL'établissement propose un enseignement général de la petite section de maternelle à la terminale, et accueille des enfants porteurs de handicaps dans deux classes dites « extraordinaires »[10],[11]. En , il accueille 96 enfants à l'école primaire, 136 au collège et 190 au lycée dont environ 200 pensionnaires[8].
Le collège-lycée sous contrat accueille aussi bien « les enfants de la très haute bourgeoise d'affaires [que] les descendants de leaders politiques réactionnaires ou de l'extrême droite »[12]. Ainsi, l'indice de position sociale du lycée, qui est de 139,4 en -[13], est le plus élevé des établissements de Maine-et-Loire[14].
Anciens élèves
modifierL'établissement compte plusieurs personnalités parmi ses anciens élèves dont le journaliste Jean-Paul Kauffmann [15]. Il a également accueilli les enfants d'hommes politiques tels qu'Alain Madelin, Philippe de Villiers ou Marine Le Pen, ainsi que ceux de diplomates et dignitaires étrangers[15].
Jean-Eudes Gannat, militant néofasciste, y a été scolarisé[16].
Le journaliste Philippe Gildas y a été surveillant pendant un an en [17].
Loïk Le Priol, militant d'extrême droite et assassin du rugbyman Federico Martín Aramburú, y a été scolarisé et en a été exclu en cinquième pour avoir agressé des camarades[18].
Notes et références
modifier- 1 2 3 « Château d'Orveaux, actuellement école secondaire Notre-Dame d'Orveaux », notice no IA49002154, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 3 4 Joël Audouin, « Nyoiseau. « L'esprit de famille » entretenu par la Congrégation de Sainte-Croix », Le Courrier de l'Ouest, .
- ↑ Ateliers Loire Chartres, « Gabriel Loire - Nyoiseau - Chapelle du collège Notre-Dame d'Orveau », sur ateliers-loire.fr (consulté le ).
- ↑ « Chapelle », notice no IA49002155, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Nyoiseau. Une école primaire ouverte cette année à Orveau », Le Courrier de l'Ouest, .
- ↑ Pierre-Louis Augereau, « Maine-et-Loire. Les jeunes identitaires réunis au collège-lycée Notre-Dame d'Orveau à Nyoiseau »
, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ). - 1 2 Guillerme Captant, « Notre Dame d'Orveau, le lycée favori de l'extrême droite »
, sur StreetPress, (consulté le ). - 1 2 « Nyoiseau. Une ferme pédagogique à Notre-Dame-d'Orveau », Haut-Anjou, (consulté le ).
- ↑ Joël Audouin, « La serre agricole de Notre-Dame d’Orveau inaugurée », Le Courrier de l'Ouest, .
- ↑ Marie-Hélène Moron, « Rentrée scolaire. Une ferme pédagogique pour les collégiens de Notre-Dame d'Orveau près de », sur angers.maville.com, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
- ↑ Élisabeth Caillemer, « Handicap à l'école : un pari gagnant »
, Le Journal du dimanche, (consulté le ). - ↑ Daphné Deschamps, Christophe-Cécil Garnier, Nicolas Lebourg, Mathieu Molard et Johan Weisz, Extrême danger : Connaître et combattre l'extrême droite radicale, Rennes, Éditions du commun, , 305 p. (ISBN 979-10-95630-98-2), p. 224-230.
- ↑ « Indices de position sociale des lycées (-) », sur data.education.gouv.fr, Ministère de l'Éducation nationale.
- ↑ François Lacroix, « Enseignement : le grand écart social entre les lycées du Maine-et-Loire »
, Le Courrier de l'Ouest, . - 1 2 « Nyoiseau. Marine Le Pen scolarise sa fille dans le Segréen », Le Courrier de l'Ouest, .
- ↑ Constance Daulon, « « Il alterne entre une image de politique respectable et les violences de rue » : Jean-Eudes Gannat, itinéraire d'un identitaire devenu conseiller municipal », Le Nouvel Obs, (consulté le ).
- ↑ « Maine-et-Loire. L'appel de Philippe Gildas pour retrouver son copain angevin », Le Courrier de l'Ouest, (consulté le ).
- ↑ Paul Conge, Les tueurs d'extrême droite : Enquête sur une menace française, Monaco, Éditions du Rocher, , 222 p. (ISBN 978-2-268-11194-0, lire en ligne
).