Noyelles-Godault

commune française du département du Pas-de-Calais

Noyelles-Godault [nwajɛl ɡɔdo] est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Noyellois. La commune est membre de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin.

Noyelles-Godault
Noyelles-Godault
La cité-jardin Crombez, patrimoine mondial de l’UNESCO.
Blason de Noyelles-Godault
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité CA d'Hénin-Carvin
Maire
Mandat
Valérie Biegalski
2026-2032
Code postal 62950
Code commune 62624
Démographie
Gentilé Noyellois
Population
municipale
5 994 hab. (2023 en évolution de +0,35 % par rapport à 2017)
Densité 1 100 hab./km2
Population
unité urbaine
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 15″ nord, 2° 59′ 41″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 50 m
Superficie 5,45 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Hénin-Beaumont-2
Législatives 11e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Noyelles-Godault
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Noyelles-Godault
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
Noyelles-Godault
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Noyelles-Godault
Liens
Site web www.ville-noyelles-godault.fr

La commune de Noyelles-Godault (nom officiel depuis 1801) est située dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, à 14 km, à vol d'oiseau, à l'est de la commune de Lens. C'est une commune de type centre urbain intermédiaire selon l'Insee, appartenant à l'unité urbaine de Douai-Lens, avec une population de 5 994 habitants au dernier recensement de 2023.

Noyelles-Godault est une ville du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais dans laquelle l'exploitation du charbon s'est arrêtée en 1957. Elle est le lieu de naissance de Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste français, ministre de la Fonction publique et vice-président du Conseil, qui y fut mineur dans sa jeunesse. Depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les 353 sites du bassin minier inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, un site se trouve dans la commune.

À la suite de la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

Géographie

modifier

Localisation

modifier

Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Noyelles-Godault est un centre urbain situé à 14 km à l’est de la commune de Lens (chef-lieu d'arrondissement). Cette commune fait partie intégrante du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes, dont une, Esquerchin, située dans le département du Nord. Les communes limitrophes sont Courcelles-lès-Lens, Dourges, Esquerchin, Évin-Malmaison et Hénin-Beaumont.

Géologie et relief

modifier

La superficie de la commune est de 5,45 km2 ; son altitude varie de 22 à 50 m[1].

Hydrographie

modifier

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[2].

Il est traversé, au nord, par le canal navigable de la Deûle, d'une longueur de 58,75 km, qui prend sa source dans la commune de Douai et se jette dans la Lys au niveau de la commune de Deûlémont[3].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Noyelles-Godault[Note 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 696 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 8 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 3].

Statistiques 1991-2020 et records station DOUAI (59) - alt : 26 m, Situation : lat : 50°23'22"N, lon : 3°04'01"E (à 6,2 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
15
1.1.2022
19,5
24.2.2021
24,8
31.3.2021
28
20.4.1968
31,3
27.5.2005
36
27.6.2011
40,8
25.7.2019
36,6
12.8.2024
35,5
15.9.2020
29
1.10.2011
20,5
7.11.2015
16,2
31.12.2022
40,8
2019
Maximale moyenne 6,4 7,4 11,2 15,1 18,5 21,6 23,9 23,9 20,1 15,2 10,1 6,9 15
Moyenne 4 4,5 7,2 10,1 13,5 16,5 18,6 18,4 15,3 11,5 7,3 4,5 11
Minimale moyenne 1,5 1,5 3,3 5,1 8,5 11,4 13,2 13 10,4 7,8 4,5 2,1 6,9
Record de froid
date du record
−20,5
8.1.1985
−12,5
7.2.1991
−11
13.3.2013
−4,5
11.4.2003
−1,5
5.5.1996
1
2.6.1962
4,1
17.7.1971
0,8
17.8.1966
0
19.9.1977
−6
30.10.1997
−9,5
23.11.1998
−12,5
29.12.1996
−20,5
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 57,8 51,4 52,5 41,9 56,6 63,3 68,1 68,1 60,9 64,4 71 73,2 729,2
≥ 1 mm (jours) 11,8 10,6 10,5 9 9,7 9,1 9,2 9,3 9,1 11,1 13,1 13,3 125,8
≥ 5 mm (jours) 4,2 3,7 3,5 2,9 3,9 4,1 4,3 4,4 4,1 4,4 4,8 5,5 49,8
≥ 10 mm (jours) 1,2 1 1,1 0,8 1,4 2,3 2,3 2,1 1,6 1,6 2 2 19,3
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
19,4
1.1.2003
25,8
7.2.2024
35
5.3.2012
35
26.4.2003
52
30.5.2016
40,5
24.6.1969
77,1
3.7.2005
67
25.8.1990
45,2
20.9.2014
52,4
10.10.2013
32
13.11.2010
28,8
2.12.2000
77,1
2005
Source : « Fiche 59178001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, edité le : 06/05/2026 dans l'état de la base (consulté le )
6,4
1,5
57,8
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
7,4
1,5
51,4
fév.
11,2
3,3
52,5
mars
15,1
5,1
41,9
avril
18,5
8,5
56,6
mai
21,6
11,4
63,3
juin
23,9
13,2
68,1
jui.
23,9
13
68,1
août
20,1
10,4
60,9
sep.
15,2
7,8
64,4
oct.
10,1
4,5
71
nov.
6,9
2,1
73,2
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Paysages

modifier

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 4],[13]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[14].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[14].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[14].

Milieux naturels et biodiversité

modifier

Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

modifier

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 5] : les Terrils no 87 et no 92 de Dourges et d’Hénin-Beaumont, d’une superficie de 75 ha et d'une altitude variant de 29 à 125 mètres[15].

Carte de la ZNIEFF sur la commune.

Espèces faunistiques et floristiques

modifier

L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[16].

Urbanisme

modifier
Secteur est (Béthune, Lens, Hénin-Beaumont)

Typologie

modifier

Au , Noyelles-Godault est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 6], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 7],[Insee 2],[Insee 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune de la couronne[Note 8],[Insee 3]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[Insee 4],[Insee 5].

Occupation des sols

modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (82,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (42,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (39 %), terres arables (17,2 %), mines, décharges et chantiers (1,1 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts

modifier

On peut diviser la commune en plusieurs quartiers : Noyelles Nord : comportant principalement des habitations et l'ancienne usine de métallurgie Metaleurop ; Noyelles Sud : on y trouve des hôtels et des habitations, quelques restaurants ; Noyelles - centre commercial et le Centre commercial de Noyelles-Godault Auchan.

Logement

modifier

En 2021[Note 9], le nombre total de logements dans la commune était de 2 637, alors qu'il était de 2 509 en 2015 et de 2 167 en 2010[Insee 6], soit une progression du nombre total de logements de 21,7 % depuis 2010.

Parmi ces 2 637 logements, 92,8 % étaient des résidences principales, (soit 2 448 logements), 0,6 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 72,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 27,7 % des appartements[Insee 7].

Sur les 2 448 résidences principales, 44,9 % sont occupées par des propriétaires, 54,1 % par des locataires et 0,9 % par des personnes logées gratuitement[Insee 8].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Noyelles-Godault en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,6 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (6,5 %) inférieure à celle du département (7,3 %) et de la France entière (8,1 %).

Le logement à Noyelles-Godault en 2021
Typologie Noyelles-Godault[Insee 7] Pas-de-Calais[Insee 9] France entière[Insee 10]
Résidences principales (en %) 92,8 86,1 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,6 6,5 9,7
Logements vacants (en %) 6,5 7,3 8,1

Voies de communication et transports

modifier

Voies de communication principales

modifier

La commune est au croisement des autoroutes A1 et A21, et est desservie par la sortie no 17, donnant sur l'avenue de la République au cœur de la zone commerciale.

La commune est desservie par l'ancienne route nationale 43, qui a été déclassée et est désormais une voie communale.

Lignes de bus

modifier

Noyelles-Godault est desservie par le réseau de transports en commun Tadao[18] :

Transport ferroviaire

modifier

Noyelles-Godault ne dispose pas de gare. Les deux gares de proximité sont la gare d'Hénin-Beaumont et la gare de Dourges situées sur la ligne de Lens à Ostricourt, et qui permettent d'emprunter la C41 (Lens-Libercourt-Lille) et la P42 (Lens-Douai)[19].

Toponymie

modifier
Entrée de Noyelles-Godault.

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Nigella Godeldis en 1070 ; Nigella en 1104 ; Noella juxta Beai, Nigella versus Bay en 1122 ; Noella juxta Bai en 1138 ; Noella en 1222 ; Nigella Godaldis en 1248 ; Noyelle-le-Gudaut en 1387 ; Noyelle-le-Godault en 1418 ; Noyelles-Godam en 1720 ; Noyelle-Godaert en 1721[20] ; Noyelles Godault en 1793 ; Noyelles-Godeau et Noyelles-Godault depuis 1801[1].

Il s'agit d'un toponyme gaulois composé de *novio, latinisé en Nigella aux IXe et Xe siècles neuf, nouveau » → voir Noyon) et *ialo- (« clairière, lieu défriché, essart » → voir Neuilly et Noailles).

Godault est le nom d'une ancienne ferme de la commune[21]. Le mot « Godault » a probablement pour origine le nom de la femme de Robert d'Agnez-lès-Duisans, Godeldis, qui aurait vécu vers l'an 1000 et aurait été propriétaire d'une partie du hameau[22].

La forme picarde est Nöyel-Godault.

Histoire

modifier

Préhistoire

modifier

Des vestiges archéologiques découverts sur le territoire de la commune témoignent d'une occupation humaine remontant au début du Paléolithique supérieur (de 30 000 à 40 000 ans avant Jésus-Christ). À noter qu'en langue picarde "noyé" signifie "sous l'eau - inondé" et correspond à la physionomie de la commune dont une partie des terrains est inondable.

Époque contemporaine

modifier

Première Guerre mondiale

modifier

La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[23].

Les mines

modifier
La fosse n° 4 - 4 bis de la Compagnie des mines de Dourges, vue ici vers 1960, était un charbonnage constitué de deux puits situé à Noyelles-Godault.

La houille est découverte à Noyelles-Godault en 1842 et la compagnie des mines de Dourges décide d'y réaliser un puits à Noyelles, près de la route nationale 43, la fosse no 4, dite Fosse Hély d’Oissel. Creusé en 1867, il subit les conséquences de la guerre franco-allemande de 1870. La fosse est exploitée à partir de 1877 avec la création de bâtiments liés à son fonctionnement et l’apparition de son chevalet.

L'industrie minière assure le développement de ce qui était jusqu'alors un petit village, avec la construction de cités ouvrières (Coron de Derrière et Coron de Devant, Coron Rapart et cité Hély d’Oissel, Coron des Onze Maisons, cité de la Basse…), qui ont été démolis à la fin du XXe siècle.

La fosse 4 cesse son activité en 1957, après avoir produit 12 857 300 tonnes de charbon[24].

Industrie

modifier

L'usine Malfidano est fondée à Noyelles-Godault en 1894. C'est une usine travaillant le plomb et le zinc. Elle traite la calamine calcinée découverte à la mine de Malfidano, en Sardaigne. Les exploitants se sont implantés à Noyelles-Godault pour profiter du grand réseau de canaux de la région, notamment le canal de la Haute-Deûle qui passe derrière l'usine, pour le réseau ferroviaire lui aussi performant et pour la population habituée aux travaux industriels, notamment avec les mines.

Son installation entraîne un afflux migratoire, avec l'arrivée de travailleurs étrangers. Cette augmentation de la population est une aubaine pour Noyelles-Godault et les villages des alentours, elle permet leur développement économique, la création d'écoles[25]... Néanmoins, la production de plomb et de zinc est nocive, que cela soit pour les travailleurs, les habitants ou l'environnement. Une des maladies associées au plomb est le saturnisme.

L'usine est rasée pendant la Première Guerre mondiale, ayant servi de lieu de stockage aux Allemands. Après la guerre, elle est rachetée par l'entreprise Penarroya.

Elle achète et fait construire des maisons durant la première partie du XXe siècle à Noyelles-Godault ou encore Courcelles-lès-Lens, certainement afin à la fois d'avoir ses ouvriers proches de leur lieu de travail, mais aussi de s'assurer de leur tranquillité.

La production de plomb s'accélère en 1936, lorsque l'on construit sur le site une grande usine moderne.

La chronologie des périodes suivantes de l'usine est détaillée sur l'article Metaleurop Nord.

Évolutions récentes

modifier

La ville ne cesse de s'agrandir depuis les années 2000. Entre 2011 et 2015, plusieurs nouveaux quartiers ont vu le jour. Par exemple, la Marlière entre Noyelles-Godault et Courcelles-les-Lens.

Le site de l'ancien terril, entre la Cité Crombez et la route nationale, a récemment été désigné pour accueillir une grande résidence principalement composée d'immeubles. Les travaux sont toujours en cours.

Politique et administration

modifier
La mairie.

Découpage territorial

modifier

La commune se trouve depuis 1962 dans l'arrondissement de Lens du département du Pas-de-Calais[Insee 11].

Commune et intercommunalités

modifier

Noyelles-Godault est membre de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2000 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales. Cette intercommunalité succédait au district d'Hénin-Carvin créé en 1968 et qui était le premier du bassin minier. La communauté d'agglomération Hénin-Carvin regroupe 14 communes et totalise 126 133 habitants en 2022[Insee 11].

Circonscriptions administratives

modifier

La commune faisait partie de 1801 à 1962 du canton de Carvin, année où elle intègre le canton d'Hénin-Beaumont. En 1973, elle intègre le canton de Leforest avant de réintégrer en 1991 le canton d'Hénin-Beaumont[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton d'Hénin-Beaumont-2[Insee 11].

Circonscriptions électorales

modifier

Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la onzième circonscription du Pas-de-Calais[26].

Élections municipales et communautaires

modifier

Lors des élections municipales de 2014 dans le Pas-de-Calais, la liste MoDem menée par le maire sortant Jean Urbaniak est la seule candidate et obtient donc la totalité des 1 868 suffrages exprimés. Elle est donc élue en totalité, et 3 de ses membres sont également conseillers communautaires.
Lors de ce scrutin, 45,24 % des électeurs se sont abstenus, et 13,40 % des votants ont choisi des bulletins blancs ou nuls[27].

Lors des élections municipales de 2020 dans le Pas-de-Calais, la liste DVD menée par Gérard Bizet obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 168 voix (72,86 %, 25 conseillers municipaux élus dont 3 communautaires), devançant très largement celle menée par Marie-Christine Duriez, qui a recueilli 435 voix (27,13 %, 4 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 58,20 % des électeurs se sont abstenus[28].

Élections municipales 2026

modifier
Nombre de sièges[29]
Sièges à pourvoirListe élue
Conseil municipal[30]
29
24
Conseil communautaire
3
2

Lors du premier tour des élections municipales du , on dénombre 3 993 inscrits, dont 2 272 votants (56,90 %), 32 votes blancs (1,41 %), 18 votes nuls (0,79 %) et 2 222 suffrages exprimés (97,80 %)[29].

La liste menée par la maire sortante Valérie Biegalski (liste DVC) est élue dès le premier tour avec 61,12 % des votes exprimés[29].

Liste des maires

modifier
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1943 Louis Beugniez[31] DC Employé de bureau
Secrétaire permanent du syndicat CFTC
Démis par le régime de Vichy
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1971 Louis Beugniez[31] MRP
puis DC
Employé de bureau, résistant
Secrétaire permanent du syndicat CFTC
Député du Pas-de-Calais (1945 → 1951)
mars 1971 mars 1983 Gérard Théry   Pharmacien
mars 1983 mai 2020 Jean Urbaniak[32],[33] MoDem[34] Inspecteur de l'Éducation nationale
Conseiller général d'Hénin-Beaumont (1992 → 2015)
mai 2020[35],[36] octobre 2023 Gérard Bizet DVC Technicien
Vice-président de la CA Hénin-Carvin (2020 → 2026)
Démissionnaire[37]
15 octobre 2023 en cours
(au 4 avril 2026)
Valérie Biegalski[38],[39] MoDem Responsable développement projets
Première adjointe (2020 → 2023)
Conseillère régionale des Hauts-de-France (2021 → )
Vice-présidente de la CA Hénin-Carvin (2026 → )
Élue pour le mandat 2023-2026
Réélue pour le mandat 2026-2032[40]

Équipements et services publics

modifier

Espaces publics

modifier

Le parc de la Cité Crombez avec un stade de football, un terrain de basket-ball et un boulodrome.

Enseignement

modifier

La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B. Sur le territoire de la commune se trouve cinq établissements scolaires[41].

La commune administre deux écoles élémentaires, Jules Ferry et Pierre et Marie Curie, et deux écoles maternelles Alphonse de Lamartine et Marcel Cathelain. Sur le territoire communal se trouve également l'école primaire privée Sacré-Cœur Notre-Dame.

Culture

modifier

L'espace Bernard Giraudeau est inauguré en 2013 avec une salle de spectacle de 540 places[42].

Population et société

modifier

Démographie

modifier

Les habitants sont appelés les Noyellois[43].

Évolution démographique

modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[45].

En 2023, la commune comptait 5 994 habitants[Note 10], en évolution de +0,35 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
448494569644718718713721701
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6727257517909361 2721 4491 6081 982
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 4102 8112 8933 0084 3344 4434 4084 4935 163
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5 4785 5515 0505 4745 6555 5395 2145 1295 922
2021 2023 - - - - - - -
5 9065 994-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

modifier

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 40,0 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,2 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 752 hommes pour 3 076 femmes, soit un taux de 52,78 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[Insee 12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
1,5 
4,6 
75-89 ans
9,3 
13,0 
60-74 ans
15,3 
18,9 
45-59 ans
17,0 
19,8 
30-44 ans
20,1 
20,0 
15-29 ans
17,9 
23,5 
0-14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[47]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Sports et loisirs

modifier

Le complexe Coubertin[48].

Économie

modifier

Revenus de la population et fiscalité

modifier

En 2021[Note 9], la commune compte 2 419 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 5 705 personnes[Insee 13].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 19 040 , inférieur à celui du département du Pas-de-Calais (20 720 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 13],[Insee 14],[Insee 15] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 24 %, de 18,4 % au niveau du département et de 14,9 % au niveau de la métropole[Insee 16],[Insee 17],[Insee 18] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 37 %, de 44,1 % au niveau du département et de 53,4 % au niveau de la métropole[Insee 13],[Insee 14],[Insee 15].

Entreprises et commerces

modifier
Envol tourbillonnaire de poussières de plomb, Usine Métaleurop-Nord (Nord de la France), en 2002, peu avant la fermeture et la destruction de cette usine métallurgique.

Les communes de Noyelles-Godault et Courcelles-lès-Lens accueillaient depuis 1894 l'usine métallurgique Metaleurop. En 2003, sa direction annonce la fermeture de l'usine, sans préavis ni plan social, et licencie 800 salariés[49]. Les activités de l'usine ont par ailleurs fortement endommagé l’environnement. En 2001, la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) reconnait « une pollution des sols d’une ampleur singulière »[49].

Le centre commercial composée d'un centre commercial centré autour d'un hypermarché Auchan composé d'une galerie marchande de plus de cent enseignes et d'une cinquantaine de magasins indépendants situés autour. Lesite est reparti sur les communes d'Hénin-Beaumont et de Noyelles-Godault.

Agriculture

modifier

La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[50]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 2].

1988200020102020
Exploitations8444
SAU[Note 13] (ha)232242205183

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 8 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 4 en 2000 puis à 4 en 2010[52] et en 2020[Carte 3], soit une baisse de 50 % depuis 1988. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 232 ha en 1988 à 183 ha en 2020[Carte 4]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 29 à 46 ha[52],[Carte 4].

Culture locale et patrimoine

modifier

Lieux et monuments

modifier

Patrimoine mondial

modifier

Depuis le , la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Parmi les 353 sites, répartis sur 109 lieux inclus dans le périmètre du bassin minier, le site no 47 de Noyelles-Godault est composé par la cité-jardin Crombez, construite à partir de 1910 et qui compte 311 logements. Elle est bâtie pour loger les mineurs de la fosse n° 4 - 4 bis des mines de Dourges[24],[53],[54],[55].

Autres lieux et monuments

modifier
  • L'église Saint-Martin, reconstruite dans les années 1920, à la suite de sa destruction durant la Première Guerre mondiale (1914-18). Les orgues, les fonts baptismaux et un tableau sont des monuments historiques à titre d'objets. Dotée en 1934-1936 de vitraux du maître verrier lillois Étienne Delannoy (1904-1999).
  • L'ancienne location de l'usine industrielle Metaleurop.
  • Noyelles-Godault possède un riche patrimoine historique industriel laissé par l’exploitation charbonnière.

La commune compte plusieurs lieux de mémoires liés au guerres mondiales et elle est décorée de la Croix de guerre 1914-1918.

  • Le monument aux morts, surmonté du Poilu au repos, statue du sculpteur Étienne Camus, place du Général-de-Gaulle, inaugurée en 1921. Ce monument commémore les morts des guerres 1914-1918, 1940-1945, Indochine et Algérie[56].
  • Les tombes de guerre de soldats français et le monument aux morts au cimetière.
  • Le cimetière héberge également les tombes de cinq soldats britanniques de la Commonwealth War Graves Commission.
  • Une stèle et une plaque à la mémoire de deux soldats tombés pendant la guerre 1940-1945.

Personnalités liées à la commune

modifier
  • Maurice Thorez (1900-1964), personnalité politique, né à Noyelles-Godault.
  • Louis Beugniez (1907-1998), dirigeant syndicaliste et homme politique, né et mort à Noyelles-Godault[31],[57].
  • Laurence Duquenoy (1969-), athlète de demi-fond, championne de France du 3000 mètres steeple et ayant amélioré deux fois le record de France de cette discipline, née à Noyelles-Godault.

Héraldique

modifier
Blason de Noyelles-Godault Blason
D'azur à la roue dentée d'or, remplie de gueules et enfermant une lampe de mineur de sable, au pont de cinq arches d'argent posé sur la champagne ondée de sinople[58].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Détails
Adopté par la municipalité le .

Pour approfondir

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

modifier

Ouvrage consultable aux archives départementales du Pas-de-Calais[59] :

  • Noyelles-Godault, histoire d'un village, Bouvignies, Nord avril, 2011.

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Notes et références

modifier
  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  7. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Douai-Lens comprend quatre villes-centres (Douai, Hénin-Beaumont, Lens, Liévin) et 63 communes de banlieue.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. 1 2 2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
  10. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  11. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[51].
  15. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune,le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  16. "Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes : carte de Cassini (XVIIIe siècle), carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. 1 2 « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références

modifier

Site de l'Insee

modifier
  1. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  2. « Unité urbaine 2020 de Douai-Lens », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  3. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Noyelles-Godault ».
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lens - Liévin », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  6. « Chiffres-clés - Logement en 2021 à Noyelles-Godault - Section LOG T1 » (consulté le ).
  7. 1 2 « Chiffres-clés - Logement en 2021 à Noyelles-Godault - Section LOG T2 » (consulté le ).
  8. « Chiffres-clés - Logement en 2021 à Noyelles-Godault - Section LOG T7 » (consulté le ).
  9. « Chiffres-clés - Logement en 2021 dans le Pas-de-Calais - Section LOG T2 » (consulté le ).
  10. « Chiffres-clés - Logement en 2021 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
  11. 1 2 3 « Rattachements administratifs de la commune », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) (consulté le ).
  12. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Noyelles-Godault (62624) », (consulté le ).
  13. 1 2 3 « Dossier complet - commune Noyelles-Godault - Revenus et pauvreté des ménages en 2021 - REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2021 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  14. 1 2 « Dossier complet - Département du Pas-de-Calais - Revenus et pauvreté des ménages - REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2021 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  15. 1 2 « Dossier complet - France métropolitaine - Revenus et pauvreté des ménages - REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2021 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  16. « Dossier complet - commune Noyelles-Godault - Revenus et pauvreté des ménages en 2021 - REV G1 - Taux de pauvreté par tranche d'âge du référent fiscal en 2021 », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  17. « Dossier complet - Département du Pas-de-Calais - Taux de pauvreté par tranche d'âge du référent fiscal en 2021 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  18. « Dossier complet - France métropolitaine - Taux de pauvreté par tranche d'âge du référent fiscal en 2021 », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).

Autres sources

modifier
  1. 1 2 3 4 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Données de la commune », sur le site du service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - canal de la Deûle (E3--021-) » (consulté le )
  4. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  5. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  6. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  7. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  8. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  9. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Noyelles-Godault et Douai », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France « Douai », sur la commune de Douai - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  12. « Station Météo-France « Douai », sur la commune de Douai - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. DREAL, « atlas des paysages de la région Nord - Pas-de-Calais : Synthèse des grandes familles de paysages et des paysages régionaux qui la composent », sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  14. 1 2 3 DREAL, « atlas des paysages de la région Nord-Pas-de-Calais : Paysages miniers », sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  15. « ZNIEFF 310030116 - Terrils n° 87 et 92 de Dourges et d’Hénin-Beaumont », sur Le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  16. « statistiques des espèces recensées sur la commune », sur Le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  18. Tadao 2015, « TADAO - Une mobilité d'avance », sur tadao.fr (consulté le ).
  19. « Plan des lignes TER | Hauts-de-France », sur ter.sncf.com (consulté le ).
  20. « Dictionnaire topographique de la France », sur dicotopo.cths.fr (consulté le ).
  21. Comte Auguste De Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, Paris, (lire en ligne), p. 169.
  22. Marie-Adélaïde Nielen, Commanderies des anciennes provinces d'Artois (Haute-Avesnes, Loison), de Brabant (La Braque et Chantraine), de Flandre (Caëstre et Slype), de Hainaut (Vaillampont) et de la principauté de Liège (Villers-le-Temple), Archives nationales, (lire en ligne), p. 39.
  23. « Communes décorées de la Croix de guerre 1914 - 1918 » [PDF], sur Mémorial des batailles de la Marne - Dormans (51) (consulté le ), p. 68.
  24. 1 2 « Ruralité, industrie et mines », Ma ville > Présentation > Histoire et patrimoine, sur Ruralité, industrie et mines (consulté le ).
  25. Jean-Luc Loyer et Xavier Bétaucourt, Noir Métal, Delcourt, , p. 49.
  26. « Circonscriptions législatives : Table de correspondance des communes et des cantons pour les élections législatives de 2012 et sa mise à jour pour les élections législatives 2017 », sur data.gouv.fr (consulté le ).
  27. Résultats officiels pour la commune Noyelles-Godault
  28. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », Résultats des élections municipales et communautaires 2020, Ministère de l'intérieur (consulté le ).
  29. 1 2 3 « Résultats des élections municipales 2026 », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  30. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  31. 1 2 3 « 771 (1907-1998) », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  32. « Mazingarbe: Bernard Urbaniak en route pour un cinquième mandat, déjà une démission dans l’opposition : Lors de la réception qui a suivi le vote du maire et de ses adjoints à l’hôtel de ville, Bernard Urbaniak a été clair dans son propos : « Comme ma santé me le permet, je me sens capable d’assumer pleinement ma fonction de maire. » D’autant plus qu’il va probablement faire valoir ses droits à la retraite dans quelques mois », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
  33. Réélu pour le mandat 2014-2020 : Christophe Le Couteux, « Noyelles-Godault : « Nous n’avons aucun complexe par rapport à la sécurité », affirme Jean Urbaniak : Vétéran des maires de l’agglo, Jean Urbaniak entame un sixième mandat avec un enthousiasme intact. La politique de rénovation ou de construction d’équipements publics arrivant à terme, l’équipe municipale entend mettre l’accent sur le logement, l’enfance et la jeunesse, la tranquillité/sécurité », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
  34. Rémi Noyon, « La honte des Noyellois qui n’ont donné que 31 % à Marine le Pen », sur Rue89, nouvelobs.com, (consulté le ).
  35. « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur data.gouv.fr, (consulté le ).
  36. « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur Le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le ).
  37. « Le maire de Noyelles-Godault, Gérard Bizet, démissionne pour « laisser la place aux jeunes » : Âgé de 74 ans, le maire (divers centre) de Noyelles-Godault a décidé de passer la main. Après trois ans de mandat, il démissionne de son mandat mais continuera à siéger au conseil municipal et à l'agglo. », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
  38. Adeline Mullet, « Élue maire de Noyelles-Godault, Valérie Biegalski succède à Gérard Bizet », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
  39. Youenn Martin, « Tant d’hommes et si peu de femmes maires dans le Lensois depuis 1945... On fait le bilan commune par commune », sur https://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord,
  40. Hervé Naudot, « Valérie Biegalski désormais entourée de huit adjoints avec des indemnités à la baisse », La Voix du Nord, (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  41. « Annuaire des établissements scolaires de la commune », sur le site du ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse (consulté le ).
  42. « L'Espace Bernard Giraudeau », sur le site officiel de la commune (consulté le ).
  43. Roger Brunet, « France, le trésor des régions », sur tresordesregions.mgm.fr (consulté le ).
  44. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  45. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  46. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  47. Insee, « Évolution et structure de la population en 2022 - Département du Pas-de-Calais (62) », (consulté le ).
  48. « Le complexe Coubertin », sur le site officiel de la commune (consulté le ).
  49. 1 2 « Dans le Pas-de-Calais, le drame persistant du site le plus pollué de France », sur Reporterre, .
  50. « Les régions agricoles (RA), petites régions agricoles(PRA) - Année de référence : 2017 », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  51. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  52. 1 2 « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Noyelles-Godault - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  53. « Des écoliers à la découverte de la cité Crombez », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
  54. « Bassin minier du Nord-Pas de Calais », sur le site du patrimoine mondial de l'Unesco (consulté le ).
  55. « Liste des 109 lieux et des 353 sites qui les composent » [PDF] (217 Mo), sur le site du patrimoine mondial de l'Unesco (consulté le ).
  56. « Le monument aux morts », sur monuments-aux-morts.fr (consulté le ).
  57. André Caudron, « Démocrates chrétiens de la région du Nord dans la Résistance », Revue du Nord, t. 60, no 238, , p. 589-628 (DOI https://doi.org/10.3406/rnord.1978.3518, lire en ligne, consulté le ), sur Persée.
  58. Armorial de France, p. 14560
  59. « La commune de Noyelles-Godault », sur archives départementales du Pas-de-Calais (consulté le ).