La Nzoro, également appelée Nzaro, Obi ou Zoro, est une rivière du nord-est de la République démocratique du Congo. Elle est un affluent de rive droite de la Kibali et appartient au bassin hydrographique de l'Uele, de l'Oubangui et du Congo.

Nzoro
Nzaro, Obi, Zoro
Illustration
Caractéristiques
Bassin collecteur Congo
Cours
Source près de la frontière avec le Soudan du Sud et l'Ouganda
Confluence Kibali
· Localisation en aval de Durba
Géographie
Pays traversés Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo
Province Haut-Uele

Géographie

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La Nzoro prend sa source dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo, à proximité de la région où les frontières du pays rejoignent celles du Soudan du Sud et de l'Ouganda. Elle s'écoule principalement vers l'ouest en décrivant de nombreux méandres, puis se jette dans la Kibali en aval de Durba[1].

Le cours d'eau est également répertorié sous les noms de Nzaro, Obi et Zoro. Il traverse la province du Haut-Uele, dans une région caractérisée par un climat de savane tropicale[2].

La Nzoro comporte plusieurs secteurs de rapides. L'un d'eux, rencontré en 1892 par l'expédition de Guillaume Van Kerckhoven, reçoit le nom de chutes Milz en référence au militaire belge Jules Alexandre Milz[3].

Population

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Le bassin de la Nzoro est habité par plusieurs populations, parmi lesquelles les Logo et les Lugbara. À la fin du XIXe siècle, des sources coloniales situent les populations logo au nord du cours d'eau et des groupes mangbetu au sud[4].

Histoire

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En 1891 et 1892, une expédition conduite par Guillaume Van Kerckhoven traverse le Haut-Uele en direction du Nil. Elle comprend, entre autres, Jules Alexandre Milz, Pierre Ponthier, Gustave Gustin et Clément-François Van de Vliet[3].

Le , Van Kerckhoven, Milz, Montangie et Van de Vliet quittent Mbittima en pirogue. Ils atteignent Surur le et tentent de remonter la Nzoro. Leur progression est interrompue par des rapides, qui sont alors appelés chutes Milz. L'expédition doit abandonner la navigation et poursuivre par voie terrestre à travers une région difficile[3].

Une partie de la colonne, composée d'environ deux cents hommes, reste au pied des rapides afin de garder les charges. Le reste de l'expédition poursuit sa progression le long de la rive méridionale de la Nzoro. Van Kerckhoven et Milz quittent la région des chutes le et atteignent Tagomolanghi le [3].

Aménagements hydroélectriques

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Le cours de la Nzoro est utilisé pour la production d'hydroélectricité destinée aux activités minières de la région de Kibali. Des installations au fil de l'eau exploitent les différences de niveau créées par les rapides, sans nécessiter la construction de grands barrages.

Notes et références

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  1. (en) « Relation: Nzoro (2683773) », sur OpenStreetMap (consulté le )
  2. (en) « Nzoro, Haut Uele, Democratic Republic of the Congo », sur Mindat.org (consulté le )
  3. 1 2 3 4 M. Coosemans, « Milz (Jules-Alexandre) », dans Biographie coloniale belge, vol. 1, Institut royal colonial belge, , 697-701 p. (lire en ligne [PDF])
  4. « Kerckhoven (Van) (Guillaume-François) », dans Biographie coloniale belge, vol. 1, Institut royal colonial belge (lire en ligne [PDF])

Voir aussi

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