Néfret
Néfret[note 1] est une Égyptienne de la IVe dynastie.
| Néfret | |||||
Statue de Néfret, musée égyptien du Caire | |||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Nfr.t (« La belle ») | ||||
| Période | Ancien Empire | ||||
| Dynastie | IVe dynastie | ||||
| Famille | |||||
| Conjoint | Rahotep | ||||
| Enfant(s) | ♂ Djedi♂ Itou♂ Néferkaou♀ Méréret♀ Nedjémib♀ Sethtet | ||||
| Sépulture | |||||
| Nom | no 6 | ||||
| Type | mastaba | ||||
| Emplacement | Meïdoum | ||||
| Date de découverte | 1871 | ||||
| Découvreur | Auguste Mariette | ||||
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Attestation
modifierNéfret n'est connue que par sa tombe, qu'elle partage avec son époux Rahotep ; elle est située à Meïdoum, non loin de la pyramide de Snéfrou[1]. Les inscriptions sur sa statue mentionne son titre de « connue du roi » (rẖ.t nsw.t) ; dans la chapelle, elle possède également le titre de « Miteret » (mjtr.t), dont la traduction pose toutefois problème[2].
Généalogie
modifierBien que ses parents ne soient pas connus, elle était nécessairement de haut rang pour épouser un prince tel que Rahotep. Avec ce dernier, elle a trois fils, Djedi, Itou et Néferkaou, et trois filles, Méréret, Nedjémib et Sethtet[3], tous les six portant le titre de « connu(e) du roi » (rẖ(.t) nsw.t)[4].
Sépulture
modifierNéfret et son époux furent inhumés dans le mastaba no 6, situé dans le champ des mastabas nord de Meïdoum. La tombe a été mise au jour par Auguste Mariette en 1871[5], et les recherches détaillées la concernant ont été décrites par Flinders Petrie en 1892[6].
Ce site funéraire se trouve au nord de la première pyramide de son beau-père, Snéfrou. Le mastaba comprend deux chapelles et chambres funéraires distinctes. Rahotep fut inhumé dans la chambre A et son épouse Néfret dans la chambre B. L'édifice est entièrement construit en briques et atteint aujourd'hui une hauteur d'environ 6,6 m, après la disparition de la majeure partie de sa couche supérieure de remplissage. À l'origine, le plan présentait une structure symétrique de 52 m de long sur 33 m de large, dotée d'un puits central, de deux fausses-portes sur la façade est et d'un second puits situé presque à l'arrière de la porte nord. À l'intérieur, dans l'angle sud-ouest le plus reculé, on observe une séparation au sein de la maçonnerie de briques ; ce détail ne semble guère avoir de signification architecturale, car il se situe trop près de la chambre funéraire. L'édifice fut par la suite agrandi vers le sud et l'ouest, et une vaste extension fut ajoutée au nord, désignée sous le nom d'« annexe ». Les décors muraux de la tombe étaient très dégradés, et seuls des relevés partiels ont pu être identifiés et présentés par Petrie[6].
La chapelle de Néfret comportait une niche ornée de reliefs, dont des fragments sont aujourd'hui conservés dans diverses collections. Au centre de la niche figurent Néfret et Rahotep devant une table d'offrandes. En dessous d'eux se trouvent leurs six enfants. De part et d'autre de la niche, la partie supérieure présente une liste d'offrandes, tandis que la partie inférieure représente des domaines personnifiés apportant des offrandes[7],[8]. Néfret est également représentée à deux reprises dans la chapelle cultuelle décorée de son époux, où elle se tient, légèrement plus petite, derrière lui[9],[10].
Statues de Rahotep et Néfret
modifierNéfret est surtout connue pour sa statue funéraire grandeur nature, remarquablement bien conservée, découverte aux côtés de celle de son époux dans leur tombeau commun lors des fouilles menées par Auguste Mariette en 1871. La statue de Néfret mesure 122 cm de haut, tandis que celle de son époux est plus petite d'un centimètre. Les deux personnages sont représentés assis sur des chaises blanches, dont les dossiers portent leurs noms et titres inscrits en caractères noirs. Les deux statues sont aujourd'hui conservées au Musée égyptien du Caire (inv. CG 3-4[11]) et constituent une attraction majeure de la section consacrée à l'Ancien Empire.
Postérité
modifier- Le cratère vénusien Nofret a été nommé en son honneur[réf. souhaitée].
- Néfret figure parmi les 1 038 femmes référencées dans l'œuvre d’art contemporain The Dinner Party (1979) de Judy Chicago. Son nom y est associé à Hatchepsout[12][réf. à confirmer].
- Timbre d'Égypte de 2000, valeur faciale 20 piastres, Yvert et Tellier no 1669
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Autres noms : Nofret, Nefert ou Neferet ; ce nom signifie « La belle ».
Références
modifier- ↑ Porter et Moss 1968, p. 90-92.
- ↑ Mariette et Maspero 1885, p. 483.
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 56-61.
- ↑ Petrie 1892, Pl. XIII et XV.
- ↑ Mariette et Maspero 1885, p. 478.
- 1 2 Petrie 1892, p. 15.
- ↑ Petrie 1892, Pl. XV.
- ↑ Porter et Moss 1968, p. 92.
- ↑ Petrie 1892, Pl. IX-X.
- ↑ Porter et Moss 1968, p. 91.
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 60.
- ↑ Musée de Brooklyn - Centre Elizabeth A. Sackler - Néfret
Bibliographie
modifier- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Londres, Thames & Hudson, , 320 p. [détail des éditions] (ISBN 978-977-424-957-0) ;
- François Auguste Ferdinand Mariette et Gaston Maspero, Les mastabas de l'Ancien Empire - Fragment du dernier ouvrage de A. Mariette, publié d'après le manuscrit de l'auteur, Paris, F. Vieweg, librairie-éditeur, (lire en ligne) ;
- (en) William Matthew Flinders Petrie, Meidum, Londres, David Nutt, (lire en ligne) ;
- (en) Bertha Porter et Rosalind Moss, Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Reliefs, and Paintings, vol. IV : Lower and Middle Egypt: Delta and Cairo to Asyût, Oxford, The Clarendon Pres, , 2e éd. (1re éd. 1934).