Olfa Terras
Olfa Terras (arabe : ألفة ترّاس), née en à Menzel Bourguiba, est une mécène, philanthrope et femme politique franco-tunisienne[1].
| Olfa Terras | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée de la circonscription de Bizerte | |
| – (2 ans et 1 mois) |
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| Élection | 6 octobre 2019 |
| Législature | IIe |
| Groupe politique | La Réforme |
| Biographie | |
| Date de naissance | (51-52 ans) |
| Lieu de naissance | Menzel Bourguiba (Tunisie) |
| Nationalité | tunisienne française |
| Parti politique | Indépendante |
| Conjoint | Guillaume Rambourg (2003-2020) |
| Diplômée de | École supérieure de commerce de Tunis Université Paris-Sorbonne |
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Reconnue en Tunisie comme une figure importante de la Fondation Rambourg puis au mouvement Aïch Tounsi, elle est élue députée lors des élections législatives de 2019.
Biographie
modifierFormation et carrière professionnelle
modifierNée en 1974 à Menzel Bourguiba, Olfa Terras est la fille de Noureddine Terras, médecin spécialiste en gynécologie obstétrique et ancien président du planning familial tunisien[2]. Olfa Terras grandit à Bizerte auprès de son père, de sa mère d'origine corse, ainsi que de son frère et de ses trois sœurs[2].
C'est au sein des écoles publiques de cette ville côtière située au nord de la Tunisie qu'elle effectue l'ensemble de ses études primaires et secondaires. Après avoir obtenu son baccalauréat, elle rejoint Tunis pour poursuivre des études universitaires au sein de l'École supérieure de commerce de Tunis[2]. Elle obtient un master et s'installe dans la City de Londres pour se spécialiser dans le domaine des produits dérivés européens[2]. Plus tard, elle complète sa formation supérieure par correspondance en obtenant une licence en droit public à la Sorbonne[2].
En 2002, elle rencontre le Franco-Canadien Guillaume Rambourg[2], un gestionnaire du fonds d'investissement britannique Gartmore Group, qui devient son époux en 2003[2].
En 2011, Olfa Terras quitte Londres avec sa famille et s'installe à Paris. Elle y crée et dirige BetterCan & Co., entreprise spécialisée dans la recherche, la conception et la fabrication d'emballages, bouteilles et canettes[3]. Son mari crée Verrazzano Capital devient propriétaire de sa propre société de gestion.
Fondation Rambourg pour l'art et la culture
modifierFin 2011, soutenue par son mari et avec pour objectif de rendre plus efficient son engagement philanthropique, Olfa Terras crée avec ce dernier la Fondation Rambourg pour l'art et la culture. Elle en prend alors les rênes en occupant la présidence et en confiant la direction exécutive à son frère Karim Terras[4]. Elle donne à sa fondation la mission de favoriser l'accès à la culture, à l'art ainsi que de promouvoir l'éducation, le sport et l'artisanat. La fondation se lance dès le départ dans plusieurs projets à travers le monde, intervenant successivement au Maroc, à Gaza, au Yémen, en Syrie, au Liban et en Jordanie.
Début 2012, se sentant concernée par la révolution qui vient d'avoir lieu dans son pays, Olfa Terras se rapproche d'abord du monde des ONG, en devenant ambassadrice de Human Rights Watch en Tunisie[5]. Elle explique que « la culture est un enjeu fondamental pour promouvoir la Tunisie »[6]. En l'espace de quelques années, la fondation met en place des partenariats public-privé avec l'État tunisien[7].
En , Olfa Terras quitte la direction de la fondation en remettant les commandes à Shiran Ben Abderrazak[8],[9],[10]. En , Guillaume Rambourg annonce l'arrêt des activités de la fondation en Tunisie en expliquant que cette décision n'est qu'un au revoir[11].
Mouvement Aïch Tounsi
modifierEn , Olfa Terras crée un nouveau mouvement baptisé Aïch Tounsi (arabe : عيش تونسي soit « Vis tunisien »), qui déclare vouloir « redonner de l’espoir aux citoyens tunisiens »[12] en organisant notamment des événements dans plusieurs régions et une campagne de consultation[13]. Toutefois, des critiques s'expriment sur son opacité financière et politique et ses réseaux ultra-sponsorisés[14].
En , interrogée sur ses intentions politiques, elle rejette l'idée de transformer son association en parti politique ou de se présenter à la prochaine élection présidentielle mais se réserve néanmoins le droit de le faire un jour si elle y voyait un intérêt pour la Tunisie[15].. Toutefois, elle se présente lors des élections législatives de 2019, lors desquelles elle est élue députée dans la circonscription de Bizerte[16]. Par la suite, elle quitte Aïch Tounsi et rallie le groupe parlementaire La Réforme[17].
Distinctions
modifierLe , à l'occasion de la fête nationale de la femme, Olfa Terras reçoit un trophée des mains du chef du gouvernement Habib Essid[18]. Le jour même, elle est décorée de l'ordre de la République (troisième classe soit officier) par le président de la République Béji Caïd Essebsi pour son engagement en faveur de l'éducation, l'art et la culture[19].
Le , au nom de sa fondation, Olfa Terras reçoit le prix du meilleur investisseur de la culture en Tunisie des mains du ministre des Affaires culturelles, Mohamed Zine El Abidine[20].
Références
modifier- ↑ « La Franco-Tunisienne Olfa Terras Rambourg au secours de la culture et des arts », sur baya.tn (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 Khawla Hamed, « Success Story - Olfa Terras : la vertu au service des arts et de la culture », sur businessnews.com.tn, (consulté le ).
- ↑ « Tunisie – Mécénat : Olfa Terras Rambourg au secours de la culture et des arts », sur webmanagercenter.com, (consulté le ).
- ↑ « Fondation Rambourg Tunisie : Shiran Ben Abderrazak nouveau directeur exécutif », Réalités, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Olfa Terras : une princesse des temps modernes au service des arts et de la culture », sur ala-une-mag.com, (consulté le ).
- ↑ « La Franco-Tunisienne Olfa Terras Rambourg : « La culture est un enjeu fondamental pour promouvoir la Tunisie » », sur Radio Tunis chaîne internationale, (consulté le ).
- ↑ « Lancement de la 2e édition du prix Fondation Rambourg pour l'art et la culture », sur Leaders, (consulté le ).
- ↑ « Olfa Terras… L'interview », sur lasultanemag.com, (consulté le ).
- ↑ « Fondation Rambourg Tunisie : Shiran Ben Abderrazak nouveau directeur exécutif », Réalités, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Dorsaf Laameri, « TN Fame : rencontre avec madame Olfa Terras, créatrice de la Fondation Rambourg », sur tunisienumerique.com, (consulté le ).
- ↑ « La Fondation Rambourg arrête ses activités », sur Tuniscope, (consulté le ).
- ↑ Maryem Ben Yahia, « 3ich Tounsi : un relais de l'espoir transparent ? », Réalités, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « 3ich Tounsi : une alternative politique qui monte en puissance ? », Réalités, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Malek Lakhal, « Enquête : 3ich Tounsi, un « mouvement citoyen » aux ambitions politiques », sur Nawaat, (consulté le ).
- ↑ « Olfa Terras exclut la transformation de 3ich Tounsi en un parti politique », sur radiomedtunisie.com, (archivé sur archive.org).
- ↑ « Tunisie : les 217 députés de la nouvelle ARP », sur webdo.tn, (consulté le ).
- ↑ « Olfa Terras : le basculement en politique s'est avéré un chemin rugueux semé d'embûches... », sur Leaders, (consulté le ).
- ↑ « Fête nationale de la femme : hommage à 7 brillantes Tunisiennes », sur Kapitalis, (consulté le ).
- ↑ « À l'occasion du 13-Août, le président de la République décore des personnalités nationales féminines », sur businessnews.com.tn, (consulté le ).
- ↑ Wafa Samoud, « Olfa Terras Rambourg reçoit le prix du meilleur investisseur dans la culture », sur HuffPost Maghreb, (archivé sur archive.org).
