Bassaricyon medius
Olingo de Choco, Olingo des plaines de l’Ouest
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Mammalia |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Caniformia |
| Famille | Procyonidae |
| Genre | Bassaricyon |
Répartition géographique
- Bassaricyon medius O. Thomas, 1909 (Protonyme) {Bioref
MDD
12 août 2026
ref
- Bassariscyon gabbi orinomus Goldman, 1912[1]
- Bassaricyon gabbii orinomus Goldman, 1920[1]
- Bassaricyon gabbii medius Wozencraft, 2005[1]
- Bassaricyon alleni medius D. E. Wilson & Mittermeier, 2009[1]
- Bassaricyon alleni orinomus D. E. Wilson & Mittermeier, 2009[1]
- Bassaricyon medius orinomus K. M. Helgen, C. M. Pinto, Kays, L. E. Helgen, M. T. N. Tsuchiya, A. Quinn, D. E. Wilson, & Maldonado, 2013[1]
- Bassaricyon medius medius Bonvicino, M. J. Cardoso, & Souza-Gudinho, 2026[1]
Bassaricyon medius, l’Olingo de Choco, également connu sous le nom d'Olingo des plaines de l’Ouest, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des procyonidés.
Espèce arboricole, solitaire et nocturne endémique des forêts d'Amérique du Sud et du Panama, elle se distingue par un pelage légèrement plus clair que celui de son proche parent l'Olingo d'Allen. Décrite pour la première fois par Oldfield Thomas en 1909, l'espèce est actuellement classée comme de « préoccupation mineure » par l'UICN, malgré les menaces pesant sur son habitat forestier.
Dénominations
modifier- Nom scientifique valide : Bassaricyon medius O. Thomas, 1909 selon Mammal Diversity Database ()[2] ;
- Nom normalisé anglais : Western lowland olingo ;
- Noms vulgaires : Olingo de Choco[3], Olingo des plaines de l’Ouest[4] ;
- Noms vernaculaires : Olingo.
Taxonomie
modifierL'espèce Bassaricyon medius a été décrite pour la première fois par le zoologiste britannique Oldfield Thomas en 1909 dans ses notes sur des mammifères sud-américains, à partir d'un spécimen type (un mâle adulte) collecté par M. G. Palmer le 16 avril 1907 à Jimenez, dans les montagnes de l'intérieur du Chocó, dans l'ouest de la Colombie, à une altitude d'environ 730 mètres[5].
Par la suite reclassé comme un sous-espèce de l’Olingo d’Allen (B. alleni ) sous le nom d’Olingo des plaines de l’Ouest (B. a. medius), une étude de 2013 a reclassé l’Olingo de Choco comme une espèce distinct. L’Olingo d’Allen et de Choco vivent respectivement à l'est et l’ouest des plaines des Andes, ce sont de proche parent dont la spéciation se serait effectuée il y a environ 1,3 million d'années[6].
Phylogénie
modifierPlusieurs études moléculaires récentes ont permis d'établir les relations phylogénétiques entre les procyonidés, notamment le genre des Olingos, illustrées dans le cladogramme ci-dessous[7],[6],[8] :
| Procyonidae |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Sous-espèces
modifierOn compte deux sous-espèces de l'olingo de Choco :
| Sous-espèce | Description | Synonymes |
|---|---|---|
| Bassaricyon medius medius O. Thomas, 1909 Olingo des plaines de l’Ouest |
Sous-espèce nominale, présente en Colombie et en Équateur[6]. | * Bassaricyon medius O. Thomas, 1909[1] |
| Bassaricyon medius orinomus (Goldman, 1912) |
Présente au Panama et probablement en Colombie[6]. | * Bassariscyon gabbi orinomus Goldman, 1912[1] |
Description
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L'olingo de Choco est un animal de taille moyenne, plus petit que l'Olingo de Gabb (Bassaricyon gabbii), mais plus grand que l'Olinguito (Bassaricyon neblina)[6]. Son corps est élancé, doté de membres antérieurs relativement courts et de membres postérieurs un peu plus longs. Il mesure entre 31 et 41 cm de la tête au corps, avec une queue d'une longueur comprise entre 35 et 52 cm, ce qui représente 1,0 à 1,4 fois sa longueur tête-corps[6]. Sa longueur totale, tête et corps compris est ainsi d'environ 68 et 90 cm[6]. Son poids varie de 0,915 et 1,2 kg[6].
Ses pieds sont larges et munis de griffes courbées, les pattes arrière mesurant entre 5,8 et 9,2 cm de long[6]. Ses oreilles sont arrondies, d'une longueur de 2,5 et 5,4 cm[6].
L'espèce présente une forte similarité avec son espèce-sœur, l'Olingo d'Allen (Bassaricyon alleni). Toutefois, elle s'en distingue par un pelage légèrement plus clair en raison de pointes de poils sombres moins nombreuses sur le dos, ainsi que par une truffe sombre, souvent rose chez l'Olingo d'Allen[6]. Son crâne est légèrement plus étroit, sa truffe un peu plus longue, sa bulle tympanique moins enflée et sa quatrième prémolaire plus petite[6].
Il existe des variations notables entre les sous-espèces : là où l’Olingo des plaines de l’Ouest (Bassaricyon medius medius) est nettement plus petit que l'olingo d'Allen, la sous-espèce Bassaricyon medius orinomus atteint à peu près la même taille et arbore souvent une queue roussâtre, là où l'olingo d'Allen présente une coloration plus uniforme[6].
Écologie et comportement
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Répartition
modifierL'olingo de Choco se rencontre en Colombie et en Équateur à l'ouest des Andes, ainsi que dans certaines zones de la vallée du Río Cauca entre la cordillère centrale et la cordillère occidentale des Andes septentrionales, et dans l'est et le centre du Panama, depuis le niveau de la mer jusqu'à une altitude de 1 800 mètres[6]. La limite occidentale de son aire de répartition n'est pas encore précisément connue ; elle se situe entre 81° et 80° de longitude Ouest dans le centre du Panama[6]. On ignore pour l'instant si l'Olingo de Choco vit en sympatrie avec l'Olingo de Gabb, si les deux espèces coexistent dans une petite zone ou si leurs aires de répartition sont nettement séparées[6].
Mode de vie et écologie
modifierL'olingo de Choco est un animal solitaire et arboricole. Nocturne, il passe la journée dans des cavités d'arbres ou d'autres refuges situés en hauteur dans la canopée[6]. Il se nourrit principalement de fruits, se nourrit souvent dans les mêmes arbres que le Kinkajou et remplace cette espèce plus petite dans certaines régions[6]. La femelle met généralement au monde un seul petit[6].
Menaces et conservation
modifierL'espèce est évaluée globalement comme « préoccupation mineure » (Least Concern, LC) par l'UICN, en raison de son aire de répartition relativement vaste et de sa présence dans de nombreuses zones protégées. La principale menace pesant sur les populations locales demeure la perte d'habitat liée à la déforestation[10].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- (en)/(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en anglais « Western lowland olingo » (voir la liste des auteurs) et en allemand « Chocó-Makibär » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
- ↑ ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
- ↑ (en) Amy Chernack (Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p. (ISBN 978-84-16728-66-4), p. 692
- ↑ Catalogue of Life Checklist, consulté le .
- ↑ (en) Oldfield Thomas, « Notes on some South-American mammals, with descriptions of new species », Annals and Magazine of Natural History, 8e série, vol. 4, no 21, , p. 230–242 (DOI 10.1080/00222790909486564, lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 (en) K. M. Helgen, M. Pinto, R. Kays, L. Helgen, M. T. Tsuchiya, A. Quinn, D. E. Wilson et J. E. Maldonado, « Taxonomic revision of the olingos (Bassaricyon), with description of a new species, the Olinguito », ZooKeys, no 324, , p. 1–83 (PMID 24003317, PMCID 3760134, DOI 10.3897/zookeys.324.5827, lire en ligne)
- ↑ (en) Klaus-Peter Koepfli, Matthew E. Gompper, Eduardo Eizirik, Chun-Chi Ho, Leigh Linden, Jesús E. Maldonado et Robert K. Wayne, « Phylogeny of the Procyonidae (Mammalia: Carnivora): Molecules, morphology and the Great American Interchange », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 43, no 3, , p. 1076–1095 (PMID 17174109, DOI 10.1016/j.ympev.2006.10.003)
- ↑ (en) Chris J. Law, Graham J. Slater et Rita S. Mehta, « Lineage Diversity and Size Disparity in Musteloidea: Testing Patterns of Adaptive Radiation Using Molecular and Fossil-Based Methods », Systematic Biology, vol. 67, no 1, , p. 127–144 (ISSN 1063-5157, PMID 28472434, DOI 10.1093/sysbio/syx047)
- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
- ↑ UICN, consulté le .
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- (en) Mammal Diversity Database (MDD) : Bassaricyon medius (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Bassaricyon medius Thomas, 1909 (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Bassaricyon medius Thomas, 1909
- (en) NCBI : Bassaricyon medius (taxons inclus)
- (en) UICN : espèce Bassaricyon medius Thomas, 1909 (consulté le )