Ona Judge

esclave de la famille de George Washington

Ona Judge Staines (également connue sous le nom d'Oney Judge), née vers 1773 et morte le 25 février 1848, était une esclave appartenant à la famille de George Washington qui a réussi à s'enfuir et recouvrer sa liberté.

Ona Judge
Naissance
Mount Vernon, colonie britannique de Virginie
Décès
Greenland, New Hampshire, États-Unis
Conjoint
Jack Staines
Famille
  • Andrew Judge (père)
  • Betty (mère)
  • Austin (demi-frère)
  • Tom Davis (demi-frère)
  • Betty Davis (demi-sœur)
  • Delphy (demi-sœur)
  • Eliza Staines (fille)
  • Nancy Staines (fille)
  • Will Staines (fils)

Ona Judge est née et fut détenue dans leur plantation de Mount Vernon en Virginie. Quand George Washington fut élu président des États-Unis en 1789, Ona Judge dut le suivre et aller travailler dans les résidences présidentielles, d'abord de New York, puis à la Maison du Président à Philadelphie, en Pennsylvanie[1].

Le , Ona Judge, alors âgée d'une vingtaine d'années, s'échappa de la maison de Philadelphie pour gagner la liberté plus au nord dans le New Hampshire, un État libre. Considérée légalement comme une esclave fugitive, les Washington exigèrent son retour et tentèrent de la faire capturer à plusieurs reprises; et ne cessèrent enfin de la presser qu'après la mort de George Washington. Ona Judge finit sa vie dans le New Hampshire, où elle se maria, eut 3 enfants et se convertit au christianisme.

Jeunesse

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Vie de George Washington : Le Fermier, un portrait représentant George Washington au Mount Vernon par Junius Brutus Stearns, c. 1853 Ce tableau présente une version idéalisée du travail dans les plantations, très éloignée de la réalité des conditions extrêmement difficiles endurées par les personnes réduites en esclavage[2].

Ona Judge est née vers 1773 à Mount Vernon, la plantation appartenant à la famille de George Washington. Sa mère, Betty, était métisse et esclave, et son père, Andrew Judge, était un tailleur anglais blanc travaillant comme engagé sur la plantation[note 1]. Selon le principe de l'époque du « partus sequitur ventrem », selon lequel un enfant se voyait attribuer le statut juridique de sa mère, Ona née esclave.

Une fois son contrat d'engagisme terminé, son père Andrew Judge parti s'installer à Alexandria, en Virginie à une vingtaine de kilomètres de la plantation, et rompit tout contact avec Betty et ses enfants toujours esclaves.

Vers l'âge de dix ans, Ona Judge fut transférée dans le Manoir de Mount Vernon, probablement comme compagne de jeu pour la petite-fille de Martha Washington, Nelly Custis. Elle devint par la suite la dame de compagnie personnelle de Martha Washington.

Dans une interview donnée des années plus tard en 1846, Judge a déclaré qu'elle n'avait reçu aucune forme d'éducation de la part des Washington ni d'instruction religieuse.

En 1789, George Washington emmena sept esclaves pour travailler dans sa maison présidentielle à New York, à l'époque capitale des États-Unis. Ona Judge, alors âgée de 16 ans, fut emmenée, avec son demi-frère Austin, Giles, Paris, Moll, Christopher Sheels et William Lee.

En 1790 c'est Philadelphie qui devint capitale du pays. Judge fut l'une des neuf esclaves, dont deux femmes, que Washington y emmena pour travailler à la Maison du Président. Les autres étaient Austin, Giles, Paris, Moll, Hercules Posey, Richmond, Christopher Sheels et « Postilion Joe » (Richardson).

Loi sur l'Abolition Progressive de 1780

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En 1780, la Pennsylvanie devint le premier État à établir un processus d'émancipation des personnes réduites en esclavage, avec la Loi d'Abolition Progressive. La loi ne prévoyait pas la libération immédiate des esclaves mais plutôt un processus très long, qui devait s'étaler sur plusieurs décennies et ne prendre fin qu'à la mort de la dernière personne réduite en esclavage en Pennsylvanie[4].

La loi interdisait plutôt l'importation d'esclaves dans l'État, et imposait un enregistrement annuel des personnes déjà détenues sur le territoire. Tout propriétaire omettant d'enregistrer ses esclaves voyait ces derniers confisqués et affranchis ; en revanche, tout propriétaire respectant la loi et procédant à un enregistrement annuel maintenait l'esclavage des esclaves à vie. Tout enfant né d'une mère esclave devait travailler comme serviteur sous contrat chez le maître de sa mère jusqu'à l'âge de 28 ans, après quoi il était affranchi. Un propriétaire d'esclaves d'un autre État pouvait résider en Pennsylvanie avec les personnes qu'il réduisait en esclavage pendant six mois maximum. Toutefois, si les propriétaires d'esclaves gardaient ces personnes en Pennsylvanie au-delà de cette période, la loi leur donnait le droit de se libérer[5].

Cependant, les membres du Congrès, alors seule branche du gouvernement, étaient exemptés de la loi d'abolition progressive de l'esclavage[4].

Évasion

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Résidence de Washington, High Street, une lithographie extraite des Annales de Philadelphie, un ouvrage de 1830 de John Fanning Watson
Annonce de recherche d' Oney Judge, l'une des neuf personnes réduites en esclavage par Washington à la Maison du Président à Philadelphie, datant de 1796.

Ona Judge s'échappa de la maison des Washington le 21 mai 1796, alors que la famille se préparait pour un séjour en Virginie. Martha Washington avait indiqué à Judge qu'elle devait être « offerte » en cadeau de mariage (ou léguée ultérieurement) à sa petite-fille Elizabeth Parke Custis Law, connue parmi les esclaves pour son tempérament violent[6].

Ona Judge confia lors d'une interview en 1845 :

« Pendant qu’ils faisaient leurs valises pour partir en Virginie, je faisais les miennes pour partir, je ne savais pas où; car je savais que si je retournais en Virginie, je n'aurais jamais ma liberté. J’avais des amis parmi les noirs de Philadelphie, j’y ai fait transporter mes affaires à l’avance et j’ai quitté la maison des Washington alors qu’ils dînaient. »

Des annonces de fuite parues dans les journaux de Philadelphie ont relaté l'évasion de Judge de la résidence présidentielle le 21 mai 1796, certaines offrant une récompense de 10 dollars ou plus pour son retour. Celle-ci est apparue dans la Philadelphia Gazette le 24 mai 1796 :

« Une jeune fille métisse au teint clair, constellée de taches de rousseur, aux yeux très noirs et aux cheveux épais, s'est enfuie du domicile du président des États-Unis, Oney Judge. De taille moyenne, mince et délicate, elle a environ vingt ans.

Elle possède de nombreux vêtements de rechange de toutes sortes, mais on ne s'en souvient pas suffisamment pour les décrire. Comme personne ne soupçonnait son départ, ni ne l'avait provoquée, il est difficile de deviner où elle est allée, ni même de connaître précisément ses intentions ; mais comme elle pourrait tenter de s'échapper par voie maritime, tous les capitaines de navires sont mis en garde contre son embarquement, bien qu'il soit probable qu'elle essaie de se faire passer pour une femme libre et qu'elle ait, dit-on, les moyens de payer son passage.

Dix dollars seront versés à toute personne qui la ramènera chez elle, si elle est prise en ville ou à bord d'un navire dans le port ; et une somme supplémentaire raisonnable si elle est appréhendée et ramenée d'une plus grande distance, et proportionnelle à la distance. »

— Frederick Kitt, intendant. 23 mai

Suite à l'évasion de Judge en 1796, sa petite sœur Delphy fut « donnée » par Martha Washington à sa petite-fille. Eliza Custis Law et son mari affranchirent Delphy et ses enfants en 1807, alors qu'ils vivaient déjà avec le mari de Delphy, William Costin, à Washington.

Vie dans le New Hampshire

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Ona Judge obtint un passage ou fut secrètement placée à bord du Nancy, un navire à destination de Portsmouth, dans le New Hampshire[7]. Si Judge pensait y avoir trouvé refuge, elle fut reconnue dans les rues de Portsmouth par Elizabeth Langdon, la fille adolescente du sénateur John Langdon et une amie de Nelly Custis cet été-là. Le 1er septembre 1796, George Washington écrivit au secrétaire au Trésor des États-Unis Oliver Wolcott Jr pour lui demander de capturer Ona Judge et la ramener par bateau.

Joseph Whipple, le receveur des douanes de Portsmouth, fut chargé d'interroger Ona Judge. Après cet entretien, Whipple avertit Wolcott que la nouvelle d'un enlèvement pourrait provoquer une émeute sur les quais de la part des abolitionnistes, opposés à l'esclavage, et qu'il refusait de la forcer à partir. L'idée d'enlever Ona Judge fut alors abandonnée. Cependant, Whipple transmit à Wolcott l'offre d'Ona Judge de retourner de son plein gré auprès des Washington s'ils garantissaient sa libération après leurs morts.

Indigné, George Washington a répondu directement à Whipple :

« Je regrette que votre tentative de ramener la jeune fille (Oney Judge, comme elle se faisait appeler chez nous, et qui, sans la moindre provocation, s'est enfuie de chez sa maîtresse) ait été si peu fructueuse. Conclure un tel compromis avec elle, comme elle vous l'a suggéré, est totalement inadmissible, pour des raisons qui sautent aux yeux : aussi favorable que je sois à une abolition progressive, voire à une émancipation totale de cette catégorie de personnes (si cette dernière était envisageable à l'heure actuelle), il ne serait ni politique ni juste de récompenser l'infidélité par une faveur prématurée [à la liberté] ; et ainsi mécontenter d'avance tous ses compagnons de service qui, par leur fidélité, méritent bien plus qu'elle cette faveur[8]. »

Washington aurait pu recourir aux tribunaux fédéraux pour récupérer Judge en utilisant la loi sur les esclaves fugitifs de 1793 (qu’il avait promulguée lui-même), exigeant procédure légale pour renvoyer un esclave en fuite d’un État à l’autre. Toutefois, toute procédure judiciaire aurait été publique et aurait attiré une attention indésirable sur lui, alors il ne le fit pas. Dans le New Hampshire, Ona Judge apprit à lire, et se convertit au christianisme. Elle rencontra aussi un marin noir libre du nom de Jack Staines, et les deux se marièrent en janvier 1797 dans la ville de Greenland. Ils eurent 3 enfants[1] :

  • Eliza Staines (née en 1798, décédée le 14 février 1832, New Hampshire, sans descendance connue)
  • Will Staines (né en 1801, date et lieu de décès inconnus, pas de descendance connue)
  • Nancy Staines (née en 1802, décédée le 11 février 1833, New Hampshire, sans descendance connue)

En mars 1797, Washington se retira de la présidence. En août 1799, il écrivit à son neveu, Burwell Bassett Jr., lui demandant de l'aide pour capturer et réduire à nouveau en esclavage Judge. Le mois suivant, Bassett se rendit dans le New Hampshire pour essayer de convaincre Judge de retourner en Virginie en esclavage, ce qu'elle refusa. Un soir que Bassett était invité à dîner chez le sénateur Langdon, il lui révéla son projet d'enlever la jeune femme. Cette fois, Langdon aida secrètement Judge, en lui conseillant de se cacher immédiatement. Bassett rentra en Virginie sans elle[7].

Jack Staines mourut le 19 octobre 1803. Devenue alors veuve, Judge Staines ne pouvait plus subvenir aux besoins de ses enfants et dut aller vivre chez la famille de John Jacks Jr.[7]. Ses filles, Eliza et Nancy Staines, furent placées sous la tutelle de la ville et engagées comme domestiques, et son fils Will devint apprenti marin[7].

Ses filles moururent quinze ans avant elle, et son fils ne serait jamais revenu d'une excursion en mer.

Après le décès de l'aîné des Jacks, le comté de Rockingham fit don de bois de chauffage et autres fournitures à Judge Staines et aux sœurs Jacks, toutes trop âgées pour travailler à ce moment-là[7].

Ona Judge Staines est décédée à Greenland, dans le New Hampshire, le .

Jamais légalement libérée

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Lorsque que George Washington mourut le , son testament stipulait que ses 124 esclaves devaient être affranchies après le décès de son épouse[9]. Un an après, Martha Washington signa un acte d’ affranchissement en décembre 1800 [10] et les personnes réduites en esclavage furent libérées le 1er janvier 1801[11]. Cependant, les 153 esclaves en douaire de Mount Vernon restèrent esclaves, car ni George ni Martha ne pouvaient légalement les affranchir sans indemniser les Custis.

Après la mort de Martha Washington en 1802, les esclaves en douaire durent rester en esclavage et furent répartis entre les héritiers Custis[12].

Ona Judge Staines demeura techniquement une de ces esclaves en douaire toute sa vie; et légalement, ses enfants l'étaient également aussi bien que leur père était un homme libre. L'article IV, section 2 de la Constitution américaine garantissait en effet les droits de propriété des anciens propriétaires d'esclaves sur leurs esclaves mêmes s'ils avaient réussi à s'échapper; et en vertu du droit américain, ce droit primait sur les droits parentaux de Staines.

La loi sur les esclaves fugitifs de 1793, adoptée par une écrasante majorité au Congrès et promulguée par Washington lui-même, établit un mécanisme légal permettant à un propriétaire d'esclaves de récupérer les personnes ayant fui l'esclavage; et érigeait en crime fédéral le fait d'aider un esclave fugitif ou d'entraver sa capture. Cette loi autorisait notamment les chasseurs d'esclaves dans tous les États et territoires américains.

Après la mort de Washington, Ona Judge Staines se sentait probablement en sécurité dans le New Hampshire, car aucun autre membre de la famille Washington n'aurait vraisemblablement tenté de la capturer[7]. Juridiquement, elle et ses enfants restèrent cependant des fugitifs jusqu'à leur décès.

Interviews sur l'esclavage

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On en sait plus sur Judge que sur les autres personnes réduite en esclavage sur la plantation de Mount Vernon grâce à deux interviews qu'elle donna à des journaux abolitionnistes au milieu des années 1840 après avoir récupéré sa liberté. Ils furent publiés respectivement dans le numéro de mai 1845 du The Granite Freeman, et le numéro de janvier 1847 de The Liberator. Ces entretiens contenaient de nombreux et précieux détails sur sa vie. Ona Judge Staines y décrivait les Washington, leurs tentatives pour la capturer, mais aussi ses opinions sur l'esclavage, sa fierté d'avoir appris à lire et sa foi religieuse profonde. Lorsqu'on lui demanda si elle regrettait d'avoir quitté les Washington, car elle travaillait beaucoup plus dur après sa fuite qu'avant, elle répondit : « Non, je suis libre et, c'est comme ça je crois, que je suis devenue enfant de Dieu. ».

Hommages

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Silhouette de Judge à la station de métro 5th Street/Independence Hall de Philadelphie, proche de l'ancienne demeure du président.

Le , à l'occasion du 160e anniversaire de la mort d'Ona Judge, la ville de Philadelphie a organisé le premier "Oney Judge Day" à la Maison du Président. Une cérémonie était organisée, avec des discours d'historiens et de militants, une proclamation du maire de l'époque Michael A. Nutter et un hommage officiel rendu par le Conseil municipal[13].

l'exposition sur le site de la Maison du Président à Philadelphie en 2022

En 2010, à l'occasion du 214e anniversaire de l'évasion d'Ona Judge, le "Oney Judge Freedom Day" fut célébré à la Maison du Président. Quelques mois plus tard, en décembre 2010, fut inaugurée l'exposition commémorative sur l'esclavage de la Maison du Président : Liberté et esclavage dans la construction d'une nouvelle nation (en version originale : The President's House Commemoration: Freedom and Slavery in the Making of a New Nation). L'exposition se compose de plaques informatives sur les neuf personnes réduites en esclavage qui y ont été détenues, ainsi qu'une vidéo sur Ona Judge. Elle rend également hommage à la contribution des Afro-Américains à la ville de Philadelphie et aux États-Unis.

vidéo explicative sur Ona Judge à l'exposition de la Maison du Président

En janvier 2026, le président Donald Trump ordonna le retrait de l'exposition sur l'esclavage sur le site historique de la Maison du Président à Philadelphie. Le mois suivant, lors du President's Day, jour férié fédéral commémorant l'héritage de Washington, la juge de district américaine Cynthia Rufe statua que l'exposition devait être remise en état. Elle cita notamment une phrase du célèbre roman dystopique 1984  de George Orwell: « L'ignorance est la force », comparant la seconde administration Trump au Ministère de la Vérité du livre, qui falsifiait les documents historiques pour servir son récit mensonger et ses politiques[13].

Le 19 juin 2021, à l'occasion du jour commémoratif de Juneteenth, l'État de Virginie a inauguré une plaque commémorative en l'honneur de Judge sur le site du Mount Vernon Memorial Highway, près de l'ancienne plantation de Mount Vernon[14],[15].

Le 3 mai 2025, le Black Heritage Trail du New Hampshire a dévoilé une plaque commémorative en l'honneur de Judge à Greenland, dans le New Hampshire[16],[17].

En avril 2026, le conseil municipal de Philadelphie a voté pour créer une journée de commémoration, le "Ona Judge Day", célébrée chaque année 21 mai (jour de son évasion) pour reconnaître et honorer sa mémoire[18].

Dans la culture populaire

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  • Prendre la liberté (2002), roman d' Ann Rinaldi
  • L'évasion d'Oney Judge (2007), livre pour enfants d' Emily Arnold McCully
  • Mon nom est Oney Judge (2010), livre pour enfants de Diane D. Turner
  • Oney : Ma fuite de l'esclavage (2017), roman de Diana Rubino et Piper Huguley
  • Jamais attrapée : la traque acharnée de l'esclave fugitive, Ona Judge, par les Washington (2017),biographie d' Erica Armstrong Dunbar
  • Jamais attrapée, l'histoire d'Ona Judge : la courageuse esclave de George et Martha Washington qui a osé s'enfuir (2017), édition pour jeunes lecteurs par Erica Armstrong Dunbar et Kathleen Van Cleve
  • En cavale : L'audacieuse évasion d'Ona Judge (2021), livre pour enfants avec des vers de Ray Anthony Shepard et des illustrations de Keith Mallett
  • Mon nom est Ona Judge (2022), roman de Suzette D. Harrison

Théâtre

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  • A Thirst for Freedom (2000), pièce d'Emory Wilson, produite au Players' Ring Theater à Portsmouth, New Hampshire
  • A House with No Walls (2007), pièce de Thomas Gibbons, initialement produite à l' InterAct Theatre Company de Philadelphie, avec des productions ultérieures à travers les États-Unis.
  • Destins parallèles (2010), pièce de danse et de théâtre de la chorégraphe Germaine Ingram, du compositeur Bobby Zankel et de l'artiste visuel John Dowell, un travail en cours au Philadelphia Folklore Project
  • « Oney Judge's Escape from the Washingtons » (2008), le troisième épisode de Drunk History sur Comedy Central [19] dans lequel l'humoriste Jen Kirkman raconte la vie de Judge pour la websérie Funny or Die..
  • La quête de liberté d'Oney Judge (2015), une vidéo de HERO Live! à Colonial Williamsburg pour les élèves du CM1 jusqu'à la quatrième qui utilise la technologie du 21e siècle et des dramatisations avec des reconstituteurs pour jouer les rôles de personnages historiques [20]

Pages annexes

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  1. ↑ The February 18, 1786, Mount Vernon slave census lists "Oney" as Betty's child and "12 yrs. old"[3].

Références

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  1. 1 2 (en) Erica Armstrong Dunbar, « George Washington, Slave Catcher », New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ (en-US) « Washington as a Farmer at Mount Vernon », Encyclopedia Virginia (consulté le )
  3. ↑ (en) Donald Jackson et Dorothy Twohig, eds, The Diaries of George Washington, vol. 4, Charlottesville, VA, University Press of Virginia, p. 278.
  4. 1 2 (en) Edward Lawler Jr., « Washington, the Enslaved, and the 1780 Law », President's House of Philadelphia, US History.org65 (version du sur archive.org)
  5. ↑ (en) « President's House of Philadelphia », sur US History.org, (consulté le )
  6. ↑ (en) Susan P. Schoelwer et Annette Gordon-Reed, Lives Bound Together: Slavery at George Washington's Mount Vernon, Mount Vernon Ladies' Association, , p. 21
  7. 1 2 3 4 5 6 (en) Evelyn Gerson, « Ona Judge Staines: Escape from Washington », (version du sur archive.org) Seacoast Black History.
  8. ↑ (en) « From George Washington to Joseph Whipple, 28 November 1796 », (version du sur archive.org).
  9. ↑ (en) « Rediscovering George Washington . Last Will and Testament - PBS », PBS, (version du sur archive.org)
  10. ↑ (en) George Washington Pamphlets, (lire en ligne)
  11. ↑ (en) « George Washington and Slavery · George Washington's Mount Vernon » [archive du ], (consulté le )
  12. ↑ (en) « Papers of George Washington », (version du sur archive.org)
  13. 1 2 (en) Hannah Schoenbaum, « Citing Orwell's 1984, Judge Orders Trump administration to Restore Slavery exhibit removed in Philadelphia », PBS News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. ↑ (en) « Ona Judge Historic Marker Unveiling at Mount Vernon », Fairfax County, Virginia government, (consulté le )
  15. ↑ (en) « Ona Judge Historic Marker Unveiling », Fairfax County, Virginia government, (consulté le )
  16. ↑ (en) « New Hampshire honors Ona Judge Staines with historical marker unveiling in Greenland », citizenportal.ai,‎ (lire en ligne [archive])
  17. ↑ (en) Gina Bowker, « Greenland Marker », blackheritagetrailnh.org, (version du sur archive.org)
  18. ↑ (en) « City of Philadelphia - File #: 260365 », phila.legistar.com (consulté le )
  19. ↑ (en) « Drunk History vol. 3 », (version du sur archive.org).
  20. ↑ (en) « Colonial Williamsburg HERO Live! : The Colonial Williamsburg Official History & Citizenship Site », www.history.org (version du sur archive.org)

Bibliographie

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Liens externes

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