Oppidum du Clairier
L'oppidum du Clairier est un oppidum d'époque gauloise puis gallo-romaine situé dans la commune de Malaucène, en Vaucluse, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, en France. Il contrôlait le vieux chemin gaulois menant de Carpentras à Vaison, via Malaucène et le flanc est des Dentelles de Montmirail.
| Oppidum du Clairier | ||||
| Localisation | ||||
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| Pays | ||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||
| Département | Vaucluse | |||
| Commune | Malaucène | |||
| Coordonnées | 44° 10′ 09″ nord, 5° 06′ 40″ est | |||
| Altitude | 400 m | |||
| Superficie | 3 ha | |||
| Histoire | ||||
| Époque | Âge du fer Gaule romaine |
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| Géolocalisation sur la carte : Vaucluse
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Géolocalisation sur la carte : France
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Histoire
modifierD'après les brèves campagnes de fouilles effectuées sur le site, l'oppidum du Clairier aurait été occupé du IVe siècle av. J.-C. jusqu'au IIIe siècle apr. J.-C. Cette occupation a commencé par un habitat permanent (un puits a été identifié au cours du XIXe siècle), jusqu'à devenir un refuge fortifié.
Son rôle de forteresse est très probable puisqu'au cours de l'Âge du fer puis au début de la Gaule romaine, le site marquait la frontière entre les confédérations des Cavares et des Voconces et qu'il pouvait correspondre par feux avec l'oppidum des Courens, dépendant des Méminiens, tribu affiliée aux Cavares[1].
Cet oppidum était aussi un lieu de culte. Placée depuis la christianisation sous le vocable de Saint-Michel, la crête sur laquelle il a été construit fut sous les Romains dédiée à Mars après l'avoir été au dieu celte Toutatis[2]. Selon les actes les plus anciens, datant du XIe et du XIIIe siècle, ce site était connu sous le nom de Venteron, dont la racine vint- se retrouve dans le mont Ventoux[3].
Description
modifierLa base de l'oppidum est structurée par des murets en pierre sèche où, de place en place, se trouvent des bories qui peuvent avoir eu un rôle défensif. Certaines, incluses dans une portion d'enceinte, ressemblent à des échauguettes protégées par d'épaisses fortifications édifiées en gradins[4].
Au XXIe siècle, les trois hectares du site sont envahis par une végétation de garrigue qui permet encore, au milieu des broussailles et des pierrailles, de deviner la structure d'un village avec ses ruelles et ses intérieurs de cabanes. Le sol est jonché de fragments de poteries et de tegulae.
Analyse
modifierIl est probable que le manque de citernes d'eau et de silos de stockage de grains au sein de l'oppidum devait compromettre une résistance efficace au siège éventuel d'une armée organisée.
La population de l'oppidum est difficile à apprécier. Il ne devait y avoir qu'une centaine d'habitants à l'oppidum du Clairier, et de trois à cinq cents à l'oppidum des Courens[5].
Galerie
modifierVue panoramique de l'oppidum dominé par le sommet du mont Ventoux - L'oppidum vu du côté de Malaucène.
Il se situe sur la photo au-dessus de la pointe de la toiture.
Références
modifier- ↑ Brusset 1981, p. 29.
- ↑ Brusset 1981, p. 27.
- ↑ Brusset 1981, p. 30.
- ↑ Brusset 1981, p. 28.
- ↑ Philippe Jean et Claude Coulomb, « L'oppidum gallo-romain de Beaumes-de-Venise : cimetière paléochrétien, chapelle Saint-Hilaire, Durban, grottes d’Ambrosi », Les Cahiers de l’Académie, (lire en ligne) « Copie archivée » (version du sur archive.org)
Bibliographie
modifier- Michel Brusset, Malaucène. Aspect de l'Histoire entre Ventoux et Ouvèze, Carpentras, Éd. Le Nombre d'Or,