Ordre de l'Étoile noire
L'ordre de l'Étoile noire est un ordre franco-dahoméen de l'époque de l'Afrique-Occidentale française (1895-1960). Créé en 1889 par Toffa, roi de Porto Novo, il est reconnu par le gouvernement français en 1894. Il est destiné à distinguer les gens qui promeuvent l'influence française en Afrique de l'Ouest.
| Ordre de l’Étoile noire | |
Avers |
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| Insignes de grand-croix de l'Étoile noire | |
| Conditions | |
|---|---|
| Décerné par | |
| Type | Ordre colonial |
| Détails | |
| Statut | En extinction |
| Grades | Du plus haut au plus bas : Grand-croix Grand officier Commandeur Officier Chevalier |
| Statistiques | |
| Création | |
| Dernière attribution | Supprimé par décret du |
| Ordre de préséance | |
Barrette de chevalier de l'ordre de l'Étoile noire |
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| modifier |
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Il est dissous en 1963, après l'indépendance du Dahomey (actuel Bénin) en 1960, mais les membres de l'ordre continuent de bénéficier de leurs prérogatives jusqu'à leur décès.
Historique
modifierCréation
modifierInstitué à Porto-Novo le par le roi Toffa, cet ordre est approuvé et reconnu par le gouvernement français le , après l'établissement de nouveaux statuts[réf. nécessaire] du .
La création de cet ordre est le résultat du renforcement de l'influence française dans le royaume du Dahomey[1] (qui deviendra la colonie du Dahomey en 1904) par l'organisation de la lutte et le soutien continu du prince Dassy (roi des Toffas) avec le roi Benhanzin[pas clair][2]
L'ordre de 1889 à 1963
modifierLes grades de l'ordre de l'Étoile noire sont décernés de 1889 à 1963.
Il compte cinq classes : grand-croix, commandeur avec plaque, commandeur, officier, chevalier.
Après 1963
modifierÀ la suite du décret no 63-1196 du portant sur la création de l'ordre national du Mérite, l'ordre de l'Étoile noire est dissous, ainsi que quinze autres ordres ministériels et coloniaux.
Ces ordres ministériels et coloniaux font l'objet d'un arrêt d'attribution ou de promotion et sont considérés désormais « éteints », mais les titulaires actuels survivants des grades et dignités continuent à jouir des prérogatives qui y sont attachées[3].
Les cinq grades
modifierQuelques récipiendaires
modifierLa plupart des membres de cet ordre ne bénéficient pas d'une grande notoriété, surtout dans les premiers grades.
Voir les pages suivantes pour les listes de récipiendaires recensés :
On peut remarquer les noms des personnalités suivantes :
- Jacques Chirac (chevalier)
- Félix Éboué, Jacques Fauvet, Jean-Raymond Tournoux (officiers)
- Henri Gouraud, Paul Vanuxem (commandeurs)
- Robert Hirsch, Jacques Massu (commandeurs avec plaque)
- Alain de Boissieu, Edgard de Larminat, Jean de Lattre de Tassigny, Raoul Salan, Albert Sarraut (grand-croix)
Notes et références
modifier- ↑ (ru) « Орден Чёрной Звезды – колониальная награда Франции » sur le site russe Sammlung. Voir la sections Liens externes pour plus de détails.
- ↑ Énoncé à clarifier et à référencer.
- ↑ « Décret n°63-1196 du 3 décembre 1963 portant création d'un ordre national du Mérite - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Les ordres coloniaux » sur le site de l'ordre de la Légion d'honneur
- (ru) « Орден Чёрной Звезды – колониальная награда Франции » (c'est-à-dire : « L'ordre de l'Étoile Noire - une récompense coloniale de la France » sur le site russe Sammlung, qui semble être consacré aux collections muséales (Sammlung est un mot allemand signifiant « collection »). L'intitulé russe des pages est : ЖУРНАЛ КОЛЛЕКЦИЯ, sous-titré : ВЫСТАВКИ, ИСКУССТВО, ИСТОРИЯ / Journal kollektsiya / Vystavki, iskousstvo, istoriya, ce qui signifie « Magazine Collection / Expositions, art, histoire »)