Ossip Kozlovski

compositeur polonais

Ossip Antonovitch Kozlovski, né en 1757 à Slawharad (Propoïsk) et mort le à Saint-Pétersbourg, est un compositeur russe d'origine polonaise ou biélorusse[1]. Ses œuvres ont été redécouvertes par le musicologue et compositeur soviétique, Dmitri Blagoï[2].

Ossip Kozlovski
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Biographie

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Kozlovski reçut sa formation musicale à l'église Saint-Jean de Varsovie où il fut emmené par son oncle, Vassili Troutovski, joueur de gousli renommé de son époque. Il suivit une formation musicale complète comme enfant de chœur, violoniste et organiste. Il étudia notamment la musique avec Michał Kleofas Ogiński, futur compositeur et homme politique de renom[3].

En 1786, Kozlovski s'engage dans l'armée russe. Il combat lors de la guerre russo-turque et obtient le grade d'officier[1]. En 1791, il acquiert une grande notoriété comme compositeur à Saint-Pétersbourg. À cette époque, il est régulièrement sollicité pour composer la musique des célébrations officielles. En 1795, il compose l'opéra La Prise d'Izmaïl sur un livret de Pavel Potemkine, à la demande du comte Cheremetiev. En 1799, il est nommé inspecteur de la musique des théâtres impériaux, puis, en 1803, directeur de la musique, devenant ainsi le chef de file de la vie musicale et théâtrale de Saint-Pétersbourg. En 1820, Kozlovski retourne quelque temps à Propoïsk et travaille pour le comte Matvei Mouromtsev (1734-1799), qui dirige un important chœur et un orchestre. Il visite également d'autres régions de Biélorussie, notamment Zalesié dans la voblast de Hrodna, la propriété d'Ogiński. La vie à Zalesié a marqué l’œuvre de Kozlovsky : en 1821, il écrivit le mélodrame Les Moissonneurs, ou le Temps des récoltes à Zalesié.

Kozlovski est l'auteur de la polonaise festive Tonnerre de la victoire, retentis !, dont le texte est composé en hommage à la prise d'Izmaïl par Gavrila Derjavine[4],[5]. Il composa également de nombreuses chansons, dont la célèbre Petite Abeille sur des paroles de Derjavine, ainsi que des œuvres instrumentales, chorales et symphoniques. Parmi ses œuvres de concert et de théâtre figurent deux opéras-comiques : Le Nouveau-né, sur un texte français, et Olenka. Sa première œuvre musicale et théâtrale conservée est la tragédie Œdipe à Athènes (1804, de Vladislav Ozerov). Une nouvelle étape fut franchie avec le mélodrame Fingal, la musique de la tragédie Vladissan de Jacob Kniajnine (1809), les tragédies Débora ou le Triomphe de la Foi (1810) et Œdipe Roi (1811), ainsi que les mélodrames Esther (1816) et Les Moissonneurs de Zalesié (1821, dont la musique reste à ce jour introuvable). Parmi les œuvres du genre cantate-oratorio, on peut citer la cantate festive Te Deum Laudamus (1814-1815), composée en l'honneur de la victoire sur Napoléon et créée lors du couronnement de Nicolas Ier, et le Requiem pour les funérailles du roi de Pologne Stanisław August (1798). Kozlovski remania la seconde version de ce requiem pour en faire la messe funèbre d'Alexandre Ier (1826). Il a également travaillé dans le genre de la musique de chambre, écrivant une trentaine de chansons russes, dont les plus célèbres sont Ma bien-aimée s'est assise le soir, Vole vers mon amour, Un destin cruel et Arrête de me flatter avec des larmes. Il a aussi composé des romances et des chansons sur des textes français et italiens.

À la fin de sa vie, le compositeur retourna à Saint-Pétersbourg, où il mourut le 11 mars 1831 et fut enterré au cimetière luthérien de Saint-Pétersbourg. La pierre tombale a actuellement disparu.

Notes et références

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  1. 1 2 (en) Richard Stites, Serfdom, Society, and the Arts in Imperial Russia : The Pleasure and the Power, Yale University Press, , 640 p. (ISBN 9780300128185, lire en ligne), p. 104
  2. ↑ (en) David DeBoor Canfield, Canfield Guide to Classical Recordings, vol. 4, Ars Antiqua, , 15 p. (lire en ligne)
  3. ↑ (en) Willi Apel, Harvard Dictionary of Music, Belknap Press of Harvard University Press, , 935 p. (ISBN 9780674375017, lire en ligne), p. 684
  4. ↑ (en) Szymon Paczkowski, Polish Style in the Music of Johann Sebastian Bach, Rowman & Littlefield Publishers, , 418 p. (ISBN 9780810888944, lire en ligne), p. 70
  5. ↑ (en) Alexander Mikaberidze, Kutuzov : A Life in War and Peace, Oxford University Press, , 789 p. (ISBN 9780197546734, lire en ligne), p. 80

Liens externes

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