Otton Ier de Duras
Otton de Duras (mort vers 1087), connu de son vivant sous le nom d'Otton de Looz, est un seigneur lotharingien considéré comme le fondateur de la maison de Duras. Frère d'Emmon de Looz, l'un des premiers comtes de Looz, il est principalement connu pour avoir exercé la charge d'avoué de l'abbaye de Saint-Trond.
| Comte de Duras (d) | |
|---|---|
| jusqu'en | |
| Successeur | |
| Père | |
|---|---|
| Conjoint |
Oda de Duras (d) |
| Enfants |
Giselbert II de Duras Hériman de Duras (en) |
Origines
modifierSelon une hypothèse généralement admise, Otton et Emmon seraient les fils du comte Gislebert de Looz, auquel Emmon succède comme comte de Looz. Toutefois, aucune source contemporaine n'établit avec certitude leur filiation. Certains historiens ont notamment proposé que Giselbert ait été leur oncle plutôt que leur père[1].
En revanche, leur mère est explicitement mentionnée dans une source quasi contemporaine : il s'agit de Lutgarde, sœur d'Albert, comte de Namur[2].
Avoué de l'abbaye de Saint-Trond
modifierUne charte de 1065, émise par Adalbéron III de Luxembourg, évêque de Metz, confirme les droits d'Otton sur l'abbaye de Saint-Trond. Cette confirmation intervient alors que l'évêque avait conféré une avouerie supérieure à son frère, le duc Frédéric de Luxembourg, situation qui fut à l'origine de plusieurs conflits entre l'abbaye et ses avoués. Ces différends sont relatés en détail dans les Gesta abbatum Trudonensium (Gestes des abbés de Saint-Trond).
Comte de Duras
modifierLa troisième continuation des Gesta abbatum Trudonensium, rédigée au XIVe siècle, constitue la seule source médiévale qualifiant explicitement Otton de « comte de Duras », titre qui sera ensuite porté par son fils Giselbert.
Selon une hypothèse ancienne formulée par Mantelius et reprise par Jean Baerten, Otton aurait épousé l'héritière du précédent avoué connu, Giselbert Ier de Duras, héritant ainsi du comté de Duras et de l'avouerie. Une source mentionne que son épouse se nommait Oda.
Mariage et descendance
modifierOtton épouse Oda. De cette union sont issus :
- Giselbert II de Duras, qui lui succède comme comte de Duras ;
- Gérard de Bertrée, prieur de Bertrée[3]
- Hériman de Duras, dont la filiation avec Otton est proposée par Léon de Borman et Wolters au XIXe siècle, mais n'est pas retenue par l'ensemble des historiens contemporains
À la mort d'Otton, son fils Giselbert lui succède à la tête du comté de Duras.
Notes et références
modifier- ↑ K. Verhelst, « Een nieuwe visie op de omvang en indeling van de pagus Hasbania » (deel 1), Handelingen van de Koninklijke Zuidnederlandsche Maatschappij Voor Taal- en Letterkunde en Geschiedenis, 38 (1984) p. 248
- ↑ Vita Arnulfi Episcopi Suessioniensis, MGH SS 15.2, Holder-Egger ed. (Hannover 1888) p.879. This was written by Arnulf by Lisiard of Soissons (d.1126) and Hariulf of Oudenburg (d.1143), who heard from relatives. See Nip, R.I.A., ‘Arnulfus van Oudenburg, bisschop van Soissons (1087), mens en model: een bronnenstudie’, Doctoral thesis, University of Groningen (1995), Ch.4. pdf.
- ↑ (en) Constable Giles, « Monasticism, lordship, and society in the twelfth century Hesbaye: Five documents on the foundation of the Cluniac priory of Bertrée », Traditio, vol. 33, , p. 159–224 (DOI 10.1017/S0362152900009107, JSTOR 27831028, S2CID 151775093)
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean Baerten, « Les origines des comtes de Looz et la formation territoriale du comté » dans : Revue belge de philologie et d'histoire 43 (2 parties ; 1965) 459-491, 1217-1242. Persée : partie 1, partie 2.
- Jean Baerten, Het Graafschap Loon (11de - 14de eeuw), (Assen 1969). pdf
- P. Gorissen, « Omtrent de wording van het graafschap Loon », dans : Jaarboek van de Vereniging van Oudheidkundige en geschiedkundige kringen van België : 32e zitting Congres van Antwerpen 27-31 juillet 1947 (1950-1951).
- Joannes Mantelius, Historiae Lossensis libri décem, (Liège 1717). Google
- R. Ulens, « Les origines et les limites primitives du comté de Duras », Bulletin de la Société Scientifique & littéraire du Limbourg 50 (1936) pp. 49–71.
- Jan Vaes, De Graven van Loon. Plongeons, Liège, Limbourg (Louvain 2016)
- Mathias J. Wolters, Notice Historique sur l'Ancien Comté de Duras en Hesbaie, Gyselinck, 1855 (disponible sur Google Books )
- Thibaut Zeller, « La maison de Durras en Hesbaye : les pilliers de pouvoir d'une parentèle comtale (XIe -XIIe siècles) », Annuaire d'histoire liégeoise, 37, (2007-2008), pp. 33–57.