Ourkaourê est probablement un fils du roi Niouserrê.

Ourkaourê
Nom en hiéroglyphe
D21
D36
G36D28
D28 D28
Transcription Wr-kȝ.w-Rˁ
Période Ancien Empire
Dynastie Ve dynastie
Famille
Grand-père paternel Néferirkarê Kakaï
Grand-mère paternelle Khentkaous II
Père Niouserrê
Mère Rêpoutnoub (?)
Fratrie ♀ Khâmerernebty
♀ Répoutnebty
♂ Khentykaouhor
♂ Fils anonyme
♀ Cheretnebty
♀ Nebtyemnéferes
♀ Hanoub
♂ Râ...
♂ Min...
♂ Fils anonyme
♂ Menkaouhor (?)
♂ Djedkarê Isési (?)
Sépulture
Nom AC 26
Type Mastaba
Emplacement Abousir
Date de découverte 1843
Découvreur Karl Richard Lepsius
Fouilles 2006-2009 : Czech Institute of Egyptology
Objets Modèles d'ustensiles en cuivre, poterie, amulettes, os d'animaux, etc.

Attestations

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Niouserrê est peut-être attesté par un relief du temple funéraire de la pyramide de Niouserrê[1],[note 1], mais est surtout attesté par sa tombe, située dans la nécropole royale d'Abousir[3]. Il porte le titre de « Fils aîné du roi » (sȝ-nsw.t smsw), inscrit sur des marques de construction de son mastaba[3],[2].

Il est également possible qu'il soit le « Fils aîné du roi » attesté sur des fragments du temple funéraire de la pyramide de Niouserrê[4]. Sur ces fragments, il porte le titre de « Iry-pât » (jry-pˁt) et peut-être le titre de « Prêtre-séma de Min » ([smȝ] Mnw)[5]. Miroslav Verner considère que le signe de la bouche, présent sur le fragment 4,1, et le signe de la fulgurite, présent sur le fragment 5 et caractéristique du dieu Min, correspondraient à deux fils royaux Râ... et Min...[6], que Michel Baud interprète respectivement comme le premier signe du nom du prince (pouvant donc être Ourkaourê) et comme le titre « Prêtre-séma de Min »[5].

Généalogie

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Miroslav Verner suggère qu'il s'agit d'un fils de Niouserrê, mort avant son père, laissant ainsi la place à Menkaouhor[7].

Sépulture

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Le mastaba d'Ourkaourê, que l'équipe tchèque qui fouille la nécropole d'Abousir a référencé AC 26, avait été identifié depuis longtemps, notamment par Karl Richard Lepsius, qui l'avait pris pour une pyramide et qui lui avait assigné le numéro 23 de sa liste[8]. La tombe, fouillée entre 2006 et 2009, a été publié en 2014 par l'Institut tchèque d'égyptologie (Czech Institute of Egyptology) de Prague[9]. La tombe a été pillée et se trouve aujourd'hui dans un état de délabrement très avancé[10].

Le mastaba est plus précisément situé près du coin sud-est de la pyramide de Khentkaous II et mesure 21 × 15,8 m. Les murs du mastaba ont été construit en gros blocs de calcaire, tandis que le remplissage a été réalisé avec des petites pierres et des gravats. L'état du mastaba est tel que l'équipe de fouille n'a pas pu située précisément l'entrée de la chapelle car elle a entièrement disparue, elle suppose qu'elle se situait dans la partie sud de la façade est. Derrière se trouve un petit vestibule menant à un corridor courant vers le nord et permettant d'accéder à la chapelle de culte, complètement détruite ; seules les empreintes de la fausse porte sur la paroi ouest permet de savoir où elle se trouvait. Dans cette chapelle ont été découvertes une dalle en diorite et une table d'offrandes circulaire. À l'ouest du vestibule se trouvait le serdab, relativement bien préservé, où a été découvert un fragment de pied d'une statue en bois polychromée[10]. Devant la façade est du mastaba se trouvait une cour entourée d'un petit mur d'enceinte. Dans la partie méridionale de la cour, avait été construite une petite structure en briques dont le toit était supporté par un pilier en briques[10].

Les infrastructures sont accessibles depuis le mur nord du mastaba ; l'entrée mène à une petite salle qui mène à un couloir descendant qui devient horizontal après avoir une profondeur suffisante pour être entièrement souterrain. Le couloir tourne deux fois avant de se terminer par le caveau, dans lequel a été découvert la partie inférieure du sarcophage en calcaire, orienté selon un axe nord-sud. De l'inhumation originelle du prince, il ne restait que quelques pièces, dont des modèles d'ustensiles en cuivre. La tombe a été réutilisées pendant la Basse Époque pour d'autres inhumations : ont été découverts plusieurs petits éléments dont des os d'animaux, des amulettes et des poteries[10]. Autour du mastaba ont été découverts plusieurs pièces de poteries datées de la Ve dynastie, comme des assiettes et des bols[10].

Notes et références

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  1. ↑ Sous le prince était représenté Kakaibaef, probable fils de Néferefrê et donc cousin du prince Ourkaourê[2].

Références

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  1. ↑ Borchardt 1907, p. 74 (no 56,1), p. 84 fig. 60.c.
  2. 1 2 Verner 2017, p. 190.
  3. 1 2 Verner 2014, p. 65.
  4. ↑ Borchardt 1907, p. 72 (nos  3,2 ; 4,1 ; 5 et 6).
  5. 1 2 Baud 2005, p. 621-622.
  6. ↑ Verner 2014, p. 66.
  7. ↑ Verner 2014, p. 65-66.
  8. ↑ Verner 2017, p. 188-189.
  9. ↑ Krejčí et al. 2014.
  10. 1 2 3 4 5 Verner 2017, p. 189.

Bibliographie

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  • Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6) ;
  • (de) Ludwig Borchardt, Das Grabdenkmal des Königs Ne-User-Re, Leipzig, Hinrichs, coll. « Ausgrabungen der Deutschen Orient-Gesellschaft in Abusir; 1 : Wissenschaftliche Veröffentlichungen der Deutschen Orient-Gesellschaft; 7 », (OCLC 557849948, DOI 10.11588/diglit.36919, lire en ligne) ;
  • (en) Jaromír Krejčí, Katarína Arias Kytnarová, Hana Vymazalová, Adéla Pokorná et Jaromír Beneš, Abusir XXIV: Mastaba of Werkaure. Vol. 1: Tombs AC 26 and AC 32 – Old Kingdom Strata, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 304 p. ;
  • (en) Miroslav Verner, Sons of the Sun : Rise and Decline of the Fifth Dynasty, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 308 p. (ISBN 978-80-7308-541-4) ;
  • (en) Miroslav Verner, Abusir : The Necropolis of the Sons of the Sun, Le Caire, The American University of Cairo, , 2e éd. (1re éd. 2002), 420 p. (ISBN 978-977-416-790-4).