Ouvrage d'au Bois
L' ouvrage d'au Bois est une fortification de la fin du XIXe siècle située sur la commune de Franois, dans le département français du Doubs.
| Ouvrage d'au Bois | |
Plan de l'ouvrage. | |
| Description | |
|---|---|
| Type d'ouvrage | batterie d'artillerie et position d'infanterie |
| Dates de construction | 1891-1892 |
| Ceinture fortifiée | place forte de Besançon |
| Utilisation | défense de Besançon |
| Utilisation actuelle | sans |
| Propriété actuelle | Commune de Franois |
| Garnison | |
| Armement de rempart | ? |
| Armement de flanquement | non |
| Organe cuirassé | néant |
| Modernisation béton spécial | non |
| Programme 1900 | |
| Dates de restructuration | |
| Tourelles | |
| Casemate de Bourges | |
| Observatoire | - |
| Garnison | ? |
| Programme complémentaire 1908 | |
| modifier |
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Présentation
modifierFaisant partie de la ceinture fortifiée de Besançon, le "fort" est implanté en 1891-92 à l'ouest-sud-ouest de Besançon au point haut (308 m) d’un bois de feuillus de la commune de Franois. Il est aujourd'hui visible grâce aux bornes d'emprise et à un profond fossé. Il est situé à 250 m de la route nationale, à l'aboutissement du chemin des Quatre-Journaux qui faisait office de chemin stratégique. Il battait de ses feux la route et la voie ferrée venant de Dijon. Il présente la forme d’un chevron dont le saillant central du front de tête est arrondi. Seule l’escarpe du front de gorge est en maçonnerie. Un pont, peut-être rétractable, permet d'atteindre un parapet de tir paradossé le long du front de tête. Le fossé ne présente pas de coffres de flanquement. De part et d'autre de l'ouvrage d'infanterie destiné à recevoir une demi-compagnie, deux alignements de quatre emplacements d'artillerie sont positionnées, séparés par des traverses. Ils recevaient des canons de 120 d'une portée de 8500 m environ. Pour récupérer les eaux de pluie, une aire de captage a été aménagée à proximité.
Il s'agit du dernier ouvrage construit sur la place de Besançon. Il est d’accès libre (08/2026)[1].
Magasin à poudre
modifierL’ouvrage était servi par deux magasins à poudre, construits en 1889 (la Prabé et Serre-Franois), que reliait le chemin stratégique.
La Prabé ou Prabey; d'une capacité :14 400 kg. Cédé à la ville de Besançon en 1963, ce magasin à poudre est aujourd'hui enfoui ou détruit lors de l'aménagement la zone commerciale de Châteaufarine[1]. Serre-Franois : d'une capacité :21 000 kg. Cédé à la commune de Serre-les Sapins en 1966, le terrain a été ensuite vendu à un particulier[1].
Propriété
modifierCommune de Franois pour l'ouvrage.
Particulier pour le magasin de Serre-Franois
Notes et références
modifier- 1 2 3 « Index des fortifications française 1874-1914 en métropole », sur fortif.be (consulté le )
Galerie
modifierBibliographie
modifier- Dr Challan de Belval, Le Capitaine de Vaisseau ROLLAND, général commandant la 7e division militaire et la Place de Besançon en 1870-1871, Marseille, Imprimerie de ateliers professionnels de don Bosco, 1908, 283p.
- Isabelle Febvay (préf. général Édouard Hardy de Perini), La défense de Besançon : journal d'une ambulancière, 1870-1871, Paris, librairie Augustin Challamel, , 238 p., in-16 (BNF 34086508) lire en ligne sur Gallica.
- Philippe Truttmann, La barrière de fer : l'architecture des forts du général Séré de Rivières, 1872-1914, Thionville, G. Klopp, , 542 p. (ISBN 2-911992-37-7).
- Robert Dutriez, Besançon, ville fortifiée : de Vauban à Séré de Rivières, Besançon, Cêtre, , 291 p. (ISBN 2-901040-20-9).
- Robert Dutriez et al., Vauban et ses successeurs en Franche-Comté : trois siècles d'architecture militaire, Besançon, C.R.D.P., , 248 p. (BNF 34664251).
- Archives départementales du Doubs (cotes 2R23-2R28).