Pachyrhynchia cuppressina

espèce de cnidaires
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Pachyrhynchia

Pachyrhynchia cuppressina, unique représentant du genre Pachyrhynchia, est une espèce d'hydrozoaires de la famille des Aglaopheniidae.

Description

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Diagnose

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Cette hydrozoaire de couleur brune olivâtre mesure de 12 à 15 centimètres de haut. La tige est droite, cylindrique, écailleuse et très rameuse. Les rameaux sont opposés et pinnés. Les pinnules sont courtes et roides. Les cellules sont peu profondes et presque sans appendice inférieur. Les ovaires situés sur la partie moyenne des rameaux sont ovales[1].

Description détaillée

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Pachyrhynchia cuppressina

Pachyrhynchia cuppressina est une espèce très caractéristique dont la structure microscopique facilite l'identification[2].

Les ramification s'étagent sur quatre niveaux, souvent dans un seul plan, généralement avec un axe central épais constitué par la tige et deux rangées latérales de branches latérales, celles-ci étant presque opposées et régulièrement espacées. Certaines branches latérales se ramifient à nouveau de manière similaire à l'axe principal. La tige principale et toutes les branches sont densément polysiphoniques. Seules de très courtes sections aux extrémités distales sont monosiphoniques. Les parties polysiphoniques sont composées d'un tube primaire superficiel et d'un faisceau de tubes auxiliaires. Le tube primaire des branches latérales provient du tube primaire de la tige et les points de ramification des tubes primaires sont souvent recouverts de quelques tubes auxiliaires. Les tubes primaires sont segmentés dans les parties terminales. Chaque segment comporte une apophyse pour l'hydrocladium et deux nématothèques sur le côté de l'apophyse. Les tubes primaires sont généralement pourvus d'hydrocladia mais celles-ci peuvent être rompues dans la partie proximale de la tige[2].

Pachyrhynchia cuppressina

Les stolons sont enchevêtrés et rampants et ancrent la colonie sur des substrats solides. L'intérieur du périderme de toute la colonie est densément recouvert d'une couche de zooxanthelles sphériques d'une taille de 7 à 9 µm. Les hydrocladia sont alternées, épaisses et hérissées, donnant à la colonie l'apparence d'une branche de sapin. Les hydrocladia mesurent de 3 à mm avec 6 à 11 hydrothèques et de longueur similaire au sein d'une même colonie; elles sont aplaties latéralement avec la face arrière carénée et régulièrement segmentées par des nœuds transversaux. Chaque segment comportant une hydrothèque présente deux fortes nervures internes comme des crêtes ou des épaississements au niveau de l'hydrothèque. Ces nervures sont irrégulièrement courbées, fusionnées à une crête longitudinale longeant la face arrière avec la paroi arrière par ailleurs remarquablement fine[2].

Pachyrhynchia cuppressina

L'hydrotheca est relativement étroite, d'une profondeur de 0,25 à 0,28 mm et d'un diamètre de 0,13 à 0,15 mm. Elle est campanulée et non courbée avec le côté adcauline complètement adné. L'ouverture est légèrement inclinée vers le bas d'environ 30° et la marge latérale est légèrement ondulée ou avec une cuspide antéro-latérale distincte. L'hydropore est situé à la base de la paroi postérieure. Une très courte tablette adcauline qui se prolonge par une crête interne transversale est parfois présente au-dessus de l'hydropore. La nématothèque médiane inférieure est très robuste avec une largeur en vue latérale égale à 2/3 ou plus du diamètre de l'hydrothèque. Elle est complètement adnée, atteignant le niveau de l'hydrothèque. Le bord présente deux larges cuspides latérales ou d'extrémité libre en forme de gouttière. Un septum oblique avec un pore sur le côté adcauline est présent à l'intérieur près du tiers supérieur. L'hydrothèque ne contient pas de foramen. La nématothèque latérale surmonte l'hydrothèque. De forme ovoïde ou en forme de coupe, elle est environ moitié moins haute que l'hydrothèque avec une ouverture dirigée vers le haut ou inclinée vers l'arrière[2].

Pachyrhynchia cuppressina

Les gonothèques sont placées dans des corbules fermées qui remplacent l'hydrocladium. Les corbules mesurent de 1,7 à 2,5 mm de long. Elles sont tubulaires avec le premier segment semblable à celui des hydrocladia ordinaires, puis avec des côtes foliacées. De 5 à 8 par côté, elles sont fusionnées pour former un cylindre mais avec des ouvertures latérales en forme de fentes. Les costae présentent une rangée de nématothèques avec les 2 ou 3 basales pouvant se trouver sur un lobe surélevé[2].

Cette espèce présente des différences très marquées entre les spécimens prélevés à m et 10 m de profondeur très probablement attribuables à leur environnement différent. Les colonies prélevées à 10 m de profondeur sont brun foncé tandis que celles prélevées à m sont de couleur ambre clair. De plus, les colonies prélevées à 10 m sont plus ramifiées, plus souples, moins hérissées et présentent des hydrocladia plus longues et plus fines. Il y a également une différence au niveau des corbules. Cette différence peuvent toutefois être due, soit à la profondeur, soit au dimorphisme sexuel. La différence se limite principalement à la présence ou à l'absence d'un lobe surélevé près de la base de chaque costa. Ce lobe comporte de 2 à 3 nématothèques. L'ouverture derrière ce lobe est également plus grande que les fentes habituelles. Ce type de corbule contient des gonothèques avec des œufs tandis que l'autre type de corbule est très certainement mâle[2].

Répartition

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Pachyrhynchia cuppressina se rencontre sur les côtes de l'inde orientale[1] et de l'indopacifique occidental[3]. Elle s'entend ainsi de Zanzibar et du Mozambique jusqu'à la grande barrière de corail, l'Indonésie, la Nouvelle-Guinée, les Philippines et le Japon et potentiellement les îles Kouriles et la Mer d'Okhotsk[2]. Bien que cette espèce soit largement répandue dans la région tropicale indopacifique, il est intéressant de noter qu'elle n'est pas présente sur les petites îles du pacifique tropical de Polynésie[2].

Habitat

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Fichier:Stinging hydroid (Aglaophenia cuppressina) (32764997072).jpg
Pachyrhynchia cuppressina

Pachyrhynchia cuppressina affectionne les récifs peu profonds où elle est l'un des hydroïdes les plus visibles formant de grandes colonies touffues pouvant mesurer plus de 30 cm de hauteur et qui dominent souvent les écosystèmes locaux. Sa grande taille et son abondance écologique sont le résultat direct de sa capacité à utiliser les zooxanthelles, une caractéristique rarement observée chez les hydroïdes tropicaux[3]. Présente même dans les eaux très peu profondes à m de profondeur, elle a également été observée à plus de 550 mètres de profondeur[2].

Systématique

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Cette espèce a été nommée et décrite en 1816 par le biologiste français Jean Vincent Félix Lamouroux sous le protonyme Aglaophenia cuppressina[1]. L'épithète spécifique cuppressina se réfère au cyprès dont les rameaux de l'animal se rapprochent[1],[3]. Sur la base d'une étude moléculaire, cette espèce a été identifiée comme n'appartenant pas au genre Aglaophenia et transférée dans le genre Pachyrhynchia[4],[3].

Publications originales

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  • Lamouroux, J. V. F. 1816. Histoire des polypiers coralligènes flexibles, vulgairement nommés zoophytes. F. Poisson, Caen, 558 pages. (lire en ligne, p. 169)
  • (de) Kirchenpauer, G. H. (1872). Über die Hydroidenfamilie Plumularidae, einzelne Gruppen derselben und ihre Fruchtbehälter. I. Aglaophenia Lx. Abhandlungen aus dem Gebiet der Naturwissenschaften, herausgegeben von dem naturwissenschaftlichen Verein in Hamburg. 5: 1-52, plates 1-8. lire

Pachyrhynchia cuppressina et l'Homme

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Les colonies de cette espèce sont très connues pour leurs piqûres douloureuses[2].

Prédateurs

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Le nudibranche Tenellia yamasui se nourrit de Pachyrhynchia cuppressina[5].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Lamouroux, J. V. F. 1816. Histoire des polypiers coralligènes flexibles, vulgairement nommés zoophytes. F. Poisson, Caen, 558 pages. (lire en ligne, p. 169)
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Schuchert, P. 2003. Hydroids (Cnidaria, Hydrozoa) of the Danish expedition to the Kei Islands. Steenstrupia, 27(2): 137-256.
  3. 1 2 3 4 Rowlett, J. 2020. Indo-Pacific Corals. Rowlett, (ISBN 9798686565975), 809 pages [768].
  4. Postaire, B., Magalon, H., Bourmaud, C. A.-F., Gravier-Bonnet, N., Bruggemann, J. 2016. Phylogenetic relationships within Aglaopheniidae (Cnidaria, Hydrozoa) reveal unexpected generic diversity. Zoologica Scripta, 45(1): 103-114.
  5. Kim, A. Y., Donohoo, S. A., Gosliner, T. M. 2024. Stirring up the muck: the systematics of soft-sediment Fionidae (Nudibranchia: Aeolidina) from the tropical Indo-Pacific. PeerJ, 12:e18517

Liens externes

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Espèce Pachyrhynchia cuppressina

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Genre Pachyrhynchia

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