Ailurus styani

espèce de mammifère
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Renard de feu, Panda de Styan, Petit panda de Styan, Panda roux de Styan

Ailurus styani
Description de cette image, également commentée ci-après
Un renard de feu (Ailurus styani) au parc zoologique de Calgary, au Canada.
0.22–0 Ma
0 collection
Classification MDD
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Ailuridae
Sous-famille Ailurinae
Tribu Ailurini
Genre Ailurus

Espèce

Ailurus styani
Thomas, 1902

Statut de conservation UICN

(EN)(EN)
EN : En danger

Statut CITES

Sur l'annexe I de la CITES Annexe I, Rév. du 16/02/1995

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après
  • Répartition du Panda de Styan (Ailurus styani).

Synonymes

  • Ailurus fulgens Styani O. Thomas, 1902 (Protonyme) [1]
  • Ailurus styani: Groves, 2011 [1]

Ailurus styani, le Renard de feu (en chinois : 火狐 ; pinyin : huǒhú), mais plus justement et spécifiquement désigné sous le nom de Panda de Styan, ou plus précisément sous ceux de Panda roux de Styan ou Petit Panda de Styan, est une espèce de mammifère de l’ordre des carnivores de la famille des Ailuridés. Autrefois considérée comme une sous-espèce du panda fuligineux (Ailurus fulgens), des études génétiques amorcées au début des années 2010 et confirmées par une analyse génomique en 2020 ont conclu que cette population constitue une espèce à part entière, isolée des populations himalayennes depuis environ 220 000 ans à la suite de variations climatiques.

Plus massif et doté d'un crâne plus large et robuste que son homologue de l'Himalaya, le Panda de Styan arbore un pelage d'hiver particulièrement dense aux teintes rouge foncé éclatant, complété par des membres sombres et des anneaux de queue très contrastés. Muni d'un « faux pouce » facilitant la saisie du bambou, il se nourrit presque exclusivement de cette ressource végétale au sein des forêts tempérées d'altitude du Sud-Ouest de la Chine, du Nord du Myanmar et du Sud du Tibet. Confronté à une forte fragmentation de son habitat et au braconnage lié à sa fourrure, l'animal fait l'objet de plans de conservation internationaux et est classé comme Espèce en danger (EN) par l’UICN.

Dénominations

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Étymologie

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Son épithète spécifique, styani, lui a été donnée en l'honneur de Frederick William Styan, marchand de thé et naturaliste anglais (1838-1934) qui a collecté le spécimen type[8].

Taxonomie et systématique

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Illustration du 小熊猫, xiǎo xióngmāo dans le 中華大字典, Zhonghua Da Zidian, 1915.

L’espèce a été initialement décrite en 1902 comme une sous-espèce, sous le protonyme Ailurus fulgens styani, par le zoologiste britannique Oldfield Thomas sur la base d’un crâne et d’une peau collectés au Sichuan par Frederick William Styan (en)[9]. Le spécimen type, un vieux mâle abattu le 14 juin 1897 à Yang-liu-pa dans le Nord-Ouest de la province, est offert par Styan au British Museum[9]. En le comparant à la série d'individus himalayens du Népal et du Sikkim, Thomas justifie cette distinction par des caractères crâniens remarquables, notamment un crâne nettement plus volumineux, une région frontale fortement renflée par des sinus très développés, des arcades zygomatiques élargies et une dentition générale plus puissante[9]. Bien qu'il remarque également que le dos antérieur est moins sombre, l'arrière des oreilles moins noir et les taches blanches de la face légèrement réduites, il considère ces nuances de pelage comme secondaires en raison de la forte variabilité constatée chez les pandas himalayens[10].

L’animal ne fut considéré que comme le synonyme d’une sous-espèce du panda fuligineux (Ailurus refulgens), par Mammal Species of the World (version 3, 2005) ()[11].

Dans un premier temps, le mammalogiste Colin Groves a proposé en 2010, dans une monographie sur les pandas roux, de reconnaître les deux sous-espèce comme des espèces distinctes[12]. Mais ce n'est qu'à la suite de l'étude génomique de Hu et al. en 2020 que ce taxon devient une espèce à part entière sous le nom binominal d’Ailurus styani, marquant ainsi un tournant en révélant deux lignées distinctes[13]. L’étude, basée sur 65 génomes, montre une divergence de ~250 000 ans entre Ailurus styani et Ailurus fulgens[13]. Des différences claires d’haplotypes mitochondriaux, des marqueurs microsatellites distincts et une absence de flux génétique récent soutiennent la séparation. Les deux espèces auraient été isolées il y a environ 220 000 ans à la suite de la glaciation de la pénultième période glaciaire, et se différencient tant sur le plan génétique, morphologique que chromatique[13]. La frontière entre leurs aires de répartition pourrait être le fleuve Brahmapoutre[14] ou la rivière Salouen[13],[15],[16],[17]. La séparation fut effective en 2018, 2019 et 2024 par Mammal Diversity Database ()[2], ainsi qu’en 2022 par ITIS ()[18]. L’espèce est pour l’instant monotypique selon , néanmoins, des études récentes ont identifié trois population génétiquement distinctes : deux se trouvent dans la province du Sichuan[19].

Description

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Le Panda de Styan reste dans l’ensemble, relativement comparable au Panda fuligineux dans ce qui est des caractéristiques générales, notamment par la présence du « faux pouce » lui permettant de saisir le bambou. La longueur tête-corps est estimée de 50 à 64 cm, tandis que la queue atteint une trentaine à une cinquantaine de centimètres, les mâles étant généralement plus lourds que les femelles[3]. L’espèce se distingue toutefois par une corpulence nettement plus massive que son homologue himalayen, les femelles pesant de 4 à 15 kg et les mâles de 4,2 à 13,4 kg[20],[21].

Sur le plan ostéologique et morphologique, le Panda de Styan possède un crâne plus long, plus large et plus robuste, un front plus bombé, des arcades zygomatiques plus larges ainsi qu'une dentition plus puissante[22],[23]. Adapté à des conditions climatiques plus froides, il arbore un pelage d'hiver plus dense, avec des poils de garde particulièrement longs, et d'une teinte générale d'un rouge foncé plus éclatant et lustré[3],[4]. Ses membres et son ventre affichent une coloration noir-brun sombre, s'étendant parfois jusqu'aux épaules. Le masque facial blanc est plus restreint, l'espace frontal présente des tons brun-rouge plus soutenus, et les anneaux de sa queue se révèlent plus larges et contrastés, alternant entre le rouge-brunâtre, le brun-noirâtre voire le jaune-blanchâtre[23],[24].

Répartition et habitat

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Un panda de Styan sur un arbre au dessus d’un marais dans la base de recherches pour la reproduction des pandas géants de Chengdu, en Chine.

Le Panda de Styan se rencontre principalement dans le Sud-Ouest de la Chine, dans les provinces du Sichuan et du Yunnan, ainsi que dans le Nord du Myanmar et le Sud du Tibet[23]. Sa limite orientale est constituée par la chaîne des Monts Qinling dans la province du Shaanxi[25]. Sa limite biogéographique avec le Panda fuligineux à l'ouest est marquée par le fleuve Yarlung Tsangpo[23].

L’espèce vit dans les forêts tempérées mixtes et de conifères situées entre 2 200 et 4 800 m d'altitude. L’orientation nord-sud des chaînes montagneuses de cette région de transition en fait un habitat particulièrement pluvieux et humide[26], l’espèce privilégiant des zones avec des précipitations annuelles élevées supérieures à 1 mètre 20 de hauteur, une humidité relative modérée à élevée située entre 70–80 %, ainsi que des températures relativement fraîches, entre 12 et 15 °C[27]. Ces forêts sont dominées par des peuplements de hêtres, de chênes et de conifères[26]. Le sous-bois dense abrite de riches bambouseraies, de nombreux troncs abattus, des souches et des arbustes, fournissant aux animaux des voies d'accès directes à la canopée et aux feuilles de bambou[26].

Dans cette zone de distribution chinoise, il partage son habitat avec plusieurs autres mammifères, tels que le Dhole, l’Ours-lune, la Martre à gorge jaune et le Léopard. Parmi les oiseaux, on note une forte abondance de Phasianidés, de grives et de gobemouches. Dans la partie nord de son aire de répartition, le Panda de Styan coexiste en sympatrie avec le Panda géant[28]. Pour éviter la compétition directe pour la nourriture, une séparation de niche s'opère : le petit panda privilégie les pentes abruptes riches en bambous arbustifs et en débris ligneux, tandis que le panda géant préfère des pentes plus douces dotées de bambous plus hauts mais moins denses[28],[29].

Dans la réserve naturelle nationale de Wolong et la réserve voisine de Fengtongzhai, le domaine vital des individus suivis s'étend de 0,94 à 3,43 km2, et leurs déplacements quotidiens varient de 235 à 460 m[22]. Plus précisément, le suivi par radiopistage d'une femelle dans la réserve de Wolong a mis en évidence un domaine vital de 0,94 km2, contre 1,11 km2 pour un mâle de la même zone[30].

Écologie et comportement

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Alimentation

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Le panda de Styan herbivore spécialisé dont le bambou constitue la principale source alimentaire au point où il en est complètement dépendant[27]. Les espèces les plus importantes sur le plan nutritionnel proviennent des genres de bambous Chimonocalamus, Phyllostachys et Thamnocalamus[31]. Les espèces à forte valeur nutritive, comme le Chimonobambusa tumidissinoda et le Arundinaria fargesii[32], ainsi que les jeunes pousses, sont particulièrement recherchées. Le régime inclut également des lichens, des racines, de petits vertébrés, des œufs d’oiseaux et des insectes[22]. Dans la réserve naturelle nationale de Wolong, des feuilles de l'espèce de bambou Bashania fangiana ont été identifiées dans près de 94 % des fèces analysées, et leurs pousses ont été retrouvées dans 59 % des fèces collectées au mois de juin[30].

Reproduction

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Reproduction de deux pandas de Styan au zoo d’Asahiyama, au Japon.

La reproduction du panda de Styan est marquée par une saisonnalité stricte, la période d'œstrus se déroulant de la mi-janvier à la mi-mars. La gestation, qui dure entre 111 et 145 jours, aboutit généralement à des mises bas entre juin et juillet. Les analyses hormonales révèlent que cette espèce est un ovulateur induit, ce qui signifie que le pic d'estradiol observé durant l'œstrus ne suffit pas à déclencher l'ovulation ; celle-ci nécessite un stimulus copulatoire pour provoquer une augmentation soutenue de la progestérone, condition indispensable à la réussite de la gestation [33].

Le comportement reproducteur est étroitement lié aux fluctuations hormonales, les femelles manifestant une augmentation des marquages olfactifs et des vocalisations lorsque les niveaux d'estradiol sont élevés. Les conditions d'élevage influencent également le succès de la reproduction : si les systèmes monogames et polygames semblent adaptés, les conditions polyandres (plusieurs mâles pour une femelle) se révèlent inadaptées. En effet, une femelle placée dans un tel groupe a présenté des profils hormonaux anormaux, avec des taux d'estradiol quatre à cinq fois supérieurs à la normale, et a adopté un comportement d'évitement vis-à-vis des mâles, menant à un échec reproductif total. En dehors de ces cas pathologiques, une portée comprend généralement un à quatre petits, qui dépendent entièrement de leur mère et sont sevrés vers l'âge de 6 à 8 mois[33].

Le renard de feu et l’Homme

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Menaces et conservation

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Les effectifs du panda de Styan sont estimés à environ 6 000 à 7 000 individus, principalement répartis entre le Sichuan où le nombre exact est estimé dans les 3 0003 400 individus, et le Yunnan avec une population avoisinant les 1 6002 000 individus[13]. On observe un déclin global de près de 50 % en 18 ans. Les causes principales sont la perte d’habitat, la fragmentation de l’habitat et le braconnage. Entre 1960 et 2009, la population de pandas de Styan a chuté de près de 40 % en Chine, entraînant leur disparition des provinces du Guizhou, du Gansu, du Shaanxi et du Qinghai. Ce recul est principalement imputable à la déforestation, à la construction de routes, aux incendies de forêt et au braconnage[22]. En Chine, une diminution globale de 40 % des populations du Panda de Styan a été signalée sur une période de 50 ans[25]. Au Myanmar, depuis la construction de routes frontalières au début des années 2000, le commerce illégal de peaux et d'individus vivants vers la Chine s'est intensifié[34]. Dans le sud-ouest de la Chine, les pandas de Styan sont chassés pour leur fourrure, notamment leurs queues touffues très appréciées pour produire des toques traditionnelles. Cette pratique ancienne est attestée par des représentations sur des parchemins chinois du XIIIe siècle montrant des scènes de chasse[25]. Dans certaines régions, les habitants fabriquaient autrefois des chapeaux avec leur fourrure, considérés comme des talismans porte-bonheur pour les jeunes mariés [35]. L’espèce est classée en danger (EN) par l’UICN[36]. Aujourd’hui, elle est recensée dans 43 aires protégées en Chine[22] et bénéficie d’une protection légale complète[35]. Néanmoins, les pressions anthropiques restent fortes : les habitats convenables sont souvent morcelés par l'expansion des activités humaines, telles que l'élevage, la collecte de plantes médicinales et le développement d'infrastructures[37]. La protection est également inégale sur le plan géographique : si les populations des montagnes de Qionglai sont relativement bien couvertes par le réseau des réserves naturelles et le Parc national du panda géant, celles des montagnes du Liangshan sont beaucoup plus vulnérables, une majorité de leurs habitats principaux se situant hors des zones protégées[37]. Pour pallier cet isolement, les scientifiques préconisent la création de corridors de dispersion et le développement d'aménagements spécifiques, comme des tunnels ou des passages pour la faune, afin de reconnecter les populations fragmentées par des barrières naturelles ou artificielles[37].

Conservation in situ

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Les pandas roux sont protégés dans tous les pays de leur aire de répartition et leur chasse est illégale[38]. Une grande partie de leur habitat est située au sein d'aires protégées :

Aires protégées dans les pays de répartition du Panda de Styan
Pays Aires protégées
ChineRéserve naturelle du Grand Canyon de Yarlung Tsangpo au Tibet,[39] Réserve naturelle nationale de Wolong, réserves de Fengtongzhai et de Yele, Réserve naturelle de Dafengding et Parc national du Panda géant au Sichuan,[30],[28],[29],[40],[19] Réserve naturelle nationale de Gaoligongshan au Yunnan[41]
MyanmarParc national d'Hkakaborazi, Sanctuaire faunique d'Hponkanrazi,[42] Parc national d'Imawbum[34]

En 1999, la population totale en Chine était estimée entre 3 000 et 7 000 individus[25]. Le pays a alors initié plusieurs projets environnementaux et de protection de la faune sauvage, tels que le programme Grain for Green, le projet de protection des forêts naturelles et la création de réserves nationales. Bien que le Panda de Styan n'y figure pas toujours comme espèce clé prioritaire, il bénéficie de la protection accordée au Panda géant et au Rhinopithèque de Roxellane dans les régions où leurs aires de répartition se chevauchent[43].

Conservation ex situ

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Le panda de Styan est activement élevé en captivité, notamment au centre de recherche de Chengdu. Des configurations sociales influencent la réussite de la reproduction : la polyandrie semble associée à des échecs de naissance, tandis que les groupes polygynes ou multijuvéniles s'avèrent plus efficaces[44]. Le taux de survie des petits varie entre 25 % et 76 %.

Un plan mondial (Global Species Management Plan 2020–2025) a été lancé pour coordonner les efforts de conservation ex situ.

Dans la culture

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La première trace écrite connue sur le renard de feu, et les ailures en général, se trouve dans un rouleau chinois du XIIIe siècle qui représente une scène de chasse ciblant l'animal[45],[46].

En Chine, la fourrure est employée dans des cérémonies culturelles locales ; lors des mariages, le marié porte traditionnellement la peau, et les jeunes mariés utilisent des coiffes à queue de ces animaux comme porte-bonheur[25].

Notes et références

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Références

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(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Styans Kleiner Panda » (voir la liste des auteurs).
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Bibliographie

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Publication originale

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Autres ouvrages

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  • (en) Fuwen Wei (dir.) et Zhenghuan Zhang (dir.), Handbook of the Mammals of the World – Volume 1: Carnivores, Barcelone, Lynx Editions, , 498-503 p. (ISBN 978-84-96553-49-1), « Family Ailuridae (Red Panda) »

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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