Papa Don't Preach

chanson de Madonna

Papa Don't Preach est une chanson dance-pop de l'artiste américaine Madonna. Elle est écrite par Brian Elliot, Madonna ajoutant quelques paroles, produite par Stephen Bray et Madonna pour son troisième album studio True Blue, sorti en . La chanson est aussi remixée dans la compilation The Immaculate Collection et est ré-utilisée dans sa forme d'origine pour Celebration. Le style musical combine la pop avec des rythmes classiques, et les paroles traitent de la grossesse chez l'adolescente et de l'avortement. Le clip, dirigé par James Foley, montre pour la seconde fois une Madonna métamorphosée, avec une apparence plus musclée et des cheveux blond platine.

Papa Don't Preach
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo de Papa Don't Preach présent sur la pochette du single
Single de Madonna
extrait de l'album True Blue
Face A Papa Don't Preach
Face B Pretender
Ain't No Big Deal
Sortie [1]
Enregistré 1986
Channel Recording Studios
(Los Angeles, Californie)[2]
Durée 4:29
Genre Dance-pop, synthpop
Format Disque vinyle et CD Vidéo
Auteur-compositeur Brian Elliot
Madonna (paroles additionnelles)
Producteur Madonna
Stephen Bray
Label Sire Records
Warner Bros. Records

Singles de Madonna

Pistes de True Blue

Sorti comme second single de l'album en mi-1986, la chanson est un succès commercial. Elle devient le quatrième numéro un de la chanteuse dans le Billboard Hot 100, et fait de même au niveau international, arrivant en tête en Australie et au Royaume-Uni. Elle est très bien reçue par les critiques musicaux qui la citent souvent comme une pièce maîtresse de l'album.

Bientôt après la sortie du single, la chanson cause plusieurs discussions sur le contenu des paroles. Des organisations féminines et d'autres dans la planification familiale critiquent Madonna pour l'encouragement à être enceinte durant l'adolescence, tandis que des groupes opposés à l'avortement voient la chanson comme un message positif envers le mouvement pro-vie. La chanson provoque également le premier conflit de Madonna avec le Vatican, car elle dédicace la chanson au pape Jean Paul II, qui exhorte les fans italiens à faire le boycott de ses concerts durant le Who's That Girl Tour en 1987.

Genèse

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Durant l'automne 1985, Madonna commence à écrire et enregistrer des chansons pour son troisième album studio, True Blue. Elle les amène à Stephen Bray et embauche un nouvel auteur collaborateur, Patrick Leonard, pour l'aider à co-écrire huit des neuf chansons de l'album[a 1]. La première chanson, Papa Don't Preach, est écrite par Brian Elliot, qui la décrit comme « une chanson d'amour, peut-être construite un peu différemment[b 1] ». La chanson est basée sur des conversations d'adolescentes qu'il a entendu en dehors du studio. Celui-ci possède une large vitrine en façade qui fait miroir où les écolières du North Hollywood High School à Los Angeles s'arrêtent régulièrement pour se recoiffer ou discuter entre elles[b 2]. Elle est expédiée à Madonna par Michael Ostin, le cadre de Warner Bros. Records qui a découvert Like a Virgin[a 2]. Madonna contribue uniquement aux paroles par des corrections mineures, faisant de Papa Don't Preach la seule chanson de l'album où elle s'est peu impliquée dans l'écriture[a 2]. En 2009, durant une interview avec Rolling Stone, Madonna est interrogée par Austin Scaggs sur le thème de la chanson. Elle répond :

« [Cette chanson] s'adaptait parfaitement avec mon état d'esprit à l'époque qui était de tenir tête à l'autorité des hommes, que ce soit le pape, ou l'église catholique ou mon père et son conservatisme, le fonctionnement patriarcal. [...] C'est ça que je trouvais absolument génial[b 3]. »

Composition

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Papa Don't Preach est une chanson dance-pop avec une instrumentation de guitare rythmique, électrique et acoustique, claviers de cordes. Elle se situe dans une signature rythmique commune et a un tempo modéré de 116 pulsations par minute[3]. Elle est composée dans une clé de fa mineur, un choix inhabituel pour une chanson pop, mais fréquemment utilisée pour la musique classique comme la sonate pour piano n° 23 de Beethoven. L'association entre la clé et le tempo produit une rupture entre les rythmes pops et classiques, soulignée par l'instrumentation durant l'introduction[a 3].

La chanson débute dans un style vivaldien : le tempo rapide et la progression d'accords de style classique préparent les paroles qui suivent. Les accords d'ouverture et la mélodie insistent sur la tonique des notes principales : fa m, mibémol, rébémol, do m, rébémol, mibémol, fa m, rébémol, mibémol et fa m, ressemblant à une musique baroque. Cela est suivi d'une musique de danse produite par le rythme énergique des instruments[a 3]. La voix de Madonna s'étend entre les notes fa3 à do5[3] et a une musicalité différente de ses œuvres précédentes, plus mature, centrée et dans une gamme inférieure[a 3].

Les paroles de la chanson montrent une adolescente qui avoue à son père qu'elle est enceinte et qui refuse d'avorter ou d'abandonner le bébé pour une adoption malgré ce que ses amis lui conseillent de faire[a 4]. La chanson suit le schéma classique couplet-refrain, avec un pont avant le troisième refrain. Au début de la chanson, elle s'adresse directement à son père, lui demandant de lui parler comme à une adulte, « You should know by now that I'm not a baby ». Pour la transition du couplet vers le refrain, Madonna utilise une voix de plus en plus dramatique, finissant presque en un cri quand elle chante « Please ». Dans le refrain, Madonna prend alors une voix suppliante, chantant le hook dans une tonalité plus élevée. Pendant le pont, la chanson figure une séquence de guitare acoustique aux sonorités espagnoles, l'une des premières intégrations de musique latine dans le style musical de Madonna[a 3].

Réception

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Critiques de la presse

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Papa Don't Preach a reçu des critiques élogieuses. Davitt Sigerson du magazine Rolling Stone dit dans une critique de l'album True Blue indique que le seul problème de l'album est « [son] manque de chansons remarquables ». Il ajoute cependant que « seul le magnifique Papa Don't Preach a le gimmick à la hauteur pour égaler Like a Virgin, Dress You Up et Material Girl[4] ». Dans sa critique de True Blue, Stephen Thomas Erlewine de AllMusic pense qu'« elle utilise la musique pour accrocher les critiques tout comme elle attire un public de masse avec des coups de maîtres comme Papa Don't Preach[5] ». Robert Christgau, dans une critique pour The Village Voice, trouve que « Madonna ne s'adresse plus à l'adolescente banale et coincée », ajoutant que « le message anti-avortement de Papa Don't Preach n'est pas sans équivoque, et même s'il l'était, ne rendrait pas la chanson mauvaise pour autant ; cette ambiguïté s'apparente davantage à une échappatoire qu'à une ouverture, ce qui est un défaut[6] ».

Sal Cinquemani de Slant Magazine écrit qu'« avec des chansons comme Papa Don't Preach, Madonna fait la transition de la soupe pop à l'artiste complète, rejoignant le rang des icônes des années 80 comme Michael Jackson et Prince[7] ». David Browne de Entertainment Weekly, dans une critique de sa première compilation The Immaculate Collection, indique qu'« en théorie, une citadine de trente ans chantant à travers la voix d'une adolescente enceinte, peut paraître ridicule » mais ajoute qu'« avec l'aide de collaborateurs comme Stephen Bray et Patrick Leonard, cependant, cette chanson se transforme en un disque pop parfaitement conçu[8] ». En 2005, le magazine Blender place la chanson à la 486e position de la liste « The 500 Greatest Songs Since You Were Born[9] ». En 1987, la chanson est nommée au Grammy Award for Best Female Pop Vocal Performance aux 29th Grammy Awards[10] mais perd face à The Broadway Album de Barbra Streisand[11].

Performances dans les hit-parades

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Papa Don't Preach sort aux États-Unis le . Elle entre dans le Billboard Hot 100 à la 42e place[12] et atteint, huit semaines après sa sortie, la première place[13] devenant son quatrième numéro un aux États-Unis[14]. Elle demeure en tête pendant deux semaines et reste dix-huit semaines au total dans le hit-parade[13]. Elle atteint également la quatrième position du Hot DanceMusic/Club Play et la seizième du Hot Adult Contemporary[14]. En , la chanson est certifiée disque d'or par la Recording Industry Association of America (RIAA) pour la vente de 500 000 exemplaires du single[15]. À la fin de l'année 1986, elle termine à la 29e position du classement annuel du Billboard[b 4]. Au Canada, la chanson entre dans le classement RPM à la 53e place le [16] et domine le hit-parade pendant deux semaines en [17]. Elle reste au total vingt semaines dans le classement[18]. Elle arrive treizième du classement RPM de l'année 1986[19].

Au Royaume-Uni, Papa Don't Preach sort le . La semaine suivante, la chanson démarre à la treizième place du UK Singles Chart et grimpe au sommet deux semaines plus tard[20]. Elle reste à cette position pendant trois semaines et demeure dans le classement pendant quinze semaines[20]. Elle est certifiée disque d'or par la British Phonographic Industry (BPI) en [21]. Selon l'Official Charts Company, la chanson s'est vendue à 645 000 exemplaires au Royaume-Uni[22]. En Europe, Papa Don't Preach connaît un grand succès, restant numéro un pendant onze semaines dans le hit-parade européen[b 5]. Elle est première du hit-parade en Belgique, Irlande, Italie et Norvège[23],[24],[25],[26], atteint le top 5 en Allemagne, Autriche, Espagne, France, Pays-Bas et Suisse[27],[28],[a 5],[29],[30],[31] et le top 10 en Suède[32]. En Australie et en Nouvelle-Zélande, elle atteint respectivement les première et troisième places[33],[34]. Au Japon, elle arrive en quatrième place[35]. Elle est certifiée disque d'argent en France pour la vente de 250 000 exemplaires[36].

Clip vidéo

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Madonna interprète Papa Don't Preach lors du Re-Invention Tour.

Pour le clip de la chanson, Madonna a effectué un relooking complet. Elle troque ses bijoux et son maquillage pour arborer un aspect gamine, qui rappelle le style et l'apparence qu'avaient Shirley MacLaine et Audrey Hepburn dans les années 50[a 6],[a 7]. Dans le clip, Madonna interprète un garçon manqué, habillée en jeans, une veste en cuir noir et un T-shirt où est inscrit « Italians do it Better ». Le clip alterne des plans entre une Madonna garçon manqué et une Madonna à l'allure plus sexy avec une apparence plus musclée, des cheveux blond platine courts, et un ensemble vestimentaire décolleté, comportant un bustier noir de style rétro et un corsaire[a 8]. Le clip est réalisé par James Foley, déjà présent pour le clip de Live to Tell[a 9], produit par David Naylor et Sharon Oreck, tandis que Michael Ballhaus est chargé de la photographie[37]. L'acteur Alex McArthur joue le petit ami de Madonna et le futur père de son enfant dans le clip. Madonna a auparavant remarqué McArthur dans le petit rôle d'un jeune homme dans le film Desert Hearts, et a trouvé naturel de le faire jouer comme son petit ami mécanicien[38]. « Je bricolais dans le garage sur ma Harley » dit McArthur, « j'ai répondu au téléphone et une voix m'a dit : « Salut, c'est Madonna. Je voudrais que tu sois dans mon prochain clip »[38] ».

Le clip commence par un plan sur le paysage urbain de la ville de New York, le Ferry de Staten Island et des gros plans sur des passants[a 10]. Madonna interprète une adolescente, qui se promène le long d'un quai. Ensuite, le clip montre un flashback de l'adolescente petite avec son père, joué par Danny Aiello[a 8]. On voit ensuite Madonna avec son petit ami, interprété par l'acteur Alex McArthur[38]. Ces images sont juxtaposées avec des plans où Madonna danse et chante dans un petit studio sombre. Madonna s'éloigne ensuite de ses amies, qui l'avertissent sur son petit ami. Ils passent une soirée romantique ensemble sur un bâteau où ils réfléchissent sur leur avenir après avoir vu un vieux couple. Madonna découvre ensuite qu'elle est enceinte et le dit à son père après beaucoup d'hésitation. Il y a une tension entre eux pendant quelques jours. Son père accepte finalement sa grossesse, et la scène finale montre une réconciliation entre père et fille[a 10].

Georges-Claude Guilbert, auteur de Madonna As Postmodern Myth, compare son look dans le clip « à un mélange entre Marilyn Monroe, Jean Seberg et Kim Novak ». Il ajoute qu'il est difficile pour lui de croire que « [Madonna] ne savait pas qu'elle allait provoquer un gros scandale avec son clip... Avec la chanson et le clip, elle jette à la figure de l'Amérique l'image d'un pays déchiré par le débat sur l'avortement, qui est loin d'être résolu[a 11] ». Lynda Hart, une des auteurs de Acting Out: Feminist Performances, trouve que le clip « alterne entre deux représentations concurrentes de Madonna... Invoquant la contrainte, les deux camps voient le clip comme une invitation à un certain mode de vie, lui déniant ainsi toute dimension stylistique relevant d'une rhétorique d'auto-légitimation[a 12] ». Aux MTV Video Music Awards de 1987, le clip de Papa Don't Preach gagne le prix Best Females Video, et est nommée pour les catégories Best Cinematography et Best Overall Performance[39].

Interprétations scéniques

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Papa Don't Preach interprétée à Seattle pendant The MDNA Tour en octobre 2012.

Madonna interprète la chanson durant quatre de ses tournées. Elle donne la première représentation en 1987, durant le Who's That Girl Tour, où elle danse autour de la scène habillée d'une robe blanche de style espagnole conçue par Marlene Stewart[a 13] et une veste en cuir noir similaire à celle utilisée dans le clip. L'écran du fond montre des photos du pape Jean-Paul II et du président américain Ronald Reagan[40], ainsi que des scènes du troisième court métrage de John Perry, intitulé The Nightmare[41], et termine sa prestation en prononçant les mots « Safe Sex[a 14] ». Elle dédicace la chanson au pape, ce qui a pour effet d'initier son premier conflit avec le Vatican alors que le pape Jean-Paul II demande aux fans italiens de faire le boycott de ses concerts[42],[43]. Deux de ses prestations sont enregistrées sur les cassettes Who's That Girl - Live in Japan, filmée à Tokyo le [44], et Ciao, Italia! – Live from Italy, filmée à Turin le [45].

Trois ans plus tard sur son Blond Ambition Tour, Madonna reprend une imagerie catholique durant la prestation de Papa Don't Preach. Elle porte un caftan noir et danse énergiquement accompagnée de six danseurs masculins, devant un brûloir rempli de cierges[46]. Deux de ses prestations sont enregistrées sur les cassettes Blond Ambition - Japan Tour 90, filmée à Yokohama le [46], et Blond Ambition World Tour Live, filmée à Nice le [47]. En 2004, durant le Re-Invention Tour, Madonna porte un kilt écossais et un T-shirt où est écrit « Kabbalists do it Better », dans la plupart de ses concerts, mais aussi « Brits do it Better » ou encore « Irish do it Better » durant ses spectacles au Royaume-Uni et en Irlande, rappelant le T-shirt utilisé dans le clip[48]. En 2012, Madonna inclut une version raccourcie de Papa Don't Preach dans sa tournée The MDNA Tour : habillée dans une tenue noire près du corps, elle interprète la chanson en rampant par terre avant d'être interrompue par des danseurs en tenue militaire portant des masques d'animaux qui l'entourent, la bâillonnent et l'emmènent sur la scène principale, avant de poursuivre avec la chanson Hung Up[49],[50]. La performance est incluse dans l'album live MDNA World Tour sorti en [51].

Reprises

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Papa Don't Preach est reprise par de nombreux artistes. En 2002, la chanteuse britannique Kelly Osbourne enregistre avec les membres d'Incubus Mike Einziger et Jose Pasillas, une version hard-rock de la chanson produite par son frère Jack Osbourne[52]. Elle est incluse comme piste bonus de son premier album Shut Up et comme bande sonore de l'émission de téléréalité de MTV The Osbournes[53],[54]. La chanson sort au Royaume-Uni en et atteint la troisième place du classement national et la première du classement rock[55],[56]. Dans le reste de l'Europe, elle est première en Irlande et Finlande[57],[58] ainsi que le top 20 en Suède[59]. En Australie, la chanson démarre à la troisième place[60], et est certifiée disque de platine par l'Australian Recording Industry Association (ARIA)[61]. Cette version est éreintée par les critiques musicaux, qui pensent que la reprise « fait précisément zéro sensation », et qu'elle « pue de l'opportunisme », critiquant aussi la collaboration d'Incubus, la décrivant comme « ordinaire » et que « leur présence rend l'ensemble de ce fatras à peine distinguable[62],[63] ».

Le groupe français Mad'House réalise une reprise Eurodance de la chanson, qui est incluse dans leur album Absolutely Mad[64]. Plusieurs reprises sont disponibles sur des albums hommage comme celle de Brook Barros dans The Music of Madonna, sorti en 2005[65], la version jazz de Bo. Da. sur Plays Madonna in Jazz, sorti en 2007[66]. La chanson est samplée au début du single Never Really Was de Mario Winans et dans une version lente pour le titre Fallen de Keshia Chante[67]. La série Glee fait une version acoustique interprétée par Dianna Agron[68]. En 2001, Picturehouse sortent une reprise acoustique pour leur album Even Better Than the Real Thing[69].

Postérité

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Étant donné l'augmentation de la popularité de la chanson aux États-Unis, elle reçoit des critiques et des soutiens par des groupes sur la grossesse et l'avortement. En , peu après la sortie du clip de Papa Don't Preach, Madonna répond sur la controverse autour de la chanson au critique musical Stephen Holden de The New York Times :

« Papa Don't Preach est un message que tout le monde prend dans le mauvais sens. Immédiatement, ils disent que j'encourage toutes les jeunes filles à être enceinte. Quand j'ai entendu la chanson pour la première fois, j'ai pensé que c'était stupide. Mais ensuite j'ai pensé, attendez une minute, que cette chanson parle réellement d'une fille qui prend une décision dans sa vie. Elle a une relation très proche avec son père et veut maintenir cela. Pour moi, c'est une célébration de la vie. Elle dit : « I love you, father, and I love this man and this child that is growing inside me ». Bien sûr, qui sait comment cela se terminera ? Mais au moins, cela commence positivement[a 2]. »

Plusieurs personnes ont critiqué le message de la chanson comme Ellen Goodman, une syndicate nationale éditorialiste, qui qualifie le clip de « publicité pour la grossesse à l'adolescence[a 15] ». L'avocate féministe Gloria Allred, porte-parole de l'Organisation Nationale pour les Femmes, demande furieusement à Madonna de faire un communiqué public ou une autre chanson développant le point de vue opposé[70]. Alfred Moran, le directeur exécutif de Planned Parenthood of New York City, critique également la chanson, craignant qu'elle voudrait ébranler les efforts pour promouvoir le contrôle des naissances parmi les adolescents et qu'elle voudrait encourager la grossesse chez eux. Rappelant comment ses cliniques d'agence ont été remplies de jeunes filles portant des vêtements imitant le style de Madonna, Moran dit que le message de la chanson est que de « devenir enceinte est cool et avoir un bébé est le bon geste et la bonne idée c'est de ne pas écouter ses parents, l'école, toute personne qui dit le contraire - ne me sermonne pas, Papa. La réalité, c'est ce que Madonna suggère aux adolescents est un chemin pour une pauvreté permanente[a 16],[71] ».

En opposition, des groupes contre l'avortement voit Papa Don't Preach comme une chanson positive sur le mouvement pro-vie. Susan Carpenter-McMillan, présidente de Feminists for Life (FFL) en Californie, dit que l'avortement est « facilement disponible dans tous les coins de rue pour les jeunes femmes. Maintenant, ce que Madonna leur dit est qu'il y a une alternative[71] ». Tipper Gore, fondatrice du Parents Music Resource Center (PMRC), qui un an plus tôt dénonçait Madonna pour le contenu sexuel des paroles de Dress You Up[a 17], et lançait une campagne contre le contenu explicite en musique[a 18], salue Madonna pour parler franchement sur un sujet sérieux et un problème social important[71].

L'auteur musical, Brian Elliot, commente sur le débat : « Je voulais juste rendre cette fille dans la chanson comme un personnage sympathique. Comme je suis un père moi-même, je veux être accessible aux problèmes de mes enfants[b 1] ». Madonna fuit la polémique et ne fait pas de commentaires sur l'utilisation de la chanson comme une déclaration anti-avortement. Son agent publicitaire, Liz Rosenberg, dit que « Madonna chante une chanson, elle ne prend pas un support », ajoutant que « sa philosophie est semblable aux gens qui peuvent penser ce qu'ils veulent croire[71],[a 12] ».

Crédits

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  • Parolier : Brian Elliot et Madonna
  • Producteurs : Madonna, Stephen Bray et Reggie Lucas (pour Ain't No Big Deal)
  • Batteries : Stephen Bray
  • Claviers : Stephen Bray
  • Guitare rythmique : David Williams
  • Guitare électrique : Bruce Gaitsch et John Putnam
  • Guitare acoustique : John Putnam
  • Claviers additionnels : Fred Zarr
  • Percussions : Johnathan Moffett
  • Arrangements : Billy Meyers
  • Chœurs : Madonna, Siedah Garrett et Edia Lehmann

Source[2]

Versions

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  • Single 45 tours[72]
  1. Papa Don't Preach – 4:27
  2. Ain't No Big Deal – 4:12
  • Single 45 tours (Japon)[73]
  1. Papa Don't Preach – 4:27
  2. Think of Me – 4:54
  • Single Maxi 45 tours[74]
  1. Papa Don't Preach (Extended Remix) – 5:43
  2. Pretender (Version LP) – 4:28
  • Ré-édition CD Single Allemagne[75]
  1. Papa Don't Preach (Extended Version) - 5:45
  2. Ain't No Big Deal - 4:12
  3. Papa Don't Preach (Version LP) - 4:27
  • Édition limitée Maxi 45 tours (Europe)[76]
  1. A1.Papa Don't Preach (Extended Version) – 5:45
  2. B1.Ain't No Big Deal – 4:12
  3. B2.Papa Don't Preach (Version LP) – 4:27
  • CD vidéo single International[77]
  1. Papa Don't Preach (Version LP) – 4:27
  2. Papa Don't Preach (Extended Remix) – 5:43
  3. Pretender (Version LP) – 4:28
  4. Papa Don't Preach (Vidéo) – 5:00

Classements, certifications et successions à la première place

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Classements par pays

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Classements de l'année

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Pays (1986) Meilleure
position
Drapeau de l'Autriche Autriche 21[78]
Drapeau du Canada Canada 13[19]
Drapeau de l'Italie Italie 1[79]
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 13[80]
Drapeau de la Suisse Suisse 14[81]
Drapeau des États-Unis États-Unis 29[b 4]
Drapeau des États-Unis États-Unis Hot Dance Music/Club Play 29[b 4]

Certifications

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Successions à la première place

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Notes et références

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  1. ↑ (en) « Madonna.com > Discography > Papa Don't Preach », sur Madonna.com (consulté le )
  2. 1 2 Madonna (1986). Crédits de l'album True Blue. Warner Bros. Records.
  3. 1 2 Digital Sheet Music: Papa Don't Preach Musicnotes.com. Alfred Publishing Co. Inc.
  4. ↑ (en) Davitt Sigerson, « Madonna: True Blue: Music Reviews », sur Rolling Stone, (consulté le )
  5. ↑ (en) Stephen Thomas Erlewine, « Album Review: True Blue », sur AllMusic (consulté le )
  6. ↑ (en) Robert Christgau, « Consumer Guide Reviews », sur Robert Christgau.com (consulté le )
  7. ↑ (en) Sal Cinquemani, « American Idol: 20 Years of Madonna », sur Slant Magazine, (consulté le )
  8. ↑ (en) David Browne, « Music Review: The Immaculate Collection (1990) », sur Entertainment Weekly, (consulté le )
  9. ↑ (en) « The 500 Greatest Songs Since You Were Born: 451-500 », sur Blender (consulté le )
  10. ↑ (en) Dennis Hunt, « Grammy Nominations: Highs And Lows Winwood, Gabriel and Simon Garner Most Nominations », sur Los Angeles Times, (consulté le )
  11. ↑ (en) « Grammy Awards Winners: The Broadway Album », sur The Recording Academy (consulté le )
  12. ↑ (en) « Hot 100: Week of June 26, 1986 - Papa Don't Preach », sur Billboard (consulté le )
  13. 1 2 3 (en) « Hot 100: Week of August 10, 1986 - Papa Don't Preach », sur Billboard (consulté le )
  14. 1 2 3 4 (en) « Artist Chart History - Madonna », sur Billboard (consulté le )
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Références bibliographiques

Références issues de publications

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  5. 1 2 (en) « European Hot 100 », Billboard,‎ (ISSN 0006-2510)

Compléments

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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