Parti communiste du Pays valencien

parti politique

Le Parti communiste du Pays valencien (nom officiel en catalan : Partit Comunista del País Valencià ; en sigle PCPV ou PCE-PCPV) est la section régionale du Parti communiste d'Espagne dans la Communauté valencienne, constituée sous ce nom à partir de [1], au début de la transition démocratique espagnole.

Parti communiste du Pays valencien
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Histoire

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À la mi-, à l'approche des premières élections générales démocratiques après près de quarante ans de dictature franquiste, dans un climat d'effervescence et de controverses autour de la question de l'instauration d'une autonomie politique des trois provinces valenciennes, et peut-être pour tenter de limiter l'impact électoral potentiellement négatif de ces controverses, le parti (alors encore illégal), le comité du Pays valencien du PCE choisit de se renommer en « Parti communiste du Pays valencien »[2].

Aux élections générales espagnoles de 1979, le parti récolte 245 964 voix[3] et obtient trois sièges au Congrès des députés  Pilar Brabo pour la circonscription d'Alicante, Antonio Palomares et Emèrit Bono à Valence [4],[5]. À l'issue des élections municipales tenues la même année, le PCPV contrôle environ 10 % des ayuntamientos de la région[6].

Au tournant des années 1980, d'importantes tensions apparaissent au sein du parti entre un secteur plus valencianiste (notamment incarnée par Bono et le secrétaire général Ernest Garcia) et un autre plus espagnoliste, dont la principale figure est Palomares, plus « orthodoxe » dans ses rapports avec le PCE[7]. En particulier, le premier secteur s'oppose à la volonté manifestée par le second de rechercher le consensus avec UCD, notamment sur les questions identitaires et symbologiques, ce qui implique de revoir à la baisse différentes revendications historiques du valencianisme[7]. Cette bataille interne du PCPV finit par aboutir à la démission d'Ernest Garcia de son poste de secrétaire général en et une victoire du secteur palomariste. Au cours des semaines et mois suivants, un grand nombre de militants du secteur valencianiste quittent le parti ou sont exclus, de Doro Balaguer, Salvador Forner, Francesc Codonyer à Gustau Muñoz[7]. Pour sa part, Bono quittera le parti pour rejoindre le PSPV-PSOE en 1987[8].

Palomares est le représentant du parti dans la commission de cinq membres  issus de trois partis : PSPV-PSOE, UCD-Valence et PCPV  rédigeant le statut de Benicàssim, qui servira de base au statut d'autonomie de la Communauté valencienne de 1982[9],[10],[11].

À partir de 1986, le PCPV se présente au sein de la coalition électorale Esquerra Unida del País Valencià.

Depuis son secrétaire général est Javier Parra[12]. À ce moment, il revendique 743 militants[12].

Notes et références

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  1. Fabregat 1976, p. 59.
  2. Ribera 2023, p. 66.
  3. Santacreu Soler et García Andreu 2002, p. 92.
  4. Santacreu Soler et García Andreu 2002, p. 87.
  5. voir Bodoque Arribas 2000, p. 27 ; p.10, le même document indique par erreur deux députés
  6. Bodoque Arribas 2000, p. 10.
  7. 1 2 3 Rico i Garcia 2017, p. 467-468.
  8. (ca) A. Robles, « Emèrit Bono, en les llistes del PSPV-PSOE. «Sempre he estat un possibilista» », El Temps, , p. 17-19 (lire en ligne, consulté le )
  9. (es) Maria Altimira, « El Consell hace el vacío a Palomares en su sepelio », El País, (lire en ligne)
  10. Gascó Escudero 2011, p. 42.
  11. Flor 2009, p. 185.
  12. 1 2 (es) Francesc Arabí, « "Soy comunista, no troglodita" », Levante-EMV, (lire en ligne, consulté le ).

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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