Pastorale des cochons roses
Pastorale des cochons roses est une mélodie pour voix et piano d'Emmanuel Chabrier composée en 1889 sur un poème d'Edmond Rostand.
| Pastorale des cochons roses D 70 | |
| Genre | mélodie française |
|---|---|
| Musique | Emmanuel Chabrier |
| Texte | Edmond Rostand |
| Langue originale | français |
| Dates de composition | 1889 |
| Dédicataire | Lucien Fugère |
| Publication | 1890 Enoch et Costallat |
| Création | Paris, théâtre du Vaudeville |
| Interprètes | Lucien Fugère (chant) et Eugène Piffaretti (piano) |
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Présentation
modifierLa Pastorale des cochons roses est composée par Chabrier fin 1889 à La Membrolle, sur un poème d'Edmond Rostand[1] (incipit : « Le jour s'annonce à l'Orient »).
La partition, dont le manuscrit autographe est conservé au sein de la collection Thierry Bodin, est dédiée au chanteur de l'Opéra-Comique Lucien Fugère[1].
L'œuvre est créée par le dédicataire (avec Eugène Piffaretti au piano[2]) le à Paris, au théâtre du Vaudeville, et publiée la même année par Enoch et Costallat (puis dans Emmanuel Chabrier, Mélodies, vol. 2, Heugel, 1997)[1].
Commentaires
modifierAvec Ballade des gros dindons, Villanelle des petits canards et Les Cigales, la Pastorale des cochons roses est une des « volailleries[3] », selon le mot de Chabrier, des « romances zoologiques » publiées en 1890, un de ces « chefs-d'œuvre de haute fantaisie, dus à la seule musique[4] » relevés par Claude Debussy[4],[5].
Roger Delage souligne qu'« un humour jamais pesant circule d'un bout à l'autre des Cochons roses, ruse et candeur mêlées, et les vocalises qu'on y rencontre, elles aussi imprévues, en opposition avec ce qui précède, amènent le sourire sur les lèvres de l'homme d'esprit[6] ».
La saveur comique de la partition, pour Gérard Condé, « tient au fait que la musique, quoique parfaitement adaptée aux paroles, pourrait convenir à d'autres plus classiquement idylliques[4] ». Le critique relève par ailleurs qu'« il n'en reste pas moins que le charme opère et que la journée des « gorets gras et folichons » se révèle plus passionnante que celle des amants ordinaires[7] ».
Dans le catalogue des œuvres d'Emmanuel Chabrier établi par Roger Delage, Pastorale des cochons roses porte le numéro D 70[1]. La partition connaît également une orchestration, par Manuel Rosenthal (Enoch, 1935)[1].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 Delage 1999, p. 718.
- ↑ Delage 1999, p. 534.
- ↑ Delage 1999, p. 526.
- 1 2 3 Condé 1994, p. 117.
- ↑ Roger Delage, « Emmanuel Chabrier et Valery Larbaud », dans Auguste Dezalay et Françoise Lioure (dir.), Valery Larbaud. Espaces et temps de l'Humanisme, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise-Pascal, (lire en ligne), p. 61-69
- ↑ Delage 1999, p. 531-532.
- ↑ Condé 1994, p. 118.
Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Ouvrages généraux
modifier- Gérard Condé, « Emmanuel Chabrier », dans Brigitte François-Sappey et Gilles Cantagrel (dir.), Guide de la mélodie et du lied, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 916 p. (ISBN 2-213-59210-1), p. 115-118.
. - Roger Delage, « Mélodies, d'Emmanuel Chabrier », dans Marc Honegger et Paul Prévost (dir.), Dictionnaire des œuvres de l'art vocal : G-O, Paris, Bordas, coll. « Marc Honegger », (ISBN 2-04-016340-9), p. 1239-1240.
Monographies
modifier- Roger Delage, Emmanuel Chabrier, Paris, Fayard, , 767 p. (ISBN 2-213-60508-4).

- Francis Poulenc et Jean-Philippe Biojout, Emmanuel Chabrier, Bleu nuit éditeur, coll. « horizons » (no 100), , 175 p. (ISBN 978-2-35884-134-4).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :