Patère (rhéteur)

rhéteur gallo-romain ayant vécu à Bordeaux dans la première moitié du {{S|IV}}

Patère (en latin : Attius Patera, Pat(h)erius ou Pat(h)er) est un rhéteur gallo-romain ayant vécu à Bordeaux dans la première moitié du IVe siècle. Patère est le père du rhéteur Delphide et ancêtre de Hédibie, correspondante de Jérôme de Stridon vers 406-407.

Patère
Nom de naissance Attius Patera, Pat(h)er ou Pat(h)erius
Naissance Seconde moitié du IIIe siècle
Bayeux (Gaule romaine)
Décès Première moitié du IVe siècle
Bordeaux (Gaule romaine)
Profession
Ascendants
Phœbicius (père, gardien du temple de Belenos)
Descendants
Delphide (fils)
Famille
Phœbicius (frère)
Hédibie (descendante, lien obscur)

Originaire de Bayeux, peut-être d'une famille de druides au service de Belenos-Apollon, il s'installe à Bordeaux et devient rapidement célèbre, au point d'enseigner à Rome vers 336. On le connaît principalement par le biais du poète Ausone, qui écrit sa notice et celle de Delphide dans ses Professores Burdigalenses.

Biographie

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Le poète Ausone (v. 310 – v. 395) indique que le cognomen d'Attius est Patera et lui donne le titre honorifique de pater[1]. La Chronique de Jérôme de Stridon (347 – 420) l'appelle Pater ou Pather selon les manuscrits[2]. Vers 406-407, dans sa réponse à Hédibie, dame gallo-romaine l'ayant questionné sur la Bible, il commence sa préface en rappelant la célébrité de ses ancêtres (maiores) Patera, ou Pat(h)erius selon les manuscrits, et Delphide[3].

Famille

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Ausone fait l'éloge de la famille de Patère dans ses Professores Burdigalenses (« professeurs bordelais »). Vieillard quand Ausone est un jeune homme, il est d'origine Baïocasse et, « comme on se plaît à le dire », issu de druides au service d'un temple dédié à Belenos. Associé à Apollon par syncrétisme, Patère tient son surnom de l’appellation des ministres du culte et son fils Delphide de la ville de Delphes, qui avait un important temple en l'honneur du dieu solaire. Le père et le frère de Patère, mentionnés par Ausone, ont le surnom de Phœbicius, d'après le nom Phébus, autre appellation d'Apollon[1].

Carrière

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Jérôme note que Patère « dispense son enseignement à Rome avec un immense succès » durant la 278e olympiade, soit l'an 336[2].

À une date indéterminée, Ausone mentionne que Patère obtient une chaire de Philosophie à Bordeaux pour le vieux Phœbicius, le gardiennage du temple de Belenos rapportant trop peu d'argent[1].

Ausone se souvient de Patère en ces termes : « Doué d'une mémoire heureuse, d'une élocution facile, claire, harmonieuse, élégante, peu prodigue du sel de la raillerie, exempt de fiel, fuyant les excès de la chère et du vin, tu vécus chaste, enjoué, brillant de santé jusqu'en ta vieillesse même, qui fut la vieillesse de l'aigle ou du coursier. » La gloire du père rivalise avec celle du fils, mais Ausone reproche à Delphide ses ambitions pour s'élever socialement. Sa recherche effrénée des honneurs est peu concluante et des accusations aboutissent à un procès. Patère vient plaider la cause de son fils et obtient son acquittement[1].

Références

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  1. 1 2 3 4 Ausone, Professores Burdigalenses, IVe siècle.
  2. 1 2 Jérôme de Stridon, Chronique, liv. II, IVe siècle.
  3. ↑ Jérôme de Stridon, Epistola CXXI: ad Hedibiam , Ve siècle.

Articles connexes

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