Paul Dassault

général d'armée, résistant français

Darius Paul DassaultDarius Paul Bloch, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un général et résistant français[1], grand-croix de la Légion d'honneur, médaillé militaire.

Paul Dassault
Fonction
Grand chancelier de la Légion d'honneur
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
Paris (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Darius-Paul BlochVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Père
Adolphe Bloch (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Parentèle
Serge Dassault (neveu par le frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grades militaires
Conflit
Distinctions

Sorti de l'École polytechnique en 1901, officier d'artillerie, il participe à la Première Guerre mondiale sur le front français puis à l'armée d'Orient. Il est cité six fois et fait chevalier de la Légion d'honneur en 1916. Après la bataille de France et la défaite en , il entre dans la résistance en . Début 1944, il est nommé gouverneur militaire de Paris dans la clandestinité puis le , jour de la libération de Paris, il est nommé par le général de Gaulle, grand chancelier de l’ordre national de la Légion d’honneur, poste qu'il conserve jusqu'en 1954. Le , il est général d'armée dans la 2e section. Il reprend ses travaux et ses ouvrages scientifiques sur la guerre chimique, la balistique aérienne et l'énergie atomique, ce qui lui vaut d'être élu à l'Académie des sciences en 1953.

Il est le frère aîné de l'industriel Marcel Dassault.

Biographie

modifier

Famille

modifier

Darius Paul Bloch voit le jour le , à Paris. Il est le fils du docteur Adolphe Bloch et de Noémie Allatini.

Formation

modifier

Sorti de l'École polytechnique en 1901, il devient capitaine écuyer à l’École militaire d’Artillerie de Fontainebleau en 1906[2].

Première Guerre mondiale

modifier

Il est mobilisé en et sert dans plusieurs régiments d'artillerie lourde sur le front français. En , il est affecté à l'armée française d'Orient (front des Balkans) et sert à l’état-major du commandement de l’artillerie. Il revient en France en et dirige l'instruction au centre d'organisation d'artillerie lourde de Troyes. En , alors que des chars d’assaut apparaissent sur le champ de bataille en 1918, Darius Bloch demande et obtient le commandement d’un bataillon de chars. Il termine la guerre avec le grade de capitaine d’artillerie, cité six fois et fait chevalier de la Légion d'honneur[3].

Entre-deux-guerres

modifier

Spécialiste d'armement[4], il devient en 1931 chef du cabinet technique du ministre de la Guerre André Maginot. Le , il devient le plus jeune général de brigade de l’armée française. En 1935, il est sous-chef de l'État-major général[5]. Il est promu général de division le puis général de corps d'armée le .

Seconde Guerre mondiale

modifier

À la mobilisation en , il commande le 5e corps d'armée.

En il est commandant de la lutte antiaérienne (DCA) en France métropolitaine, puis, à partir d', inspecteur des formations terrestres antiaériennes de métropole et d'Afrique du Nord, basé à Marseille. Il est mis à la retraite en .

Durant l'occupation allemande, il participe à la Résistance à partir de sous le pseudonyme de Rapp et de Chardasso. Lors de la libération de Paris en , il est nommé le , gouverneur militaire de Paris puis, le , nommé grand chancelier de la Légion d'honneur par le général de Gaulle qui se souvient de l'appui qu'il avait donné à ses écrits sur les chars d'assaut. Il occupe cette fonction jusqu'en 1954.

Il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur sous le nom de Bloch dit Dassault, le [6] puis fait grand-croix le [7]

Après-guerre

modifier

Il prend le nom de Dassault en souvenir de son pseudonyme dans la Résistance par les décrets parus au Journal officiel du et du [8]. Le , il est promu général d'armée.

Tout en exerçant les fonctions de grand chancelier de la Légion d’honneur, le général Dassault préside et prend part aux travaux du Comité scientifique de la Défense nationale qu’il a été chargé de créer.

Le , il est décoré de la médaille militaire, la plus haute distinction pour un général[6].

Il est également le représentant du ministère de la Défense nationale au Commissariat à l'énergie atomique, et devient membre de l’Académie des Sciences le .

Dernières années

modifier

Il meurt le et est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

Décorations

modifier

Décorations françaises

modifier

Décorations étrangères

modifier

Notes et références

modifier
  1. Pierre Assouline, Monsieur Dassault, Balland, , p. 20
  2. « sabix.revues.org/1197?file=1 »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).
  3. KAHN (André), Journal de guerre d’un juif patriote 1914-1918
  4. Claude Carlier : L'armement et les études de l'État-Major
  5. « Darius Paul Bloch-Dassault (1882-1969) grand chancelier de la légion d'honneur membre de l’académie des sciences », sur www.annales.org (consulté le ).
  6. 1 2 Wattel 2002, p. 134.
  7. Wattel 2002, p. 634.
  8. Pierre Dallenne, Des Trente Glorieuses à la Nouvelle économie, Ellipses, , p. 12
  9. Base léonore
  10. « Accueil - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
  11. « BODMR n°05 du 2 février 1954 page 194 », sur legifrance.gouv.fr (consulté le )
  12. « Monitor Polski », Monitor Polski, PL, Sejm, no 27, , p. 188 (lire en ligne)

Bibliographie

modifier
  • Michel Wattel et Béatrice Wattel (préf. André Damien), Les Grand’Croix de la Légion d’honneur : De 1805 à nos jours, titulaires français et étrangers, Paris, Archives et Culture, , 701 p. (ISBN 978-2-35077-135-9), p. 398.

Voir aussi

modifier

Liens externes

modifier

Sites Internet

modifier