Paul Gallocher de Lagalisserie

ingénieur des ponts et chaussées français (1805-1871)

Paul Gallocher de Lagalisserie, de son nom complet Paul Martin Philémon Gallocher de Lagalisserie[note 1], parfois orthographié Lagallisserie[note 2], né le à Paris, place Dauphine, et mort le à Balbins en Isère, est un ingénieur des ponts et chaussées français. Chargé pendant près de vingt ans des ponts de Paris et de la navigation de la Seine, il reconstruit ou construit notamment les ponts Notre-Dame, d'Austerlitz, des Invalides, de l'Alma et Saint-Michel[3]. Il termine sa carrière inspecteur général et membre du Conseil général des ponts et chaussées.

Paul Gallocher de Lagalisserie
Fonction
Inspecteur général des ponts et chaussées (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
Balbins
Nom de naissance
Paul Martin Philémon Gallocher de LagallisserieVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Œuvres principales

Biographie

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Origines et formation

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Fils de Martin Pierre Gallocher de Lagalisserie, chef de bureau au ministère de l'Intérieur, et de Marie Delphine Théodore Mesnager[4], il entre à l'École polytechnique en 1825[5], puis le dans le service des ponts et chaussées comme élève de l'École des ponts et chaussées[5][6]. Il fait ses campagnes d'élève dans les Pyrénées-Orientales (1828) et sur le canal de Nantes à Brest dans le Finistère (1829), puis remplit en 1830 les fonctions d'ingénieur ordinaire à Mayenne, Corbeil et Melun[7].

Ingénieur ordinaire (1831-1845)

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Aspirant en 1831, il est affecté le 1er janvier 1832 au service municipal de Paris sous l'ingénieur en chef Duleau, et nommé ingénieur ordinaire de 2e classe par ordonnance du . Le préfet de la Seine, le comte de Bondy, demande l'annulation de sa nomination par économie, mais le directeur général des ponts et chaussées, Bérard, insiste pour le garder à Paris[8]. En septembre 1833, il est envoyé en Seine-et-Oise, à Villiers-le-Bel, puis rappelé à Paris en 1837 au service du pavé[9]. Promu à la 1re classe en mai 1840, il est employé en septembre aux travaux des fortifications de Paris, puis, à partir de mars 1841, au service de la navigation et des ponts dans Paris[10].

Ingénieur en chef des ponts de Paris (1845-1858)

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Chevalier de la Légion d'honneur le et ingénieur en chef de 2e classe le 1er décembre 1845[6], il dirige à partir de 1847, sous les ordres de l'ingénieur en chef directeur Michal, la section de la navigation de la Seine dans la traversée de Paris et le service de restauration des ponts[11]. La restauration du pont Neuf lui vaut la 1re classe de son grade, le [12], et il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du [13]. À partir de septembre 1855, il exerce seul les attributions de chef de service pour les ponts de Paris et la navigation de la Seine[14]. Il reconstruit les ponts Notre-Dame, d'Austerlitz, des Invalides et Saint-Michel, construit le pont de l'Alma, et prépare les projets des ponts au Change et Louis-Philippe, d'un pont en face des Tuileries (le pont de Solférino) et d'un barrage à Saint-Ouen[3][15]. Le 1er janvier 1859, il laisse ce service à l'ingénieur en chef Romany[16].

Service de la Seine et zone annexée (1859-1864)

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Chargé du service ordinaire du département de la Seine au 1er janvier 1859, puis, à partir du 1er juillet 1859, de la voie publique de la division suburbaine du service municipal de Paris, il organise l'entretien des voies de la zone annexée à Paris en 1860 et étudie l'ouverture de voies nouvelles[16][17]. Le préfet de la Seine le propose en 1862 et 1863 pour le grade d'inspecteur général[18]. Il reprend le service ordinaire de la Seine le 1er janvier 1864[19].

Inspecteur général (1864-1871)

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Nommé inspecteur général de 2e classe par décret du , il est chargé en 1865 du 16e arrondissement d'inspection[20]. Il s'occupe des travaux contre les inondations de la Loire, au bec d'Allier notamment, avec le comte Jaubert, qui demande en janvier 1870 qu'il en reste chargé[21]. Promu inspecteur général de 1re classe par décret du , quelques semaines avant d'atteindre la limite d'âge, il entre en avril à la 1re section du Conseil général des ponts et chaussées, en remplacement de Belin[22]. Le , le ministre des Travaux publics du gouvernement de la Défense nationale, Pierre Dorian, l'envoie dans l'Isère pour se concerter avec le préfet et l'autorité militaire sur l'organisation de la défense[23]. Malade, il obtient un congé en décembre 1870, prolongé en mai 1871, puis est admis à la retraite, sur sa demande, à compter du 1er août 1871[24]. Il meurt quatre jours plus tard à Balbins, dans la maison de campagne d'Édouard Rocher[25].

Famille

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Le , il épouse à Paris Cécile Marie Louise Ternaux, dite Marie (1821-1854), fille de Charles Louis Ternaux[26][27]. Veuf en 1854, il a une fille unique, Juliette (1842-1914), mariée en 1864 à Paul Guyot, avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation[27].

Réalisations notables

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Ponts restaurés, reconstruits ou construits sous sa direction[3] :

Projets achevés après son départ du service des ponts de Paris, le 1er janvier 1859[16][29] :

Notes et références

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  1. ↑ Il signe « P. de Lagallisserie » et, sur ses feuilles de notes signalétiques de 1857 à 1864, le prénom « Paul » est souligné, conformément à la consigne imprimée du formulaire : « souligner le prénom par lequel le fonctionnaire est désigné dans sa famille »[1].
  2. ↑ Graphie de sa signature et de son acte de naissance ; en 1846, le Trésor fait rectifier une ordonnance de paiement où le nom n'avait qu'un seul « l »[2].

Références

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  1. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, dossier de personnel des ponts et chaussées de M. de Lagallisserie, notes signalétiques des années 1857 à 1864 (pièces 6, 7 et 10 à 14) ; signatures : pièces 5, 9, 15, 19 et 80.
  2. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, dossier de personnel des ponts et chaussées de M. de Lagallisserie, pièce 57 (bulletin du payeur central du Trésor, ).
  3. 1 2 3 Archives nationales, F/14/2253/2, dossier de personnel des ponts et chaussées de M. de Lagallisserie, pièce 14 (notes signalétiques de l'année 1857).
  4. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, dossier de personnel des ponts et chaussées de M. de Lagallisserie, pièce 2 (extrait de l'acte de naissance du 11 prairial an XIII, délivré le ).
  5. 1 2 Service historique de la Défense, registre matricule des élèves de l'École polytechnique, 5e volume (1820-1830), p. 172, matricule 4040.
  6. 1 2 Archives nationales, F/14/2253/2, pièce 6 (notes signalétiques de l'année 1864).
  7. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 67 à 71.
  8. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 20, 21, 65 et 66.
  9. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 61 à 64.
  10. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 58 à 60.
  11. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 52 et 53.
  12. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 16 et 50.
  13. ↑ « Dossier de Paul Martin Philémon Gallocher de Lagallisserie », base Léonore, ministère français de la Culture.
  14. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièce 49.
  15. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièce 13 (notes signalétiques de l'année 1858).
  16. 1 2 3 Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 45 à 47.
  17. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 10 à 12.
  18. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièce 8.
  19. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 43 et 44.
  20. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 40 à 42.
  21. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièce 3.
  22. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 4 et 34 à 38.
  23. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 29 à 33.
  24. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièces 24 à 26 et 72 à 76.
  25. ↑ Archives départementales de l'Isère, état civil de Balbins, décès 1871, 9NUM/5E25/8, acte no 14.
  26. ↑ Archives de Paris, état civil reconstitué, mariage du (ancien 10e arrondissement), 5Mi1 2124, vues 14 à 17.
  27. 1 2 « Ternaux », Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe,‎ , p. 289 (lire en ligne).
  28. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièce 16.
  29. ↑ Archives nationales, F/14/2253/2, pièce 13.

Voir aussi

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Liens externes

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